Remettre les pâturages à la mode

//  19 septembre 2019  //  Nutrition, Production durable et environnement  //  Commentaires fermés

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Dépassés les pâturages comme concept? La Journée à foin du CQPF a tenté de prouver le contraire avec une brochette d’experts invités à l’événement.

Les vaches paissant dans les prés des campagnes pourraient devenir plus qu’une image de carte postale ou encore un souvenir nostalgique. Loin d’être réservés aux bovins de boucherie ou encore aux producteurs de lait bio, les pâturages ont du bon pour tout le monde et auraient le mérite d’être de nouveau envisagés dans les modèles de gestion en production laitière, ont fait valoir différents spécialistes invités à la Journée à foin du Conseil québécois des plantes fourragères (CQPF).

Tiré de lebulletin.com – par Céline Normandin – Publié le 12 septembre 2019
| Adaptation libre par la rédaction |

C’est sous un soleil radieux que l’événement a eu lieu à la ferme Macdonald sur le campus de l’Université McGill, située à Sainte-Anne-de-Bellevue. Près de 160 participants ont pris part à l’activité, dont une soixantaine d’étudiants de 2e et 3e année du programme Farm Management Technolgy de l’Université McGill. La matinée a été consacrée à de nombreuses présentations d’experts ainsi qu’à un témoignage d’éleveurs de bovins, tandis que l’après-midi a fait place à des démonstrations sur le terrain.

Robert Berthiaume, agronome et consultant indépendant a lancé le bal en discutant du choix des espèces dans un contexte de changements climatiques. Avec l’objectif d’obtenir un pâturage qui offrira suffisamment aux animaux durant toute la saison, le défi est en effet complexe. Le choix des espèces doit se baser selon lui sur quelques règles simples, tel qu’éviter la surpaissance, respecter le temps de repos des plantes et de resemer si la terrain est trop dégradé, que ce soit par le piétinement ou des aspects climatiques. Le guide des plantes fourragères du CRAAQ édité en 2005 est toujours de mise. Quelques pratiques valent la peine d’être étudiées en plus, que ce soit les céréales d’automne ou l’apport des annuelles. Quelques nouveautés valent aussi le détour, comme le trèfle d’Alexandrie dans les légumineuses ou le festulolium pour les graminées de climat froid ou encore les hybrides sucrés du genre sorgho|soudan. La variété est aussi un atout pour un approvisionnement tout le long de la saison, avec le lotier à considérer dans les mélanges.

La séquestration du carbone dans les sols en production fourragère est un enjeu également à peser comme producteur, a fait valoir Denis Auger, chercheur à Agriculture et Agroalimentaires Canada, au centre de recherche de Sainte-Foy. Les sols cultivés au Québec ont vu une détérioration de leur matière organique de l’ordre de 25 à 29%, selon des données du début des années 1990. En plus d’adopter des pratiques culturales qui favorisent la captation de carbone, comme le semis-direct, les études ont démontré que les cultures fourragères permettaient de capter deux fois plus de carbones que les cultures annuelles, en plus de d’apporter une meilleure structure du sol grâce aux systèmes racinaires.

Parmi les témoignages, notons ceux des es propriétaires des Ferme Barrette, Ferme Mario Hamelin et Ferme Mathieu Palerme qui ont pour fait part de leur utilisation du pâturage pour leurs troupeaux de bovins, qui va de 180 à 150 jours. Même avec des stratégies différentes qui leur ont permis de moins souffrir de la sécheresse, ils se sont dit gagnants quant à leurs choix. En faisant paître leurs animaux dans des prairies bien entretenues, ils ont évité la fauche et le stress lié aux foins. Un choix également économique, soit presque deux fois moins cher en coût de production par bête par année.

Lisez l’article complet : https://www.lebulletin.com/cultures/remettre-les-paturages-a-la-mode-101711

 

 

 

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