Tendances de la viande: les pauvres doivent «bénéficier» de la hausse de la production alimentaire

//  25 janvier 2018  //  Dossiers, Production durable et environnement  //  Commentaires fermés

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FAO: plus d’agriculture, nécessaire pour soutenir la production alimentaire croissante, peut sortir les pauvres des régions rurales de la pauvreté

Dans une publication du 23 janvier 2018 écrite par Oscar Rousseau du GlobalMeatnews.com, selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), les éleveurs pauvres ne doivent pas être mis de côté par des entreprises «capitalistiques» alors que le monde se prépare à nourrir neuf milliards de bouches d’ici 2050.

Le secteur de l’élevage doit créer des moyens de subsistance pour les pauvres des zones rurales à un moment où la demande pour l’élevage de viande devrait augmenter au cours des trois prochaines décennies. C’est ce qu’a déclaré le directeur général de la FAO, José Graziano da Silva, qui a averti que les pauvres dans le monde devraient avoir la possibilité de se sortir de la pauvreté par l’élevage.

L’élevage joue un rôle crucial dans la lutte contre la pauvreté affirme Rousseau. La FAO souhaite que davantage de pauvres, et pas seulement des abattoirs de viande capitalistes du monde, puissent en bénéficier, car davantage de bétail devra être élevé à l’avenir pour répondre à la demande croissante de viande.

Selon Rousseau, Graziano da Silva aurait déclaré que plus de la moitié des ruraux pauvres du monde dépendent de l’élevage, et ils doivent être dotés des compétences, connaissances et technologies appropriées pour participer à cette croissance attendue et bénéficier de cette croissance plutôt que d’être mis de côté en développant de grandes opérations capitalistiques.

La FAO veut des chaînes d’approvisionnement en viande «plus vertes»

Un changement global vers des systèmes agricoles moins intensifs aurait également des avantages environnementaux, ajoute Rousseau. La FAO estime que les émissions de méthane à la ferme peuvent être réduites jusqu’à 30% dans tous les systèmes de produits en adoptant le pâturage régénérateur, la sélection du fourrage et un meilleur recyclage des nutriments et de l’énergie provenant des déchets d’élevage.

M. Graziano aurait ajouté qu’avec des pratiques améliorées et intelligentes face au climat, nous pouvons rapidement mettre en place des chaînes d’approvisionnement pour le bétail plus durables et plus écologiques.

La FAO souhaite encourager davantage d’élevages à répondre à la demande croissante de viande tout en pilotant des innovations pour réduire l’empreinte carbone de l’industrie. Selon la FAO, c’est un acte de jonglerie compliqué par le fait que l’élevage génère plus d’émissions de gaz à effet de serre que les autres sources de nourriture (14,5% de toutes les émissions anthropiques).

Graziano s’exprimait lors du 10ème Forum mondial pour l’alimentation et l’agriculture à Berlin, où il a souligné sa vision pour les agriculteurs ruraux qui s’approprient une plus grande part de l’élevage, a écrit Rousseau.

Par Mylène Noël

Rédactrice et recherchiste web

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