Le secteur des bovins de boucherie participe à une étude fédérale sur la transformation des aliments

Le Comité permanent de l’agriculture de la Chambre des communes terminera bientôt son étude sur la capacité de transformation du Canada.

Depuis novembre, les députés ont entendu plus de 50 témoins sur la question — y compris des représentants de la Canadian Cattlemen’s Association, dont le président Bob Lowe et le vice-président exécutif Dennis Laycraft ont témoigné lors d’une réunion du comité mardi.

Tiré de manitobacooperator.ca – par DC Fraser – Publié le 28 février 2021
| Traduction et adaptation libre par la rédaction |

Dans le mémoire d’accompagnement de l’ACC, sept recommandations sur la façon de «créer un environnement qui soutiendra un système d’emballage canadien optimal» ont été formulées:

  • Établir un Fonds de développement des exportations de l’industrie de la viande rouge;
  • Soutenir l’intégration nord-américaine en harmonisant les exigences d’expédition du Canada et des États-Unis pour le bœuf vers la Corée du Sud;
  • Étendre la disponibilité du programme de mise en jachère du bétail jusqu’en 2021-2022;
  • Mettre à jour les exigences d’élimination des matières à risque spécifiées (MRS) du Canada;
  • Mettre en œuvre les recommandations du Plan d’action sur la main-d’œuvre;
  • Soutenir l’automatisation dans les usines de transformation, et
  • Accorder la priorité à la vaccination aux travailleurs de la transformation agroalimentaire.

La CCA a clairement indiqué aux députés qu’environ 77 à 79% de la transformation totale du bœuf au Canada a eu lieu dans l’Ouest canadien, soit en moyenne 56 249 têtes par semaine, avec un taux d’utilisation de 86% au cours des cinq dernières années.

Le COVID-19 a sérieusement mis à mal cela : au printemps dernier, «des ralentissements temporaires ont effectivement interrompu un peu plus des deux tiers (70%) de la capacité de transformation du bœuf canadien sur une période de deux semaines et ont entraîné une baisse de la première moitié de l’abattage de bovins en 2020 11 pour cent par rapport à la même période en 2019.»

Un arriéré traité depuis à l’ouest d’environ 130 000 têtes s’est ensuivi, créant des millions de pertes dans les parcs d’engraissement.

La CCA soutient que la capacité d’emballage inspectée par le gouvernement fédéral de l’Est du Canada a flirté avec la pleine capacité même avant la pandémie. Les chiffres fournis montrent que les taux d’utilisation dans les installations d’emballage de l’Est dépassent 90% depuis 2017 et augmentent chaque année.

(En 2020, la capacité d’abattage hebdomadaire était de 12 550 et son utilisation était de 100 pour cent. L’année précédente, la capacité de 13 250 était utilisée à 98 pour cent.)

«Cela a entraîné des périodes d’alimentation plus longues, des coûts accrus et des prix plus bas pour les producteurs», lit-on dans le mémoire. «Cette pénurie de capacité a été particulièrement aiguë pendant les mois d’automne et d’hiver où les producteurs connaissent des retards de livraison et de traitement et un écart de prix négatif vers d’autres régions.»

Le mémoire note que, même si la capacité de conditionnement de l’Ontario «suivait le rythme» pendant la pandémie, la fermeture de l’usine de Cargill à Guelph en décembre 2020 a entraîné un arriéré estimé de 10 000 à 15 000 têtes de bétail pendant la période de deux semaines.

Un programme de mise en jachère mis en place par le gouvernement fédéral pendant la pandémie a contribué à apporter «la stabilité du marché», mais un arriéré de 10 000 à 15 000 têtes de bétail demeure, selon la CCA.

Partout au Canada en 2020, la capacité d’abattage inspectée par le gouvernement fédéral canadien était en moyenne de 57 681 têtes par semaine, avec un taux d’utilisation de 89%.

Mais la capacité de conditionnement au Canada est de plus en plus concentrée dans les grandes installations. Ces gros conditionneurs sont des concurrents très efficaces qui se sont révélés capables de supporter la pandémie, a déclaré la CCA.

Au cours des 10 dernières années, les petits et moyens conditionneurs ont eu de la difficulté à rivaliser, et l’ACC soutient que c’est à cause des économies d’échelle et du fardeau réglementaire.

«Créer les bonnes conditions pour les petits, moyens et grands conditionneurs est essentiel à la résilience du secteur canadien du bœuf», a déclaré le groupe. «De plus, l’intégration et l’amincissement de la frontière américaine pour le commerce des bovins vivants et de la viande renforceront davantage la résilience au sein de la chaîne d’approvisionnement canadienne du bœuf.»

Source : https://www.manitobacooperator.ca/daily/beef-cattle-sector-weighs-in-for-federal-food-processing-study/