La vaccinologie inverse : une alternative de choix dans la réduction de l’utilisation d’antibiotiques

La résistance aux antibiotiques est un phénomène inquiétant qui affecte divers secteurs, dont la médecine humaine et vétérinaire ainsi que l’économie. Ce phénomène, aussi appelé antibiorésistance, se produit lorsqu’un microorganisme évolue en présence d’antibiotiques et acquiert des gènes qui lui permettent de survivre à un traitement d’antibiotiques.

Tiré de laterre.ca – par Nicolas Deslauriers et Dre Martine Boulianne – Publié le 1er février 2021

L’antibiorésistance peut survenir naturellement. Cependant, la surconsommation et l’utilisation inadéquate d’antibiotiques augmentent de façon colossale l’apparition de bactéries résistantes. Ces dernières représentent un grand problème tant pour les animaux malades qui ne répondent plus aux traitements d’antibiotiques que pour les humains exposés aux bactéries résistantes.

Une solution à ce problème est de réduire l’utilisation d’antibiotiques en utilisant plutôt des solutions de rechange qui permettent la prévention du développement de maladies infectieuses en élevage. La mise au point de vaccins est une alternative de choix et est étudiée depuis l’époque de Louis Pasteur, pionnier de la microbiologie. La vaccinologie traditionnelle repose sur l’atténuation ou la désactivation d’un microorganisme pathogène ou d’une particule provenant de ce microorganisme avant de l’administrer à un sujet et d’ainsi, stimuler son système immunitaire. Plusieurs vaccins conçus par cette approche sont présentement offerts sur le marché. Au Canada, on retrouve par exemple des vaccins vivants qui préviennent la coccidiose chez le poulet de chair, une maladie causée par des parasites intestinaux appelés coccidies.

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