Une gestion responsable contribue à réduire l’empreinte hydrique de l’industrie canadienne du bœuf

//  26 janvier 2018  //  Dossiers, Production durable et environnement  //  Commentaires fermés

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L’eau est une ressource précieuse et personne ne la comprend mieux que les producteurs de boeuf canadiens. L’utilisation responsable de l’eau, de même que la gestion des terres et les soins aux animaux, sont fondamentaux pour les systèmes de production de bœuf canadiens.

Le Canada est déjà reconnu comme l’un des pays les plus économes en eau au monde en ce qui concerne l’utilisation de l’eau dans la production de viande bovine. Comme les producteurs et l’industrie sont déterminés à poursuivre leur amélioration, cette tendance devrait se poursuivre.

(Traduction libre de Mylène Noël)

Une étude récente a révélé que la quantité d’eau nécessaire pour produire un kilogramme de bœuf canadien a diminué de 17 pour cent entre 1981 et 2011. Bien que cette diminution soit significative, la réduction était encore plus marquée lorsque seule l’eau bleue (eau de surface et souterraine) était examinée, elle avait diminué de 20% sur la période de 30 ans.

L’étude, la plus complète à ce jour dans l’évaluation de l’empreinte hydrique de la production de bœuf canadienne a examiné l’intensité d’utilisation de l’eau «bleue» et «verte» (précipitations ou eau de pluie). Menée par des chercheurs de l’Université du Manitoba et d’Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) à Lethbridge, l’étude a révélé que l’eau potable consommée par les bovins représentait moins de un pour cent de l’eau totale utilisée pour la production de bœuf alors que l’eau requise (incluant l’eau de pluie) pour la croissance des pâturages, des cultures ou pour produire des aliments de sous-produits représentaient 99 pour cent de l’utilisation totale de l’eau liée à la production de viande bovine. Les aliments de sous-produits sont des aliments utilisables provenant d’autres types d’agro-traitement, ce qui représente un moyen précieux de recycler ces matériaux dans l’agriculture.

Le chercheur de l’Université du Manitoba, le Dr Getahun Legesse Gizaw, l’un des principaux chercheurs de l’étude, a cité plusieurs facteurs qui expliquent ces progrès. « Les améliorations liées à la production d’aliments pour animaux étaient principalement dues à l’amélioration de la productivité des cultures, avec des cultures fourragères plus performantes qui utilisent moins d’eau», a-t-il déclaré. « Des améliorations supplémentaires ont été apportées aux progrès de la production de boeuf, dans des domaines tels que l’augmentation du poids de la carcasse, l’efficacité de la reproduction et le gain quotidien moyen. Il y a également eu des investissements substantiels dans le sud de l’Alberta pour améliorer l’efficacité de l’infrastructure d’irrigation et réduire les pertes d’eau par évaporation dans une région où la plupart des bovins d’engraissement au Canada sont finis.

Bryan Thiessen, directeur de Namaka Farms près de Strathmore, en Alberta et président du Conseil de recherche sur les bovins de boucherie, a déclaré que la connaissance est cruciale pour les producteurs et l’industrie qui souhaitent améliorer la gestion responsable de l’eau. « Des études comme celle-ci aident à acquérir une compréhension globale de l’ensemble de l’empreinte environnementale de l’industrie, ce qui nous permet de continuer à fonctionner de manière efficace et responsable et de continuer à contribuer globalement à la production durable de boeuf. »

L’étude fait partie d’un projet plus vaste intitulé « Définir l’empreinte environnementale de la production de boeuf canadienne », qui a permis de constater que l’industrie canadienne du bœuf avait réduit ses émissions de gaz à effet de serre de 15% pendant la même période.

Vous pouvez trouver plus d’informations sur la façon dont les chercheurs ont calculé l’empreinte eau ici.

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