Voici un meilleur moyen d’atteindre les mangeurs de viande de la génération Y

//  8 mars 2018  //  Marchés, Tendances et consommateurs  //  Commentaires fermés

Brittany_Bailey

Brittany Bailey, directrice des études de marché pour le National Pork Board détient un baccalauréat en biochimie et une maîtrise en sécurité alimentaire. Elle est aussi un mangeuse de viande, une millénaire et une maman. Le 6 mars dernier, elle a publié un article sur le site web meatingplace.com dans lequel elle donne son opinion sur la façon d’atteindre la génération Y.

Elle affirme que certaines recherches récentes, dont « Power of Meat » du FMI et du NAMI and « Progressing Protein Palates » d’Acosta, suggèrent que la majorité des consommateurs veulent en savoir plus sur la viande.

Le rapport d’Acosta aurait indiqué que parmi les acheteurs qui se sentent confus et dépassés, 85 pour cent aimeraient avoir plus d’informations accessibles pour comprendre les réclamations et les étiquettes.

Le « Power of Meat » aurait déclaré que les consommateurs veulent connaître l’approvisionnement, l’élevage, le bien-être animal et les pratiques environnementales et il suggère que l’industrie peut stimuler la demande et les ventes en faisant équipe pour améliorer la connaissance des consommateurs en ce qui concerne la viande.

Toutefois, Bailey met en garde de ne fournir que strictement une éducation aux consommateurs car les millénaires (en particulier) ne veulent pas se faire faire la leçon ou la morale. Il faut plutôt cherchez une opportunité d’engagement.

Il est facile de dire qu’il faut éduquer les consommateurs, a-t-elle dit, et les gens sont tous coupables d’abuser de ce mot «éducation» (elle aussi l’a fait, a-t-elle ajouté). Elle croit qu’il faut aussi dire que le consommateur millénaire s’engage et prend de l’expérience lorsqu’il essaie d’accroître sa connaissance sur la viande.

Alors que les cartes de recettes, les points de vente et les étiquettes sur les emballages sont tous intéressants pour augmenter la banque de connaissances des clients, selon elle, ils servent davantage à une stratégie d’éducation que d’engagement. Au lieu d’embaucher du personnel supplémentaire en magasin pour rencontrer les consommateurs et répondre à leurs questions au moment de l’achat, elle aimerait que les gens réfléchissent à d’autres tactiques de marketing expérientielles pour attirer un auditoire plus jeune et augmenter leur connaissance sur la viande.

Le marketing expérientiel est en croissance, affirme-t-elle, et si les gens prennent le temps de regardez autour d’eux, ils verront le changement se produire, que ce soit des marques qui utilisent la technologie de réalité virtuelle aux discussions de robots en ligne qui peuvent répondre aux questions des consommateurs à partir des pages de médias sociaux.

Selon Bailey, le marketing expérientiel a longtemps influencé les programmes d’échantillonnage en magasin, et, plus récemment, l’essor du « grocerant ». Un récent webinaire sur le Centre pour l’intégrité alimentaire a indiqué que les consommateurs recherchent surtout des informations en ligne sur des moteurs de recherche tels que Google et Bing. Bailey demande alors, pourquoi ne pas les marier avec le marketing expérientiel et mettre Echo d’Amazon, Google Home ou Apple HomePod dans le département de la viande.

Pour expliquer cela, elle donne en exemple un consommateur qui se dirige vers la section des caisses du service des viandes, et plutôt que de parler à un employé du département, il pourrait demander à Alexa, Google ou Siri : « Que signifie poulet sans antibiotique?» Ou «Quelle coupe de porc devrais-je acheter pour faire des carnitas? » Ou « Quel steak devrais-je utiliser pour faire du bœuf wellington?»

Bailey dit avoir récemment observé cette tactique lors du Forum annuel de l’industrie porcine, où le président du conseil a demandé à Alexa: « Qui est le Conseil National du porc ? » Si un éleveur de porcs peut capitaliser sur cette tendance, pourquoi les entreprises de viande et de volaille ne l’utiliseraient-ils pas pour interagir avec les consommateurs au moment de l’achat ? a-t-elle demandé.

Selon Bailey, Amazon et Whole Foods semblent être les mieux placés pour tester quelque chose pour commencer, et cela pourrait devenir une réalité plus rapidement qu’on ne le pense. Qui sait, a-t-elle ajouté, peut-être qu’un détaillant novateur ou une entreprise de viande lisant ce blog les battra à leur propre jeu et nous en viendrons tous à demander à Alexa en magasin ce que nous devrions faire ce soir pour le souper.

En attendant, termine-t-elle, avant de trouver des assistants numériques dans le département de la viande, il faudrait réfléchir aux autres possibilités d’engager les consommateurs dans une conversation sur leur nourriture plutôt que de leur offrir une éducation sur la viande.

Par Mylène Noël
Webmestre
SPEQ

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