La mise en marché de sa viande de bœuf recelle de nombreux défis

La pandémie a créé un véritable engouement pour l’achat local. Les producteurs qui avaient fait le saut vers la vente directe aux consommateurs ont vu les demandes exploser. Mais avant de se lancer dans ce créneau, il y a des éléments imporantes à savoir, des questions fondamentales à se poser. La commercialisation de la viande en circuit court était le sujet phare du Congrès du bœuf 2021, tenu en formule virtuelle le 21 octobre 2021.

Tiré de lebulletin.com – par Marie-Josée Parent – Publié le 23 octobre 2021

Selon les conseillères Carolyn O’Grady et Katherine Ducharme oeuvrant au MAPAQ en Montérégie-Ouest et Montérégie-Est, il est crucial que les producteurs qui souhaitent mettre en marché la viande de leurs animaux se questionnent d’abord sur ce qu’ils veulent faire. Cela déterminera le type de formation et de permis qu’ils devront aller chercher au préalable. C’est le type de permis et le mode de mise en marché qui détermine ce que vous devez faire ou non. Ainsi, l’étiquettage ne sera pas le même si c’est vous-mêmes qui vendez le produit ou si vous vendez par un intermédiaire.

Les décisions à prendre sont nombreuses : abattoir, transformateur, boutique à la ferme, vente en consignation, marchés publics, sites web transactionnels, plateformes de ventes en lignes, transformation à la ferme, vente en gros… Chaque décision a ses avantages et ses inconvénients.

Chantal Agnew et son conjoint Frank Boyle de la ferme Anglo Acres à Saint-Chrysostome en Montérégie ont lancé la Boutique Bon Bœuf en 2015 en raison de leur souhait de diversifier leur entreprise. Lors de sa présentation, Chantal Agnew a expliqué que la vente directe au consommateur n’était pas naturelle pour elle puisqu’elle est une personne introvertie, mais aujourd’hui, elle referait exactement le même parcours. « Sans hésiter! », dit-elle.

En l’écoutant, on remarque à quel point ce choix a orienté toutes les décisions de l’entreprise qui se spécialise dans la vente de viande de bœuf et de veau (baby beef), en plus d’engraisser des porcs. En six ans, l’entreprise est passée d’une boutique dans la maison familiale à une boutique beaucoup plus spacieuse offrant des possibilités de transformation. Un site transactionnel complète la vente dans les marchés fermiers et la boutique à la ferme. La productrice connaît le coût de revient de chacune de ses coupes.

Même si elle a beaucoup à gérer avec les animaux et la direction de l’entreprise, Chantal Agnew explique qu’elle doit être présente à la boutique pour encourager le lien producteur-consommateur. La productrice a encore de projets, comme celui d’intégrer ses enfants dans une dizaine d’années.

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