Le rapport coût-avantage de l’utilisation des vaccins chez les bovins de boucherie

La vaccination est un outil éprouvé pour la prévention des maladies. Les recommandations en matière de vaccination varient selon la région et la ferme, car l’environnement, la production et les pratiques de gestion peuvent augmenter ou réduire la quantité de risques auxquels les bovins sont exposés.

Tiré de thedairysite.com – par Beef-Research3 – Publié le 9 février 2021
| Traduction et adaptation libre par la rédaction |

L’exposition aux maladies se produit dans de nombreux endroits, y compris les pâturages communautaires, le contact de la clôture avec le bétail voisin, les marchés aux enchères et les bovins reproducteurs, tels que les taureaux, achetés à d’autres troupeaux. Cependant, la vaccination des femelles reproductrices contre les maladies de la reproduction et des veaux contre les maladies respiratoires est une pratique recommandée partout au Canada. Un programme de vaccination doit être élaboré en consultation avec un vétérinaire qui pourra déterminer lesquels sont nécessaires pour votre région.

Dans l’ouest du Canada, un éleveur sur dix interrogé ne fait pas vacciner ses vaches contre la rhinotrachéite infectieuse bovine (IBR) et le virus de la diarrhée virale bovine (BVD) (Waldner et al., 2019) et plus d’un quart des producteurs ne vaccinent pas les vaches pour d’autres maladies de la reproduction (Beef Cattle Research Council, 2019). Un tiers des producteurs ontariens ne vaccinent pas leurs vaches contre la BVD et beaucoup moins vaccinent contre d’autres maladies de la reproduction. Au Canada atlantique, 27% des producteurs ont déclaré ne pas administrer de vaccins généraux. Cela rend les troupeaux vulnérables.

Pourquoi vacciner contre le BVD?

Lorsqu’une vache est infectée par la BVD en début de gestation, la progéniture peut naître infectée de manière persistante (IP). Les animaux PI sont généralement considérés comme la principale source de transmission du virus.

L’infection par la BVD peut entraîner de faibles taux de conception et la BVD et l’IBR peuvent provoquer des avortements chez les bovins. Les analyses de sang montrent que l’exposition à ces maladies est courante dans les troupeaux non vaccinés. Il existe des preuves de plusieurs essais expérimentaux que ces vaccins sont efficaces. Lorsque plusieurs études sont analysées, le résultat montre qu’en moyenne, il y a une diminution de 85% de l’infection fœtale, une diminution de 45% des avortements et une augmentation de 5% des taux de gestation dans les troupeaux vaccinés contre le BVD. Des études sur le terrain dans l’ouest du Canada ont montré une amélioration des taux de gestation et une diminution des taux d’avortement pour les vaches vaccinées par rapport aux vaches non vaccinées dans les pâturages communautaires.

Aux États-Unis, les pertes annuelles totales ont été estimées à 20 millions de dollars pour chaque million de veaux lors de la modélisation pour les souches de BVD à faible virulence et à 57 millions de dollars lors de la modélisation pour une souche de BVD à forte virulence (Houe, 1999). Si nous considérons le cheptel reproducteur du Canada à 3,9 millions de vaches de boucherie, les pertes de BVD estimées ici seraient de l’ordre de 78 à 220 millions de dollars (Clarke, 2014).

L’outil Coûts-avantages des vaccinations contre la BVD permet aux producteurs de saisir la taille de leur troupeau, le prix attendu, le poids des animaux, le coût du vaccin et de la main-d’œuvre pour voir les économies potentielles de la vaccination des bovins contre la BVD, en particulier des changements dans les performances de reproduction causés par les avortements.

Pourquoi vacciner contre la BRD?

La maladie respiratoire bovine (BRD) est l’un des problèmes de santé les plus coûteux auxquels l’industrie du bœuf est aujourd’hui confrontée. Bien que de nombreuses recherches sur la BRD se soient concentrées au stade du parc d’engraissement, la maladie est également la cause de décès la plus courante chez les veaux allaités âgés de plus de trois semaines. La BRD peut avoir un impact sur n’importe quel producteur, y compris ceux qui conservent la propriété de leurs veaux pour cultiver, nourrir ou finir le bétail.

Une recherche du Meat Animal Research Center de l’USDA ARS qui a suivi l’incidence annuelle de la BRD chez les veaux pré-sevrés sur une période de 20 ans a révélé que l’incidence annuelle variait d’un minimum de 3% à un maximum de 24% avec une moyenne annuelle globale de 11%. En moyenne, le taux de mortalité des veaux souffrant de BRD avant sevrage était de 13%.

Une fois que les veaux sont affectés par la BRD, il y a des effets à la fois immédiats et durables sur les performances. Des études ont montré que les veaux atteints de BRD pouvaient peser jusqu’à 36 livres de moins au sevrage que leurs compagnons de troupeau en bonne santé (Wittum et Perino, 1995).

La vaccination contre la BRD peut aider les producteurs à gérer la maladie, à améliorer le bien-être des animaux et à réduire le besoin d’antibiotiques, qu’ils élèvent ou achèvent eux-mêmes quelques bovins, qu’ils conservent la propriété de leurs veaux pendant une période plus longue ou qu’ils souhaitent simplement créer un réputation de fournir des veaux de qualité. Bien qu’il puisse sembler que les principaux bénéficiaires des vaccins BRD soient les parcs d’engraissement qui achètent des veaux vaccinés, d’autres segments en bénéficient également.

L’outil coût-bénéfice de l’alimentation des veaux vaccinés par la BRD permet aux producteurs de saisir leur propre nombre de bovins d’engraissement achetés (ou conservés), leur prix d’engraissement et d’engraissement, leur poids, le coût du gain, les jours d’alimentation et les coûts de traitement pour calculer et comparer les dépenses de nourrir les veaux qui n’ont pas été vaccinés contre la BRD. L’outil détaille les coûts, y compris les décès, les coûts de traitement et les pertes de performance en raison d’un gain quotidien moyen plus faible et de grades de qualité inférieurs, résultant de l’alimentation des veaux non vaccinés contre la BRD. Ce calculateur peut aider à déterminer la prime potentielle qui pourrait être payée pour les veaux vaccinés contre la BRD, en supposant que les vaccins sont efficaces.

Source : https://www.thedairysite.com/news/56356/the-cost-benefit-of-using-vaccines-in-beef-cattle/