Les éleveurs albertains plus optimistes pour l’avenir

Malgré la sécheresse, les éleveurs pourraient tirer profit de la forte demande pour la viande de boeuf.

Tiré de ici.radio-canada.ca – par Tiphanie Roquette – Publié le 2 septembre 2021

La pluie et les températures plus fraîches des derniers jours rendent les éleveurs de bétail albertains pénalisés par la sécheresse plus optimistes.

Il se pourrait aussi que l’abattage de bétail associé à la sécheresse ne soit pas aussi important qu’anticipé.

L’analyste en chef de Canfax, Brian Perillat, s’attend à voir les cheptels diminuer assez légèrement cette année, aux alentours de 5 % de plus qu’à l’ordinaire au lieu des 10 à 20 % qui avaient été prévus initialement.

Je pense que les fermiers vont tenir une année de plus dans l’espoir d’avoir un peu plus de pluie et d’herbe, a-t-il indiqué lors de la conférence canadienne de l’industrie du bœuf qui se tenait virtuellement jusqu’à jeudi.

Le président de la Cattlemen’s Association, Bob Lowe, est du même avis. Selon lui, les éleveurs font preuve d’imagination pour trouver de la nourriture pour leurs bêtes et éviter des coûts trop élevés. Certains, par exemple, ont transformé leurs maigres récoltes en nourriture pour les vaches plutôt que de vendre des grains de basse qualité.

Dans la plupart des endroits, pour cette année, c’est trop peu, trop tard. Mais la pluie a permis de verdir la campagne, et cela donne de l’espoir aux fermiers , affirme Bob Lowe.

2022, année de la reprise?

S’ils peuvent se le permettre financièrement, Bob Lowe conseille aux éleveurs de tout faire pour garder leur cheptel parce que cela pourrait leur rapporter gros à long terme.

La pandémie a perturbé les chaînes d’approvisionnement et a créé une accumulation de bétail dans les usines de transformation de la viande, selon Brian Périllat. Cela explique pourquoi le boeuf est si cher en magasin, mais les producteurs n’en voient pas les bénéfices.

Cependant, une fois ces problèmes résolus, les éleveurs devraient bénéficier de prix en augmentation. Selon M. Périllat, la demande des consommateurs notamment asiatiques atteint des records et devrait se maintenir à un niveau élevé pendant plusieurs années.

La demande est forte, et l’offre diminue. Cela voudra dire plus d’argent pour les producteurs bovins, résume-t-il.

Bob Lowe est tout aussi optimisme, même s’il rappelle que, bien sûr, tout dépendra de la météo de l’année prochaine. 

Source : https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1821336/elevage-agriculture-ferme-boeuf-prix-demande-secheresse