Rapport de la CCA : mettre l’accent sur l’exportation et régler les problèmes locaux

//  10 mai 2019  //  Commerce international et Accords commerciaux, Dossiers, Gestion, Marchés  //  Commentaires fermés

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Avril a été un mois occupé avec des réunions des membres provinciaux à assister et une visite et une visite répétée avec la ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, Marie-Claude Bibeau, à Ottawa. Nous sommes heureux que le ministre soit disposé à entendre nos points de vue sur des questions importantes pour les producteurs de bœuf canadiens. En mars, le ministre a annoncé un nouveau financement pouvant aller jusqu’à 31 millions de dollars pour augmenter le nombre de chiens détecteurs dans les aéroports canadiens afin d’empêcher les produits de viande importés illégalement d’entrer au Canada. Le financement, qui fait partie du budget 2019, protégera le Canada contre la peste porcine africaine et contribuera à réduire le risque actuel de maladies hautement contagieuses comme la fièvre aphteuse au Canada.

Tiré de canadiancattlemen.ca – par David Haywood-Farmer – Publié le 9 mai 2019
| Traduction et adaptation libre par la rédaction |

Le budget fédéral de 2019 comportait plusieurs points d’intérêt pour l’industrie canadienne du bœuf. La clé est l’annonce d’un projet pilote d’immigration de trois ans visant à recruter des travailleurs agricoles à temps plein et non saisonniers, qui comprendra une voie d’accès à la résidence permanente. Cette évolution correspond à la position de l’industrie consistant à augmenter la main-d’œuvre agricole canadienne avec des travailleurs étrangers en voie de devenir un résident permanent. Nous encourageons le gouvernement à mettre en œuvre ce projet pilote dès que possible. L’agriculture et le secteur de la viande bovine ont besoin d’une main-d’œuvre fiable pour pouvoir tirer parti des possibilités qui s’offrent à nous.

Les importations de bœuf canadien au Japon ont augmenté en volume et en valeur depuis la mise en œuvre de l’Accord global et progressif pour le partenariat transpacifique (CPTPP) le 30 décembre 2018. Le 1 er avril 2019, la deuxième série de réductions tarifaires est entrée en vigueur, réduire les droits de douane sur le bœuf canadien frais et congelé à 26,6%, de nouvelles réductions devant se poursuivre au cours des prochaines années. La réduction initiale des droits de douane du 30 décembre avait ramené le droit de douane japonais sur le bœuf de 38,5% à 27,5% sur le bœuf frais canadien et à 26,9% sur le bœuf congelé. Les tarifs ont également été réduits pour une gamme de produits à base d’abats populaires au Japon.

La CCA surveille de près l’utilisation du bœuf canadien au Japon dans le cadre du PPPC. Avec plusieurs facteurs en jeu, il faudra au moins un an pour pouvoir dégager une tendance claire. Les facteurs à surveiller comprennent les hauts et les bas de la saisonnalité et le comportement d’achat des importateurs japonais après le PPCP, qui ne sont plus freinés par les inquiétudes relatives au déclenchement d’une mesure de sauvegarde qui aurait porté le droit de douane à 50%. En outre, à la fin du mois de février, les autorités japonaises étaient sur le point de recommander l’élimination de la prescription selon laquelle le bœuf importé devait provenir de bovins âgés de moins de 30 mois. La CCA prévoit que ce développement pourrait être approuvé d’ici la mi-2019, augmentant ainsi la capacité d’exporter de la viande bovine au Japon.

Les statistiques d’importation japonaises initiales pour janvier 2019 indiquaient des gains de volume positifs des importations de bœuf et d’abats canadiens. Le volume pour janvier 2019 était de 3 545 tonnes métriques, soit plus du triple du volume de décembre 2018, soit à peu près autant qu’en janvier 2018. Le volume de janvier 2019 est également supérieur (57,6%) à la moyenne mensuelle des expéditions en 2018.

En février 2019, les statistiques d’importation japonaises indiquent que 2 455 tonnes de bœuf canadien et d’abats ont été exportés au Japon. Comme la plupart des exportations de bœuf du Canada au Japon appartiennent à la catégorie des produits surgelés, les importateurs peuvent choisir le moment d’arrivée du produit. La différence entre les données japonaises entre janvier et février indique que les importateurs ont retenu leurs produits jusqu’à l’entrée en vigueur du CPTPP afin de bénéficier de tarifs moins élevés, ce qui a donc une incidence sur les chiffres de décembre 2018 et de janvier 2019.

La CCA continuera de surveiller les volumes au cours des prochains mois pour détecter les tendances à long terme.

Les exportations de bœuf canadien vers l’UE augmentent également en volume et en valeur dans le cadre de l’Accord économique et commercial global (AECG) entre le Canada et l’UE de 2017. La CCA collabore avec le gouvernement du Canada et le Conseil des viandes du Canada afin de résoudre certains problèmes techniques qui restent à résoudre pour permettre un accès significatif du bœuf canadien à l’UE. Des efforts de recherche et de plaidoyer sont également en cours pour que les protocoles du Canada sur la sécurité de la viande soient officiellement reconnus par l’UE.

En avril, la CCA a accueilli une délégation de représentants du gouvernement de l’Assemblée nationale française afin de présenter les pratiques et les activités de production de bœuf canadien impliquées dans l’élevage de bœuf destiné à l’exportation vers l’UE. Au Canada, les producteurs et les exploitants de parcs d’engraissement doivent satisfaire à des exigences de production spécifiques pour les bovins utilisés pour produire du bœuf destiné à l’exportation vers l’UE. Ces composants font partie du Programme canadien pour certifier l’absence de produits de renforcement de la croissance destinés à l’exportation de viande de bœuf vers l’UE.

La tournée comprenait des arrêts en Alberta dans des exploitations vaches-veaux et des parcs d’engraissement, participants de longue date au protocole GEP du Canada. Les pratiques de production bovine étant différentes en France et au Canada, cela a été une opportunité de partager des perspectives et des informations afin de démontrer aux producteurs qu’ils appliquent des pratiques de gestion qui protègent la santé de l’animal et de l’environnement et soutiennent le maintien d’un agro-écosystème durable.

Enfin, à l’approche des prochaines élections fédérales, la CCA publiera bientôt un document de priorité à tous les partis et candidats, accompagné d’un questionnaire. Comme par le passé, nous publierons leurs réponses à nos questions sur le site Web de la CCA . Nous encourageons les producteurs à faire connaissance avec leurs députés et à dialoguer avec eux pour s’assurer qu’ils comprennent l’importance de nos problèmes à Ottawa.

https://www.canadiancattlemen.ca/2019/05/09/cca-report-focusing-on-beef-export-markets-and-domestic-issues/?utm_source=GFM+Publications&utm_campaign=6f871d4dca-Canadian+Cattlemen+daily+enews+May+10%2C+2019&utm_medium=email&utm_term=0_2da8244677-6f871d4dca-88191149

 

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