Temple Grandin : «les mêmes problèmes de conformation des porcs apparaissent maintenant chez certains bovins»

//  8 septembre 2018  //  Bien-être et Santé animale  //  Commentaires fermés

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Pendant des années, le Dr. Temple Grandin a déclaré que l’industrie devait changer ses pratiques et faire disparaître les porcs fatigués. Récemment, elle a visité une usine américaine avec des porcs lourds et sur plus de 1 000 animaux, il n’y avait qu’un seul descendant non ambulatoire. Les porcs ont été observés lors du déchargement et de la manutention des camions sur les étourdisseurs. Encore plus étonnant, la température était supérieure à 100 ° F. Le Dr. Grandin était avec des visiteurs et ils demandaient à quoi servait le palan. À l’époque de nombreux dérapages, il était évident que le palan était utilisé.

Dans un article par sur le site meatpoultry.com, le Dr. Grandin explique que les mêmes problèmes notés chez les porcs apparaissent maintenant chez les bovins.

Par Dr. Temple Grandin – Publié le 6 septembre 2018
| Traduction et adaptation libre par la rédaction |

Comment l’ont-ils fait? Il y avait trois facteurs:

1) la sélection génétique pour la conformation de la jambe;

2) les producteurs qui traversent leurs enclos pour habituer les cochons à s’éloigner tranquillement;

3) une faible dose de ractopamine ou de ractopamine.

Il était évident qu’ils avaient travaillé sur la sélection génétique. Les défauts graves, tels que les jambes postérieures (trop droites), les chevilles effondrées et les jambes tordues étaient absents. Si un cochon marche sur ses griffes de rosée, le pied est anormal. Il n’y avait pas de cochons sauvages qui soient devenus fous quand une personne est entrée dans les enclos de l’usine. Lors d’autres visites de plantes, j’ai observé que la réduction de la dose de ractopamine avait également permis d’améliorer considérablement le pourcentage de porcs fatigués. Le résultat final est le résultat. Ils ont obligé les porcs fatigués non ambulatoires à s’en aller, et ils l’ont fait quand il faisait extrêmement chaud. Tout ce travail devait être fait à la ferme. Les conditions à l’usine sont restées les mêmes.

Et les problèmes avec le bœuf…

Je travaille dans le secteur de l’élevage depuis de nombreuses années. Il y a quinze ans, les problèmes de bovins d’engraissement boiteux ou fatigués n’existaient pas. Il y a plusieurs raisons à cela. Le bétail nourri aujourd’hui est plus lourd et plus jeune. Malheureusement, certains producteurs répètent les erreurs que corrige l’industrie porcine. Les mêmes problèmes de conformation des jambes chez les porcs apparaissent maintenant chez certains bovins. La sélection sans discernement des caractères de la carcasse est liée à la faiblesse des pieds et des jambes. Il existe deux principaux défauts génétiques facilement observables : les chevilles effondrées où les bovins marchent sur leurs griffes de rosée et leur griffe torsadée (pied en tire-bouchon). Lorsque l’animal vieillit, ses orteils commencent à se croiser.

Il y a aussi trois autres problèmes:

1. Il est important que le bétail soit habitué aux personnes qui entrent et sortent des enclos par une personne à pied.

2. Utilisation de ractopamine mal gérée. Le temps chaud peut aggraver les problèmes. Les données collectées à partir de vastes enquêtes auprès de l’industrie montrent que la boiterie chez les bovins allaités augmente en été.

3. Élever du bétail sur du béton nu. Si les bovins restent trop longtemps sur du béton nu, ils auront des articulations du genou enflées et seront boiteux.

Là encore, l’industrie devrait faire disparaître le problème des bovins boiteux. L’industrie du porc a montré qu’elle avait des producteurs qui l’ont fait. L’industrie du bœuf devrait s’assurer de ne pas laisser les mauvaises choses devenir normales. Une surveillance et une documentation constantes des boiteries et des abaissements sont essentielles. Les bovins nourris au bœuf doivent être signalés au parc d’alimentation.

Quand ils se reposent, les bovins normaux vont rentrer les deux pattes avant sous leur corps. C’est la position normale. S’ils se couchent avec une jambe repliée sous et l’autre jambe avant, cette jambe fait mal. Une variété de causes peut amener le bétail à se trouver dans cette position anormale. C’est un résultat qui peut être facilement observé. Si les administrateurs de la cour voient beaucoup de bétail allongé avec une patte avant étendue, il faut le photographier et envoyer la photo au parc d’engraissement.

Il existe quelques pauvres exploitants d’élevage de bétail qui continuent d’envoyer des bovins d’engraissement gravement boiteux dans des usines de conditionnement. Il y a aussi des animaux fous parce qu’ils ne sont pas habitués aux personnes qui les entourent à pied. Il y a de graves problèmes de bien-être. Les gérants de pâturages changeront de comportement s’ils savent que s’ils envoient quelque chose de méchant à l’usine, ils seront photographiés et documentés.

Source : https://www.meatpoultry.com/articles/20108-temple-grandin-upstream-awareness

 

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