Un nouveau rapport identifie les défis à court et à long terme de la COVID-19

//  7 mai 2020  //  Dossiers, Gestion, Gouvernement, Marchés  //  Commentaires fermés

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L’Institut canadien des politiques agroalimentaires a identifié des problèmes à court et à long terme affectant la résilience du système alimentaire.

Dans un rapport résultant d’une discussion avec 40 intervenants, le groupe de réflexion basé à Ottawa a déclaré que la chaîne d’approvisionnement fonctionnait bien mais que l’incertitude persistait.

Selon le rapport, de nombreux défis auxquels l’industrie est actuellement confrontée sont liés à la logistique. L’offre n’est pas considérée comme une préoccupation élevée, mais le transport, la distribution et le stockage de cette offre dans les rayons des détaillants le sont.

Tiré de Western Producer – par DC Fraser – Publié le 1er mai 2020
| Traduction et adaptation libre par la rédaction |

Le rapport note que l’absentéisme des travailleurs est en hausse de 10% chez les fournisseurs d’intrants, les usines, les entrepôts et les détaillants, et que les travailleurs des ports, y compris les inspecteurs, craignent de tomber malades, créant un arriéré d’ingrédients ou de produits importés nécessaires pour maintenir efficacement la chaîne d’approvisionnement. en fonctionnement.

«Sans une bonne planification, il y a un risque de fermeture temporaire d’usines entières. Nous avons déjà vu cela se produire dans deux usines de porc au Québec, une usine de bœuf en Alberta et une épicerie en Ontario », indique le rapport.

«De nombreux participants ont souligné que lorsqu’il y a des problèmes en aval, il y a des conséquences pour les secteurs en amont, comme le cas de l’abattage de porcs prêts à la commercialisation à la suite de la fermeture d’une usine.»

Le rapport faisait également état de préoccupations concernant une pénurie de main-d’œuvre qualifiée, comme les chauffeurs de camion, les mécaniciens et les travailleurs d’entretien amenés à réparer du matériel, dont une grande partie était spécialisé et importé d’Europe ou des États-Unis.

«Ainsi, la rétention de travailleurs qualifiés ainsi que le recrutement de nouveaux et une formation appropriée pour faire face aux licenciements requis en cas de maladie et d’absentéisme des travailleurs restent des problèmes importants», a indiqué le rapport, publié le 27 avril.

Notant que les usines de transformation ne peuvent pas vendre leurs produits sans inspecteurs, le rapport a soulevé des préoccupations quant à la disponibilité des inspecteurs.

«Cela peut conduire à des ralentissements dans les chaînes d’approvisionnement», a déclaré le rapport, ajoutant plus tard, «permettre une certaine flexibilité dans l’application des réglementations dans les usines, pendant le transport d’animaux vivants et de produits de base et interprovincial et transfrontalier permettrait moins de rigidité et moins de goulots d’étranglement potentiels dans le système.»

Le rapport reconnaît que certains participants s’inquiètent du «manque de préparation aux situations d’urgence de certaines entreprises en termes de gestion des risques liés aux agents pathogènes et à la sécurité sanitaire des aliments et au manque de préparation du gouvernement et de l’industrie où les régulateurs se sont tenus à l’écart en attendant que l’industrie réagisse».

L’ICPA a également conclu dans le rapport que des plans appropriés n’avaient pas été mis en place après la crise de 2003 de l’ESB.

«Des plans de continuité des activités devaient être élaborés avec des outils pour répondre aux catastrophes naturelles et aux pandémies», indique le rapport. «Il incombait à la chaîne d’approvisionnement de cartographier les faiblesses du système afin de pouvoir identifier rapidement où les défis se poseront après la crise de l’ESB.»

«Cela ne semble pas avoir été fait.»

Malgré ce travail qui n’est pas fait, l’ICPA affirme que des données numériques et des règles plus facilement accessibles introduites par la Loi sur la salubrité des aliments au Canada ont aidé à surveiller les opérations au sein de la chaîne alimentaire.

Plusieurs participants au dialogue dirigé par l’ICPA ont exprimé des préoccupations concernant la sécurité alimentaire et l’augmentation du nombre de ménages en situation d’insécurité alimentaire en raison du manque de revenus et de l’augmentation des prix des denrées alimentaires.

On s’attend à ce que les préoccupations concernant la sécurité alimentaire augmentent si les fermetures forcées d’entreprises se poursuivent.

Les participants au dialogue ont également reconnu l’impact des décisions vieilles de plusieurs décennies sur la chaîne d’approvisionnement alimentaire nationale. La concentration croissante sur le commerce et les marchés d’exportation plutôt que sur les capacités nationales de transformation et d’approvisionnement a conduit à de nombreux défis rencontrés aujourd’hui.

«Il faut mettre davantage l’accent sur la garantie de pouvoir l’approvisionner en personnel en cas de nouvelle pandémie ou de catastrophe naturelle», indique le rapport.

Source : https://www.producer.com/2020/05/new-report-identifies-short-long-term-challenges-of-covid-19/

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