Il faut permettre le commerce interprovincial des viandes inspectées à l’échelle provinciale

Les membres de la Fédération canadienne de l’agriculture disent que le commerce interprovincial de la viande devrait être une priorité pour l’organisme qui cherche à renforcer le libre-échange à l’intérieur du pays.

Les délégués à l’assemblée générale annuelle de la semaine dernière ont voté en faveur d’une résolution présentée par Keystone Agricultural Producers pour renvoyer la question à la table de conciliation et de coopération des règlements.

Tiré de producer.com – par Karen Briere – Publié le 4 mars 2021
| Traduction et adaptation libre par la rédaction |

La table a été établie en vertu de l’Accord de libre-échange canadien en 2017 pour améliorer l’environnement réglementaire.

Le président de KAP, Bill Campbell, a déclaré que le COVID-19 avait mis en lumière les problèmes de disponibilité et de transformation de la viande.

«Nous comprenons qu’il est illégal de vendre de la viande inspectée par la province à l’extérieur des limites de votre province», a-t-il déclaré en proposant la résolution. «C’est prohibitif pour l’assurance de la commercialisation de notre bétail et aussi pour la disponibilité auprès des consommateurs.»

Il a déclaré que la COVID a illustré les problèmes qui se produisent tout au long de la chaîne d’approvisionnement lorsqu’une grande usine d’emballage tombe en panne. Changer les règles du commerce interprovincial pourrait améliorer les abattoirs locaux et la transformation, a-t-il dit, tout en assurant l’approvisionnement.

«Je pense que cela présente également certains avantages en ce qui concerne le magasin local et toute la conversation sur la confiance du public», a précisé Bill Campbell.

Marcel Groleau de l’Union des Producteurs Agricoles du Québec a déclaré que son organisation appuyait la motion. «Il faut vraiment trouver un moyen de permettre le commerce interprovincial des viandes inspectées à l’échelle provinciale», a-t-il dit. 

Il a noté qu’il y a des agriculteurs des deux côtés de la frontière Québec-Ontario qui serviraient naturellement les clients de l’autre province, mais qui n’ont pas le droit de le faire.

 «Cela peut déjà être fait pour les légumes. Cela peut être fait pour les aliments transformés, nous avons donc vraiment besoin de cette réglementation pour évoluer», a précisé M. Groleau.

Selon Lynn Jacobson, de la Fédération de l’agriculture de l’Alberta, cette discussion dure depuis des années et il est temps d’exhorter le gouvernement à parvenir à une résolution.

Les transformateurs pourraient être inspectés par le gouvernement fédéral, ce qui leur permettrait d’expédier à travers le Canada, mais c’est un coût important, a-t-elle dit.

Bill Campbell a affirmé qu’il reconnaissait que ces usines ont amélioré les règles d’exportation et qu’elles continueront de desservir les marchés d’exportation.

Mais il s’est demandé pourquoi la viande inspectée dans une province n’était pas assez bonne pour les consommateurs d’une autre.

«Si c’est assez bon pour moi au Manitoba, cela devrait être assez bon pour n’importe qui d’autre au Canada», a-t-il dit.

Source : https://www.producer.com/livestock/cfa-members-want-interprovincial-meat-trade-expanded/