Il est temps de créer un environnement propice à un «système d’emballage canadien optimal»

Il est temps de créer un environnement propice à un «système d’emballage canadien optimal», a déclaré la Canadian Cattlemen’s Association (CCA) de bétail aux députés.

Le groupe s’adressait au Comité fédéral de l’agriculture qui terminera bientôt son étude sur la capacité de transformation de la viande du Canada lors d’une réunion du 23 février.

Tiré de manitobacooperator.ca – par DC Fraser – Publié le 13 mars 2021
| Traduction et adaptation libre par la rédaction |

À partir de novembre 2020, les députés ont entendu plus de 50 témoins sur la question. Les petites entreprises d’emballage ont du mal à concurrencer en partie à cause du lourd fardeau réglementaire ont entendu, entre autres, les députés. Lors d’une réunion le 23 février, l’Association canadienne des éleveurs (CCA) a témoigné.

Dans un mémoire d’accompagnement, sept recommandations sur la façon d’atteindre cet objectif ont été formulées, notamment :

  • Création d’un fonds de développement des exportations de l’industrie de la viande rouge;
  • Soutenir l’intégration nord-américaine en harmonisant les exigences d’expédition canadienne et américaine pour le bœuf vers la Corée du Sud;
  • Prolonger la disponibilité du programme de mise en jachère jusqu’en 2021-2022;
  • Mettre à jour les exigences du Canada en matière d’élimination des matières à risque spécifiées (MRS);
  • Mettre en œuvre les recommandations du plan d’action main-d’œuvre;
  • Soutenir l’automatisation dans les usines de transformation; et
  • Donner la priorité à la vaccination des travailleurs de la transformation agroalimentaire.

Le groupe de pression a clairement indiqué aux députés qu’environ 77 à 79 pour cent de la transformation totale du bœuf au Canada a eu lieu dans l’Ouest canadien, soit une moyenne de 56 249 têtes par semaine avec un taux d’utilisation de 86 pour cent au cours des cinq dernières années.

Le COVID-19 a eu un effet modérateur majeur : au printemps dernier, «des ralentissements temporaires ont effectivement interrompu un peu plus des deux tiers (70%) de la capacité de transformation du bœuf canadien sur une période de deux semaines et ont abouti à la première moitié de l’abattage de bovins en 2020, en baisse de 11% par rapport à la même période en 2019.»

Un arriéré de 130 000 têtes traité depuis dans l’Ouest s’est ensuivi, créant des millions de pertes dans les parcs d’engraissement.

La CCA soutient que la capacité d’emballage inspectée par le gouvernement fédéral de l’Est du Canada a flirté avec la pleine capacité même avant la pandémie. Les chiffres fournis montrent que les taux d’utilisation dans les installations d’emballage de l’Est dépassent 90% depuis 2017 et augmentent chaque année.

En 2020, la capacité d’abattage hebdomadaire était de 12550 et son utilisation était de 100%. L’année précédente, une capacité de 13 250 a été utilisée, à 98%.

«Cela s’est traduit par des périodes d’alimentation plus longues, des coûts accrus et des prix plus bas pour les producteurs», lit-on dans la communication. «Cette pénurie de capacité a été particulièrement aiguë pendant les mois d’automne et d’hiver où les producteurs connaissent des retards de livraison et de traitement et un écart de prix négatif vers d’autres régions.»

Le mémoire note que, même si la capacité de conditionnement de l’Ontario «suivait le rythme» pendant la pandémie, une fermeture en décembre 2020 à Cargill’s Guelph, en Ontario. l’installation a entraîné un arriéré estimé de 10 000 à 15 000 têtes de bétail au cours de la période de deux semaines.

Le programme de mise en jachère mis en place par le gouvernement fédéral pendant la pandémie a contribué à apporter «la stabilité du marché», mais un arriéré de 10 000 à 15 000 têtes de bétail demeure, selon la CCA.

Partout au Canada en 2020, la capacité d’abattage inspectée par le gouvernement fédéral canadien était en moyenne de 57 681 têtes par semaine, avec un taux d’utilisation de 89%.

Mais la capacité de conditionnement au Canada est de plus en plus concentrée dans les grandes installations. La CCA affirme que ces gros conditionneurs sont des concurrents très efficaces qui se sont révélés capables de supporter la pandémie.

Les petits et moyens conditionneurs au cours des 10 dernières années ont eu de la difficulté à concurrencer, et l’ACC soutient que c’est à cause des économies d’échelle et du fardeau réglementaire.

«Créer les bonnes conditions pour les petits, moyens et grands conditionneurs est essentiel à la résilience du secteur canadien du bœuf», dit-il. «De plus, l’intégration et l’amincissement de la frontière américaine pour le commerce des bovins vivants et de la viande renforceront davantage la résilience au sein de la chaîne d’approvisionnement canadienne du bœuf.»

Le mémoire de la CCA indique que ses recommandations renforceraient la capacité de traitement au Canada.

Source : https://www.manitobacooperator.ca/news-opinion/news/cca-calls-for-optimizing-meat-packing-system/