Un quart des Canadiens envisagent d’abandonner le bœuf

Le dévouement à la consommation de bœuf demeure fort au Canada, mais une enquête récente a révélé un intérêt considérable à réduire cette même consommation.

Une enquête canadienne a révélé que la plupart des gens sont toujours fermement résolus à manger du bœuf. Cependant, au cours de la dernière année, au moins une personne sur quatre a envisagé de supprimer la viande rouge de son alimentation et la consommation de bœuf suscite de plus en plus d’inquiétudes.

Tiré de producer.com – par Karen Briere – Publié le 20 mai 2021
| Traduction et adaptation libre par la rédaction |

Le laboratoire d’analyse agroalimentaire de l’Université Dalhousie, en collaboration avec Angus Reid, a mené l’enquête plus tôt ce mois-ci auprès de 1 503 personnes. Il visait à mesurer l’engagement du Canada envers le bœuf, en tenant compte des mouvements des restaurants et du site Web Epicurious vers le véganisme.

Environ 92 pour cent des Canadiens mangent du bœuf; 65% ont déclaré en manger au moins une fois par semaine. Huit pour cent des répondants ne mangent pas du tout de bœuf.

Ceux qui mangeaient du bœuf trois à quatre jours par semaine totalisaient 17 pour cent, tandis que 44 pour cent en mangeaient une ou deux fois par semaine et 27 pour cent étaient des consommateurs occasionnels ou moins d’une fois par semaine.

Le taux le plus élevé était en Alberta à 73% et le plus bas en Colombie-Britannique à 58%.

Les femmes sont moins susceptibles de manger du bœuf que les hommes, à 59 pour cent contre 72 pour cent. Ces chiffres étaient similaires lorsqu’on compare les Canadiens titulaires d’un diplôme universitaire à ceux titulaires d’un diplôme d’études secondaires.

«Le bœuf demeure un aliment de base important dans l’alimentation des Canadiens», a déclaré un résumé du sondage.

La raison la plus courante de manger du bœuf était le goût, à 69%, tandis que 12% ont déclaré que c’était à cause du mode de vie et du statut social, et 10% ont cité des raisons de santé.

Plus de la moitié des répondants considéraient le bœuf comme une excellente source de protéines. Quarante-deux pour cent ont déclaré que le bœuf jouait un rôle central dans les traditions familiales et culinaires. Douze pour cent des consommateurs réguliers de bœuf ont déclaré que les protéines végétales n’étaient pas un bon choix pour eux.

Mais l’enquête a également demandé si les répondants avaient pensé à réduire la consommation de bœuf au cours de l’année écoulée et 25% ont répondu oui.

Le taux le plus élevé était en Colombie-Britannique à 28%. Le nombre était plus élevé chez les Canadiens de moins de 35 ans, 31% envisageant le changement.

Les répondants ont déclaré que la santé en était la principale raison.

Un peu plus de la moitié, soit 53%, pensaient que ce serait bon pour leur santé, tandis que 46% ont déclaré que ce serait bon pour l’environnement et 32% s’inquiètent pour le bien-être des animaux et la cruauté.

«Au Québec, la plupart des gens qui envisagent de couper le bœuf se soucient de l’environnement (54 p. 100). Pour les moins de 35 ans, un total de 66 pour cent des consommateurs qui envisagent de couper le bœuf sont préoccupés par l’environnement », a déclaré un résumé de l’enquête.

«L’Ontario est la seule province où la plupart des gens qui envisagent de couper le bœuf sont préoccupés par le bien-être des animaux (37 pour cent). Le prix est un problème pour 31% des Canadiens qui envisagent de couper le bœuf de leur alimentation.

Lorsqu’on leur a demandé ce qui les inciterait à éliminer le bœuf de leur alimentation, les répondants ont déclaré que le prix et la santé, tous deux à 49%, étaient les principaux facteurs.

Les Manitobains étaient plus susceptibles de dire que le prix serait un facteur déterminant à l’avenir, tandis que les Britanno-Colombiens étaient plus susceptibles de dire la santé.

Quarante pour cent des Canadiens ont déclaré qu’ils s’attendaient à ce que les options de protéines végétales s’améliorent avec le temps, ce pourcentage augmentant à 54 pour cent chez les répondants de moins de 35 ans.

Dans l’ensemble, par rapport à il y a un an, les préférences n’ont pas beaucoup changé avec environ 73% des répondants n’ayant aucune préférence alimentaire, le taux flexitarien restant à environ 7% et le taux de véganisme se situant à 3%.

Le rapport indique qu’il y a environ 600 000 végétaliens dans le pays.

D’autres se sont identifiés comme pescatariens (mange du poisson, mais pas d’autres viandes), deux pour cent, et à la fois végétariens et lacto-ovo végétariens (œufs et produits laitiers autorisés) à un pour cent chacun.

Deux pour cent ont déclaré avoir des préférences alimentaires religieuses ou culturelles spécifiques.

Le rapport complet peut être consulté à www.dal.ca/sites/agri-food.html .

Source : https://www.producer.com/livestock/quarter-of-canadians-consider-dropping-beef/