Un projet pilote sur le bœuf durable passe au niveau supérieur

//  5 août 2019  //  Traçabilité  //  Commentaires fermés

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Un financement fédéral pour Verified Beef Production Plus contribuera à rendre plus durable le programme de conservation du bœuf durable — tout en l’améliorant pour les producteurs participants.

La subvention fédérale de 602 000 $ aidera le projet pilote d’accélération de la durabilité du bœuf canadien à devenir un programme continu, a déclaré Shannon Argent, directrice commerciale de VBP+.

«Nous constatons une telle augmentation de la demande (pour du bœuf durable certifié) et nous ne voulons pas augmenter nos coûts de manière spectaculaire pour fournir les ressources dont nous avons besoin», a déclaré Mme Argent.

Tiré de agcanada – par Alexis Kienlien – Publié le 2 août 2019
| Traduction et adaptation libre par la rédaction |

«C’est pourquoi ce financement nous permettra d’automatiser certains processus pour pouvoir répondre à cette demande.»

L’argent sera utilisé pour améliorer la base de données de l’organisation afin qu’elle puisse converser avec une tierce partie.

«Nous ne faisons en sorte de mettre en place toutes les infrastructures nécessaires pour pouvoir fournir ce dont nous avons besoin pour nos initiatives de bœuf durable», a ajouté Mme Argent.

Les participants au projet pilote doivent être audités par VBP+ pour être certifiés et montrer qu’ils respectent les protocoles élaborés par la Table ronde canadienne sur le bœuf durable.

Les informations sur les personnes certifiées (un groupe comprenant également des documents d’information, des parcs d’engraissement et autres) doivent toutes être placées dans une base de données et le flux de bovins dans le système suivi. La base de données relie les informations des producteurs (avec leur autorisation) à un fournisseur tiers de la chaîne de conservation, tel que le Beef InfoXchange System (BIXS).

«Nous pouvons communiquer le statut des producteurs avec le cycle de vérification afin que, lorsqu’ils disent que les bovins passent par la chaîne de traçabilité, nous puissions valider le statut des producteurs et la provenance de ces bovins», a déclaré Shannon Argent.

La base de données a été construite grâce à des investissements que l’organisation a pu mobiliser grâce à des subventions gouvernementales.

Mais avec environ 1000 producteurs, fondants et parcs d’engraissement de vaches/veaux participant au programme, il reste beaucoup de données à garder en mémoire. Cela a rendu l’automatisation de certains de ces processus de plus en plus critique, a-t-elle noté.

Son organisation se penchera également sur les meilleures pratiques de gestion pour les protocoles de durabilité afin de les intégrer à la formation afin de garantir que les producteurs et les services de certification obtiennent la meilleure valeur.

Le programme pilote a débuté en 2017, lorsque Cargill a fourni une pièce essentielle du puzzle: accepter de traiter séparément les bovins certifiés dans le cadre du programme de développement durable du bœuf afin que le bœuf puisse être suivi via son usine et ses clients. L’année suivante, les producteurs inscrits au projet pilote ont commencé à recevoir des paiements allant de 10 $ à un peu plus de 20 $ par tête.

Cela a suscité plus d’intérêt pour le programme, a expliqué Shannon Argent.

«Il y a eu une augmentation du nombre de producteurs qui souhaitent être certifiés sur VBP+ pour accéder à ces programmes», a-t-elle déclaré.

Puisque VBP+ est un organisme de certification de la Table ronde canadienne sur le bœuf durable, les producteurs qui le subissent sont automatiquement certifiés.

«Nous essayons de diviser les services que nous fournissons», a déclaré Mme Argent. «Les services de livraison d’audit — c’est ainsi que nous aidons les producteurs à contribuer à la chaîne de développement durable certifiée. Et ensuite, notre formation est une autre partie de notre travail dans laquelle nous pouvons aider les producteurs à avoir accès à des ressources pour pouvoir raconter leur histoire de durabilité et obtenir la certification.»

Les producteurs paient pour suivre le programme VBP+ (le coût varie d’une province à l’autre) mais les subventions ont été essentielles à la création du système, a-t-elle ajouté.

«Nous devons également créer un programme autonome. Nous utilisons ces subventions gouvernementales comme levier pour nous assurer que nous pouvons automatiser dans la mesure du possible et réduire les coûts d’audit.»

Pour faire partie de VBP+, les producteurs suivent la formation et sont audités la première année. La deuxième année, ils ont une évaluation record. La troisième année est une auto-déclaration et ils sont soumis à un nouvel audit la cinquième année.

«Cela répond aux besoins de nos utilisateurs finaux», a conclu Mme Argent.

Source : https://www.agcanada.com/2019/08/sustainable-beef-pilot-moves-up-to-the-next-level

 

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