Utilisation et résistance des antibiotiques

//  7 juin 2017  //  Dossiers, Santé Humaine et Sécurité Alimentaire  //  Commentaires fermés

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Par John Maday, rédacteur en chef, vétérinaire bovin, le 23 mai 2017 | 6 h HAE

L’utilisation d’antibiotiques à elle seule ne prédit pas nécessairement le risque de résistance qui affecte la santé publique.

Les résultats d’une étude menée par des chercheurs de l’Université d’Édimbourg en Écosse suggèrent que le volume de l’utilisation d’antibiotiques dans la production d’animaux destinés à la consommation humaine pourrait ne pas être un prédicteur fiable du niveau de résistance aux maladies affectant les humains.

(Traduction libre de Mylène Noël)

Les chercheurs disent que la perception commune serait que la réduction du volume d’antibiotiques utilisés dans l’agriculture profiterait à la santé humaine. Cependant, ils font remarquer qu’il existe actuellement un manque de preuves scientifiques pour soutenir ou contredire la suggestion.

Pour résoudre le problème, les chercheurs ont développé un modèle mathématique pour examiner les facteurs qui influent sur le risque de transfert des agents pathogènes résistants des animaux à la population humaine. Ils ont constaté que, « pour un large éventail de scénarios, la réduction du volume d’antibiotiques consommés par les animaux destinés à la consommation humaine a, en tant que mesure autonome, peu d’impact sur le niveau de résistance chez les humains ».

Ils ont également constaté que la réduction du taux de transmission de résistance des animaux aux humains peut être plus efficace que la simple réduction de la consommation d’antibiotiques chez les animaux vivants et que la réponse à toute intervention est fortement déterminée par le taux de transmission des êtres humains aux animaux.

Le rapport de recherche, intitulé « Modelling the Impact of Curtailing Antibiotic Usage in Food Animals on Antibiotic Resistance in Humans » (Modélisation de l’impact de la réduction de l’utilisation d’antibiotiques chez les animaux destinés à la consommation humaine sur la résistance aux antibiotiques chez l’homme), est publié dans The Royal Society: Open Science.

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Antibiotic Use and Resistance

By John Maday, Editor, Bovine Veterinarian May 23, 2017 | 6:00 am EDT

Antibiotic use alone might not predict the risk of resistance affecting public health.

Results of a study from researchers at the University of Edinburgh in Scotland suggest that the volume of antibiotic use in food-animal production might not serve as a reliable predictor of the level of resistance in diseases affecting humans.

The researchers note the common perception that reducing the volume of antibiotics used in agriculture would benefit human health. However, they note, there currently is a lack of scientific evidence to either support or contradict the suggestion.

To address the issue, the researchers developed a mathematical model to examine the factors influencing the risk of transferring resistant pathogens from animals into the human population. They found that, “for a wide range of scenarios, curtailing the volume of antibiotics consumed by food animals has, as a stand-alone measure, little impact on the level of resistance in humans.”

They also found that reducing the rate of transmission of resistance from animals to humans may be more effective than simply reducing consumption of antibiotics in food animals, and that response to any intervention is strongly determined by the rate of transmission from humans to animals.

The research report, titled “Modelling the Impact of Curtailing Antibiotic Usage in Food Animals on Antibiotic Resistance in Humans,” is published in The Royal Society: Open Science.

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