L’étiquettage obligatoire «Cool» n’aurait pas d’incidences sur les producteurs canadiens

Une publication récente sur Twitter a mis en évidence un graphique comparant la tendance des prix mensuels des bovins engraissés aux États-Unis par rapport au coût de détail du bœuf. Le graphique reflétait l’histoire de l’effet de levier et de la marge qui est au premier plan des débats et des discussions au sein de l’industrie. 

Tiré de drovers.com – par Nevil Speer – Publié le 19 novembre 2021
| Traduction et adaptation libre par la rédaction |

Cependant, le graphique n’abordait pas spécifiquement cette question. L’objectif était plutôt de générer un soutien pour COOL, notamment la déclaration suivante : 

« Pendant près de sept ans depuis l’abrogation du MCOOL pour le bœuf, les producteurs de bovins américains ont connu une baisse des prix du bétail et ont été privés des moyens de renforcer la demande pour leur bétail produit aux États-Unis. »

Les partisans de COOL soutiennent que la loi offre un avantage concurrentiel aux producteurs de bœuf américains et permet aux agriculteurs et aux éleveurs de recevoir des prix plus élevés. Mais le tweet n’a pas réussi à brosser un tableau plus large; il ne reflétait pas les prix des bovins d’engraissement canadiens qui ont marché au même rythme que le marché américain (la corrélation est de 0,93). (Voir le tableau ci-dessous.)

 Prix ​​des bovins de la Fed aux États-Unis et au Canada

Dans cet esprit, nous nous retrouvons avec l’un des deux plats à emporter. Premièrement, COOL doit avoir également procuré aux producteurs canadiens le même avantage, ou deuxièmement, COOL n’a jamais eu d’importance sur le marché et n’a établi aucune différenciation entre les marchés américain et canadien. Quoi qu’il en soit, les données indiquent que COOL est voué à l’échec et ne permet pas vraiment aux producteurs « … de créer une demande pour leur bétail produit aux États-Unis ».  

Source : https://www.drovers.com/opinion/speer-data-indicates-cool-self-defeating