Les urgences zoosanitaires partagent des similitudes avec la COVID

Les mesures sanitaires qui ont été mises en place pour empêcher la propagation du virus de la COVID-19 s’appliquent également à l’élevage, par exemple pendant la saison de vêlage lorsque les voisins sont découragés de visiter les fermes en raison du potentiel de propagation de la diarrhée des veaux. 

Tiré de producer.com – par Roy Lewis – Publié le 24 décembre 2020
| Traduction et adaptation libre par la rédaction |

Au Canada, il y a deux menaces potentielles — la fièvre aphteuse et la peste porcine africaine. Les deux présentent d’énormes menaces du point de vue de la santé animale.

Il ne fait aucun doute que la COVID-19 a rendu le consommateur moyen plus conscient de la façon dont la transmission virale se produit, ainsi que des mesures que nous pouvons prendre pour en atténuer la propagation.

La quantité de désinfection dont nous devons faire preuve de diligence, comme se laver les mains et les vêtements et essayer de maintenir la distance sociale, sont de grandes règles pour toutes les maladies transmissibles impliquant des humains et des animaux.

Nous ne pouvons évidemment pas avoir d’animaux portant des masques, mais vous pouvez voir comment cela réduit la propagation en minimisant la propagation des gouttelettes dans l’air.

Le contact direct, comme le fait de se serrer la main, peut facilement propager le virus, ce qui est similaire à la façon dont les bovins se frottent les uns contre les autres, se toilettent et partagent des couchettes d’alimentation et des abreuvoirs.

L’agriculture et la production alimentaire sont considérées comme un service essentiel, il est donc essentiel de continuer à fonctionner.

Il est également essentiel de protéger nos employés les uns des autres et du bétail en cas de maladies zoonotiques.

N’oubliez pas que même si nous voulons clairement éviter la propagation d’animal à humain, il y a aussi une propagation d’homme à animal, puis inversement.

Cela a été évident avec COVID19. Les humains ont transmis le COVID-19 aux visons, qui sont très sensibles, puis ils le propagent entre eux et le transmettent à leur tour aux humains. Nous sommes assez chanceux que la plupart des organismes susceptibles de provoquer des pandémies de type bovin ou porcin telles que la fièvre aphteuse ou la PPA ne se transmettent pas aux humains.

Les gens peuvent maintenant comprendre pourquoi l’Agence canadienne d’inspection des aliments veut sévir à la frontière lorsque de la viande illégale est introduite au Canada.

Comme pour la COVID-19, une vaccination est probablement la façon dont une maladie comme la fièvre aphteuse serait contrôlée si la propagation devenait trop importante, trop rapide.

Le Canada est un grand pays, mais il y a peu d’endroits au monde où la concentration de bovins est aussi élevée que celle des parcs d’engraissement dans le sud de l’Alberta. En cas d’épidémie, des zones de zones infectées, restreintes et de sécurité seraient mises en place. Le mouvement du bétail serait contrôlé, ce qui affecterait particulièrement le bétail. Pour les autres espèces, les déplacements sont souvent limités à une seule fois, lorsque les animaux sont envoyés aux abattoirs.

Comme avec la COVID chez les humains, nous voulons limiter les mouvements du bétail et minimiser les points de contact. Le partage du matériel, le déplacement du bétail entre les locaux et le partage des travailleurs comportent tous des risques de propagation de maladies.

En tant que producteurs primaires, nous devons agir de manière responsable. Nous sommes peut-être assez dispersés dans la plupart des fermes, mais nous nous réunissons quand même pour recevoir les instructions du matin ou pendant les pauses et le déjeuner.

La transformation du bétail, la présentation du bétail ou les enchères à la ferme sont autant de lieux où les animaux entrent en contact étroit et sont exposés pendant une longue période. Toutes les fonctions intérieures devraient être réservées aux masques pour le moment.

Par exemple, pendant la saison de vêlage, nous ne voulons pas de voisins. Le potentiel est trop grand pour que la diarrhée des veaux se propage. De plus, nous ne partagerons pas l’équipement et nous ne visiterons personne dans l’établissement.

Il est de bon sens d’empêcher la propagation d’organismes infectieux.

Dans le cas de la diarrhée, ce sont les organismes infectieux sur nos bottes, combinaisons et mains qui peuvent créer des problèmes. Il se répand également sur les pneus de l’équipement.

Actuellement, un groupe planifie la manière dont nous procéderions et atténuerons les problèmes si une véritable épidémie se produisait chez des animaux destinés à l’alimentation. Ce groupe de travail relève de l’AHEM, qui signifie Projet de gestion des urgences en santé animale. Vous pouvez trouver de nombreuses informations sur animalhealth.ca. Ils ont des manuels de producteurs disponibles avec beaucoup de bonnes informations et ils organisent des webinaires utiles sur ce que serait votre rôle à la ferme en cas d’épidémie.

Il décrit également la collaboration nécessaire avec les vétérinaires de terrain et l’ACIA pour faire face à ces maladies animales étrangères.

Il y a de nombreuses leçons que nous pouvons tirer de la pandémie du COVID-19 et les appliquer pour prévenir ou arrêter rapidement une épidémie de maladie animale.

À l’avenir, je demanderais une sécurité encore plus stricte et de lourdes amendes pour l’importation illégale de viande et de produits carnés.

Soyons tous des citoyens modèles et montrons l’exemple en promouvant de bonnes pratiques de biosécurité.

Source : https://www.producer.com/livestock/animal-health-emergencies-share-similarities-with-covid/