Le stock de bovins en augmentation comparativement à 2020 en dépit de la COVID

Les stocks canadiens de bovins, de porcs et de moutons étaient tous plus élevés au 1er juillet qu’à la même date en 2020, selon un communiqué de Statistique Canada.

Tiré de producer.com – par MarketsFarm – Publié le 2 septembre 2021
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L’agence fédérale a déclaré que le secteur canadien de l’élevage continuait de faire face aux défis posés par la pandémie de COVID-19. Les installations de transformation de la viande ont fait face à des fermetures temporaires pour contrôler les épidémies de COVID-19, perturbant les chaînes d’approvisionnement alors que la troisième vague de la pandémie est apparue au printemps. Les conflits de travail ont présenté d’autres défis, en particulier dans le secteur de la transformation du porc.

Malgré les perturbations dans le secteur du bœuf, les abattages de bovins ont augmenté au premier semestre de 2021 par rapport à la même période en 2020, a rapporté Statistique Canada. Dans l’ensemble, les stocks de fin de bétail étaient juste au-dessus des niveaux du 1er juillet 2020, en raison d’un plus grand nombre de naissances, associé à des importations plus élevées. Les stocks de bovins canadiens ont généralement diminué d’une année à l’autre depuis le sommet atteint le 1er juillet 2005.

Pendant ce temps, l’agence a déclaré que les stocks de porcs étaient en hausse d’une année sur l’autre, car les exportations plus fortes ont été plus que compensées par les naissances de porcelets, ainsi que par une baisse des abattages par rapport à juillet 2020. De plus, Statistique Canada a déclaré que les stocks de moutons avaient augmenté d’une année à l’autre pour la première fois depuis juillet 2018, attribuable à une augmentation des naissances et des importations plus élevées, ainsi qu’à une diminution des abattages et des exportations.

Les données sur les inventaires de bovins, de porcs et de moutons ont été recueillies au cours des premiers stades de la sécheresse en cours dans l’Ouest canadien et aux États-Unis. Les impacts de la sécheresse sur les inventaires devraient être plus clairs dans les publications ultérieures.

La demande d’exportation de bœuf soutient l’abattage des bovins.

Les agriculteurs canadiens avaient 12,3 millions de têtes de bétail dans leurs fermes au 1er juillet, en hausse de 0,2 pour cent par rapport à la même date un an plus tôt, a rapporté Statistique Canada. Il s’agit de la première augmentation d’une année sur l’autre depuis juillet 2017.

L’agence a déclaré que les stocks étaient en hausse de 0,8 pour cent à trois millions de têtes dans l’est du Canada, mais ont baissé de 0,1 pour cent à 9,3 millions de têtes dans l’ouest du Canada.

L’Alberta a maintenu les stocks de bovins les plus importants parmi les provinces le 1er juillet, contribuant à 39,6 pour cent du total canadien, suivie de la Saskatchewan à 21,9 et de l’Ontario à 13,1.

Le nombre de fermes bovines au Canada a généralement diminué depuis 2004, en grande partie à cause des regroupements d’entreprises, a noté Statistique Canada. Au 1er juillet, 72 925 fermes ont déclaré des stocks de bovins et de veaux, en baisse de 0,1 % par rapport à il y a un an.

Au 1er juillet, les éleveurs de bovins conservaient 0,1% de bétail en moins par rapport à la même date en 2020, car le nombre de vaches de boucherie dans les fermes canadiennes a chuté de 1,7% à 3,6 millions de têtes, a constaté l’agence. Cela a plus que compensé les augmentations d’une année à l’autre dans les domaines suivants :

  • Les vaches laitières ont augmenté de deux pour cent à 991 300 têtes.
  • Les génisses de boucherie destinées à l’élevage ont augmenté de 3,8% à 654 700 têtes.
  • Les génisses laitières destinées à la reproduction ont augmenté de 0,8 pour cent à 445 500 têtes.
  • Les taureaux ont augmenté de 4,2% à 226 800 têtes.

Le stock de veaux au 1er juillet a augmenté de 1,4 pour cent à 4,1 millions de têtes, les naissances ayant augmenté de 2,8 pour cent, et les importations de veaux vivants de janvier à juin ont plus que doublé d’une année à l’autre pour répondre à la demande accrue des parcs d’engraissement de l’Ouest canadien, a rapporté l’agence.

Les agriculteurs canadiens avaient 1,4 million de vaches laitières et de génisses dans leurs fermes le 1er juillet, soit un gain de 1,6 pour cent par rapport à la même date un an plus tôt.

Les producteurs détenaient moins de génisses d’engraissement (-0,6 pour cent) et de bouvillons (-1,8 pour cent) par rapport au 1er juillet 2020. Le total des abattages de bovins et de veaux de janvier à juin a augmenté de 9,9 pour cent par rapport à la même période en 2020, lorsque les fermetures temporaires d’usines attribuables à Le COVID-19 a perturbé le secteur de la transformation. L’abattage pour le premier semestre de 2021 était également supérieur de 2,5 % aux niveaux d’avant la pandémie observés au cours de la même période en 2019, en raison de la forte demande d’exportation de bœuf canadien.

Les exportations internationales de bovins et de veaux de janvier à juin ont baissé d’un quart (-25,8 pour cent) en glissement annuel à 274 300 têtes. Il s’agit du niveau le plus bas depuis la crise de l’ESB de 2003-2005, qui a mis un terme aux exportations canadiennes de bovins vivants. Au cours de la première moitié de 2021, les conditions de sécheresse et les réductions de troupeaux aux États-Unis ont réduit le besoin d’importations de bovins canadiens.

Les prix moyens des bovins d’abattage canadiens étaient généralement plus élevés au premier semestre de 2021 qu’à la même période en 2020. Les prix des bovins d’engraissement étaient mitigés, la sécheresse et les coûts des aliments pour animaux étant devenus préoccupants en mai et juin 2021, en particulier dans l’Ouest canadien.

Source : https://www.producer.com/news/cattle-numbers-increase-shows-sector-coping-with-covid/