Steve Kay – Canadian Cattlemen – Analyse des marchés des bovins

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La demande de viande est l’histoire de la décennie

Publié: décembre 1, 2017

L’industrie de l’élevage en Amérique du Nord ne doit pas oublier, toute la richesse de l’industrie vient des consommateurs au pays et à l’étranger. Les producteurs de bovins et de porcs peuvent se sentir très éloignés de ces consommateurs. mais ce sont eux qui déterminent si les producteurs peuvent gagner leur vie ou non.

L’industrie l’a réalisé de plus en plus au cours des 20 dernières années. Des efforts considérables ont été déployés pour mieux comprendre ce que les consommateurs préfèrent et pour produire du boeuf et du porc qui répondent à ces préférences. C’est pourquoi, par exemple, les industries du bœuf au Canada et aux États-Unis se sont concentrées sur la production d’un produit plus homogène et que les transformateurs de bœuf se sont rapidement mis à produire des coupes avec un minimum de gras extérieur.

(Traduction libre de Mylène Noël)

Tout cela a permis aux consommateurs d’Amérique du Nord de profiter des meilleurs produits de bœuf et de porc de qualité, frais ou transformés de l’histoire. Ils ont aussi la plus grande variété de choix de viandes en ce qui concerne la façon dont elles ont été produites. Par exemple, les consommateurs peuvent acheter du bœuf produit de manière conventionnelle, du bœuf produit sans stimulants de croissance ou antibiotiques, du bœuf nourri entièrement à l’herbe et du bœuf biologique nourri au grain ou à l’herbe. Les consommateurs ont l’embarras du choix par rapport à il y a 20 ans.

La consommation de viande rouge est donc solide. Mais parce que l’industrie bovine est toujours cyclique par nature, la consommation est affectée par la disponibilité. Ceux qui sont en dehors de l’industrie affirment souvent que les consommateurs mangent moins de bœuf pour des raisons diététiques ou autres. Ce n’est tout simplement pas vrai. Les consommateurs mangent plus ou moins de viande de boeuf uniquement en raison de la disponibilité, qui détermine la consommation par habitant. L’équation qui détermine la consommation est: la production nationale plus les importations moins les exportations, divisée par la population.

Les sévères sécheresses des États-Unis de 2010 à 2012 ont fortement réduit le nombre de bovins et, par conséquent, la production nationale de bœuf. Le résultat est que la consommation est tombée à 54,2 livres par personne en 2014 et à un niveau record de 54,0 livres en 2015. La reconstruction du troupeau a commencé en 2014 et la production a augmenté. La consommation est ainsi passée à 55,6 livres par personne en 2016. Elle passera à 57,6 livres cette année et à 58,5 livres en 2018. Tout cela à cause de l’augmentation de la production nationale. Je trouve ça drôle que ces mêmes personnes à l’extérieur de l’industrie n’aient pas remarqué que les Américains mangent beaucoup plus de boeuf.

En 2017, les consommateurs ont encore plus fait leurs preuves. L’année a commencé avec de sombres prévisions, provenant principalement d’analystes financiers, selon lesquelles les États-Unis allaient être enterrés sous un mur de protéines, car les prévisions annonçaient des hausses des viandes rouges et des volailles. Le mur imminent allait mettre en péril les profits des producteurs et des transformateurs de viande et tout entraîner à la baisse, des prix à terme du bétail aux prix des actions des sociétés.

Ce qui s’est produit est à peu près le contraire. Les transformateurs de viande bovine et de porc des États-Unis continuent d’enregistrer des marges d’exploitation record et les transformateurs de poulet connaissent une excellente année. Les marges d’engraissement des bovins se sont bien tenues jusqu’à récemment, alors qu’elles ont plongé dans le rouge. En ce moment, elles se rétablissent, car les prix des bovins vivants ont commencé à se redresser à la mi-septembre. Les producteurs vache-veau ont également connu une hausse des prix des veaux et des yearlings à l’automne.

Les États-Unis sont toujours en ligne pour produire un record de 100,5 milliards de livres de viande rouge et de volaille cette année. La production de boeuf jusqu’à présent cette année est en hausse de 4,2 pour cent par rapport à la même période l’année dernière. La production de porc a augmenté de 3,0% et la production de poulets de chair de 1,2%. Mais les craintes du mur de viande se sont évaporées. C’est parce que la forte demande pour toutes les protéines à la maison et à l’étranger a effacé toute cette viande supplémentaire. En fait, la demande est la plus forte depuis des années et est devenue l’histoire de la décennie.

Par Steve Kay

Publié: 8 décembre 2017

 

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Taking notice of the drivers in cattle markets

By Steve Kay

Published: June 9, 2017

When markets behave unexpectedly, it’s valuable to look back and see what the key drivers were to create such conditions. That’s just as true for cattle and beef markets as it is for financial markets. In the case of the first two in the U.S, aggressive feedlot marketings and better than expected beef demand at home and abroad led to a much more successful first quarter than expected. It also boosted live cattle prices in Canada.

Cash live cattle prices week after week were much higher than had been forecast at the start of the year and boxed beef prices rallied strongly from mid-February to the end of March. Cattle feeders helped their cause by marketing cattle as aggressively as possible. This kept them current in their marketings and allowed carcass weights to decline seasonally much more than last year. For example, the second last week of the quarter saw steer weights average 868 pounds, down 19 pounds on the same week last year, and heifer weights average 816 pounds, down 10 pounds.

Record heavy carcasses in the fall of 2015 sank the market so cattle feeders vowed not to let this occur again. Feedlots began this year with aggressive marketings in January. The number of cattle marketed out of feedlots 1,000 head or larger was up 57,000 head or 3.6 per cent on January last year. The pace quickened in February, which saw 162,000 head or 10.2 per cent more cattle marketed. March also saw a strong year-on-year increase. Early forecasts of March marketings put them up about 90,000 head or 5.4 per cent on last year, after subtracting 4.5 per cent for one more slaughter day this year than last.

The market began the year with forecasts that cash live cattle prices would average US$114 per cwt live. But cash prices (basis USDA’s five-area steer price) put in their weekly low for the quarter the first week of January at US$117.67 per cwt live and never looked back. They rallied strongly from mid-February to put in a high for the quarter of US$130.91 per cwt the week ended March 26.

They declined more than US$3 per cwt the week after that. But they still averaged US$123.02 per cwt for the quarter. This was down 8.3 per cent from the $134.81 per cwt average of 2016’s first quarter. But analysts had forecast prices to be down 15.4 per cent from last year. Analysts’ early January forecasts were for second-quarter prices to average US$112 per cwt live. But barring a big price collapse, which appears unlikely, second-quarter prices might average around US$117 per cwt, according to analysts’ upwardly revised forecasts.

Boxed beef prices during the quarter also far exceeded expectations, also from mid-February when they advanced in tandem with live cattle prices. USDA’s comprehensive boxed beef cutout, which includes cuts, grinds and trim, averaged US$198.33 per cwt the first week of January. It declined to a low for the quarter of US$190.37 per cwt the week ended February 10. But it advanced each of the next six weeks to an average of US$216.60 per cwt the week ended March 24 before declining slightly the following week.

Interestingly, the Choice cutout exceeded the overall cutout in only two of the quarter’s 13 weeks. So the real strength in the cutout came through the Select cutout and a big rally in the price of grinds and trim. Fatty trimmings from steers and heifers (50CL) more than doubled in value during the quarter. Demand for all types of beef certainly made the quarter better than expected for cattle feeders and packers.

 

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