Steve Kay – Canadian Cattlemen – Analyse des marchés des bovins

//  16 juin 2017  //  Analyses de marché, Marchés, Steve Kay (Cattle Buyers Weekly)  //  Commentaires fermés

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Tenir compte des moteurs des marchés des bovins

Publié: 9 juin 2017

Lorsque les marchés se comportent de manière inattendue, c’est important de regarder en arrière et de voir quels ont été les facteurs clés qui ont créé de telles conditions. C’est aussi vrai pour les marchés des bovins et du bœuf que pour les marchés financiers. Dans le cas des deux premiers, aux États-Unis, les mises en marché agressives des parcs d’engraissement et la demande pour le boeuf meilleure que prévue, à la maison et à l’étranger, ont donné un premier trimestre beaucoup plus réussi que prévu. Cela a également stimulé les prix des bovins vivants au Canada.

(Traduction libre de Mylène Noël)

Semaine après semaine, les prix au comptant des bovins vivants étaient beaucoup plus élevés ce qui avait été prévu en début d’année et les prix du boeuf en boîte ont connu une forte hausse entre la mi-février et la fin du mois de mars. Les engraisseurs d’embouche ont aidé leur cause en commercialisant le bétail aussi agressivement que possible. Cela les a maintenus à jour dans leurs mises en marché et a permis aux poids des carcasses de diminuer de façon saisonnière, beaucoup plus que l’année dernière. Par exemple, les bouvillons dans la deuxième dernière semaine du trimestre pesaient en moyenne 868 livres, en baisse de 19 livres par rapport à la même semaine l’année dernière et les poids des génisses étaient en moyenne 816 livres, en baisse de 10 livres.

Le poids lourd record des carcasses de l’automne de 2015 a fait couler le marché. C’est pourquoi les engraisseurs d’embouche avaient promis qu’ils ne laisseraient pas ça se reproduire. Les parcs d’engraissement ont commencé cette année avec des mises en marchés agressives en janvier. Le nombre de bovins commercialisés des parcs d’engraissement de 1 000 têtes ou plus a augmenté de 57 000 têtes ou 3,6% par rapport à janvier de l’année dernière. Le rythme s’est accéléré en février, il a enregistré une hausse de 162 000 têtes ou 10,2% plus de bovins mis en marché. Mars a également connu une forte augmentation sur un an. Les prévisions anticipées des marchés de mars les avaient haussées d’environ 90 000 têtes ou de 5,4% par rapport à l’année dernière, après avoir soustrait 4,5% pour un jour de plus d’abattage cette année que la dernière.

Le marché a débuté l’année avec des prévisions indiquant que les prix au comptant des bovins vivants atteindraient une moyenne de 114 $ US par quintal vivant. Mais, la première semaine de janvier, les prix au comptant (selon le prix de base de l’USDA du 5 zones des bouvillons) ont eu leur plus bas prix hebdomadaire du trimestre à 117,67 $ US par quintal vivant et n’ont ensuite jamais regardé en arrière. Ils ont fortement monté à partir de la mi-février pour atteindre un niveau élevé de 130,91 $ US par quintal la semaine qui se terminait le 26 mars.

Ils ont diminué de plus de 3 $ US le quintal la semaine qui a suivi. Mais ils avaient encore une moyenne de 123,02 $ US par quintal pour le trimestre. C’était une baisse de 8,3% par rapport à la moyenne de 134,81 $ du premier trimestre de 2016. Mais les analystes ont estimé que les prix diminueraient de 15,4 pour cent par rapport à l’année dernière. Au début janvier, les analystes avaient prévu que les prix du deuxième trimestre auraient une moyenne de 112 $ US par quintal vivant. Mais, selon les prévisions révisées à la hausse par les analystes, à moins qu’il y ait un effondrement du prix, ce qui semble improbable, les prix du deuxième trimestre pourraient atteindre une moyenne d’environ 117 $ US par quintal.

Les prix du boeuf en boîte au cours du trimestre ont également dépassé les attentes, et ceci aussi à partir de la mi-février alors qu’ils progressaient en tandem avec les prix du bétail vivant. La découpe complète du boeuf en boite de l’USDA, qui comprend les coupes, les broyages et les garnitures, a été en moyenne à 198,33 $ US par quintal la première semaine de janvier. La semaine se terminant le 10 février, elle a diminué à 190,37 $US par quintal, le plus bas du trimestre. Mais elle a ensuite monté chacune des six semaines qui ont suivi pour atteindre une moyenne de 216,60 $ US par quintal la semaine se terminant le 24 mars avant de diminuer légèrement la semaine suivante.

Il est intéressant de noter que la découpe Choice a dépassé la découpe globale en seulement 13 semaines. Ainsi, la force réelle de la découpe est arrivée grâce à la découpe Select et la forte hausse du prix des broyages et des garnitures. Les garnitures grasses des bouvillons et des génisses (50CL) ont plus que doublé en valeur au cours du trimestre. La demande pour tous les types de boeuf a certainement amélioré, plus que prévu, le trimestre pour les engraisseurs et les abattoirs.

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Taking notice of the drivers in cattle markets

By Steve Kay

Published: June 9, 2017

When markets behave unexpectedly, it’s valuable to look back and see what the key drivers were to create such conditions. That’s just as true for cattle and beef markets as it is for financial markets. In the case of the first two in the U.S, aggressive feedlot marketings and better than expected beef demand at home and abroad led to a much more successful first quarter than expected. It also boosted live cattle prices in Canada.

Cash live cattle prices week after week were much higher than had been forecast at the start of the year and boxed beef prices rallied strongly from mid-February to the end of March. Cattle feeders helped their cause by marketing cattle as aggressively as possible. This kept them current in their marketings and allowed carcass weights to decline seasonally much more than last year. For example, the second last week of the quarter saw steer weights average 868 pounds, down 19 pounds on the same week last year, and heifer weights average 816 pounds, down 10 pounds.

Record heavy carcasses in the fall of 2015 sank the market so cattle feeders vowed not to let this occur again. Feedlots began this year with aggressive marketings in January. The number of cattle marketed out of feedlots 1,000 head or larger was up 57,000 head or 3.6 per cent on January last year. The pace quickened in February, which saw 162,000 head or 10.2 per cent more cattle marketed. March also saw a strong year-on-year increase. Early forecasts of March marketings put them up about 90,000 head or 5.4 per cent on last year, after subtracting 4.5 per cent for one more slaughter day this year than last.

The market began the year with forecasts that cash live cattle prices would average US$114 per cwt live. But cash prices (basis USDA’s five-area steer price) put in their weekly low for the quarter the first week of January at US$117.67 per cwt live and never looked back. They rallied strongly from mid-February to put in a high for the quarter of US$130.91 per cwt the week ended March 26.

They declined more than US$3 per cwt the week after that. But they still averaged US$123.02 per cwt for the quarter. This was down 8.3 per cent from the $134.81 per cwt average of 2016’s first quarter. But analysts had forecast prices to be down 15.4 per cent from last year. Analysts’ early January forecasts were for second-quarter prices to average US$112 per cwt live. But barring a big price collapse, which appears unlikely, second-quarter prices might average around US$117 per cwt, according to analysts’ upwardly revised forecasts.

Boxed beef prices during the quarter also far exceeded expectations, also from mid-February when they advanced in tandem with live cattle prices. USDA’s comprehensive boxed beef cutout, which includes cuts, grinds and trim, averaged US$198.33 per cwt the first week of January. It declined to a low for the quarter of US$190.37 per cwt the week ended February 10. But it advanced each of the next six weeks to an average of US$216.60 per cwt the week ended March 24 before declining slightly the following week.

Interestingly, the Choice cutout exceeded the overall cutout in only two of the quarter’s 13 weeks. So the real strength in the cutout came through the Select cutout and a big rally in the price of grinds and trim. Fatty trimmings from steers and heifers (50CL) more than doubled in value during the quarter. Demand for all types of beef certainly made the quarter better than expected for cattle feeders and packers.

 

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