Le secteur de la viande bovine a connu des gagnants et des perdants avec la COVID

Les consommateurs ont payé plus pour le bœuf, les transformateurs et les détaillants ont augmenté leurs bénéfices et les propriétaires de parcs d’engraissement ont perdu des millions en 2020 à cause de la COVID-19.

Un article publié par la School of Public Policy de l’Université de Calgary, rédigé par la coordinatrice du projet Karen Spencer, indique que les parcs d’engraissement ont perdu environ 379 millions de dollars de revenus bruts pour 2020 par rapport à l’année précédente, réduisant leur revenu collectif de 6,7%.

Tiré de producer.com – par Barb Glen – Publié le 2 mars 2021
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Dans le même temps, les consommateurs ont payé plus cher le bœuf au comptoir de vente au détail, la demande ayant augmenté lorsque les mesures de santé liées à la pandémie ont forcé la fermeture des restaurants et augmenté la demande de cuisine à domicile.

En moyenne, ils ont payé 6,2% de plus pour les produits à base de bœuf en 2020 par rapport à 2019, selon le journal, et certains mois ont vu les prix du bœuf plus élevés de 18% d’une année à l’autre.

Au cours des premiers mois de la pandémie, l’approvisionnement en bœuf était temporairement insuffisant en raison d’épidémies de maladie parmi les travailleurs des abattoirs, notamment Cargill à High River, en Alberta, et JBS à Brooks, en Alberta, qui traitent collectivement environ 70% du bœuf inspecté par le gouvernement fédéral.

Mais à la fin de 2020, l’abattage fédéral de bovins a dépassé les niveaux de 2019 alors que les usines tentaient de remédier à un arriéré d’animaux gras.

«Alors que les producteurs ont reçu moins de revenus d’un an à l’autre (d’une année à l’autre), les transformateurs et les détaillants en aval de la chaîne de valeur ont reçu des prix plus élevés», indique le journal.

«Le prix de détail canadien moyen du bœuf en 2019 était de 19,21 $ le kilogramme, tandis que le prix moyen pour 2020 était de 20,41 $ le kg, Une augmentation de 6,2%.

Juin et juillet ont été des mois chers pour les acheteurs au comptoir des viandes. Au cours de ces deux mois, les prix de détail du bœuf étaient respectivement 18 et 13% plus élevés qu’au cours des mêmes mois de 2019, selon le journal.

Bien que les transformateurs et les détaillants transportent moins de viande de bœuf, les revenus de la vente au détail de la viande de bœuf ont été de 3,3 pour cent plus élevés que l’année précédente.

«Cela représente 563 millions de dollars de revenus bruts supplémentaires pour la partie transformatrice/vente en gros/au détail en aval de la chaîne de valeur du bœuf au Canada», indique le document, basé sur le calcul de Spencer utilisant les facteurs de conversion de la viande rouge d’Agriculture Canada.

Le programme fédéral-provincial de mise en jachère, qui a subventionné les exploitants de parcs d’engraissement pour retenir les bovins qui ne pouvaient pas être envoyés à l’abattage en temps opportun, a versé 21,7 millions de dollars, soit 5,7% des 379 millions de dollars de pertes ou de revenus reportés pour les parcs d’engraissement, le journal mentionné.

«Il est à noter qu’aucun des avantages de mise en jachère n’était destiné aux exploitants de vaches-veaux, bien qu’ils aient eux aussi été soumis à des effets de prix substantiels.

Le document concluait que le COVID-19 «faisait du tort aux consommateurs et aux producteurs, tandis que d’autres parties sélectionnées de l’industrie en bénéficiaient grandement».

Source : https://www.producer.com/livestock/beef-sector-saw-winners-and-losers-during-covid/