Une recherche démontre qu’un additif coupe les émissions de méthane dans les parcs d’engraissement

Des essais de deux ans menés en Alberta ont démontré qu’un additif alimentaire peut, selon le régime alimentaire, réduire jusqu’à 80% les émissions de méthane des bovins en parc d’engraissement, peut-on lire dans l’article Research shows feed additive cuts methane emissions at commercial feedlots paru dans CanadianCattleman.com. Le méthane est produit par les bactéries du rumen lors de la digestion des aliments par le bétail.

Tiré de lebulletin.com – par Marie-Josée Parent – Publié le 7 mars 2021

Cet essai de deux ans a examiné les effets du 3-NOP, un additif développé par Royal DSM, dans l’alimentation des bovins de finition et de semi-finition. Le projet impliquait la collaboration d’Agriculture et Agroalimentaire Canada, des Services de gestion de la santé des parcs d’engraissement, Viresco Solutions, Trimble Ag et DSM Nutritional Products. L’Alberta Cattle Feeders Association a également soutenu la recherche, et Emission Reductions Alberta a fourni 1,5 million de dollars pour le projet de 3 millions de dollars.

Selon la présidente de Viresco Solutions, Karen Haugen-Kozyra, cet essai était le plus important du genre à ce jour sur l’additif alimentaire de Royal DSM et aussi le premier à détecter les effets du traitement à l’échelle d’un parc d’engraissement commercial. Les résultats des trois méthodes d’émissions de méthane se corroborent. Les traitements pour chaque régime ont été comparés aux groupes témoins qui n’ont pas été nourris avec du 3-NOP.

Les réductions des émissions de méthane variaient selon le régime alimentaire. En moyenne, les chercheurs ont constaté une réduction des émissions de méthane entérique de 70% lorsque l’ingrédient alimentaire était fourni dans des rations de finition contenant de l’orge floconnée à la vapeur ou roulée à sec à 125 mg/kg de matière sèche.

Dans les rations de finition à base de maïs floconnée à la vapeur, les chercheurs ont constaté une réduction de 31 à 80% à la dose de 125 mg/kg. Enfin, dans les rations alimentaires de base, l’augmentation progressive de la dose de l’ingrédient alimentaire de 150 à 200 mg/kg a permis de réduire le méthane de 17% à 26% par rapport aux animaux des groupes témoins.

Les chercheurs n’ont trouvé aucun effet négatif sur la santé animale ou les performances ou les caractéristiques de la carcasse avec l’additif.

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