Promouvoir le boeuf local

//  30 janvier 2018  //  Achat local, Marchés  //  Commentaires fermés

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Dan Murphy 19 janvier 2018 Un groupe d’étudiants diplômés canadiens ont élaboré une proposition intrigante: pour les villes qui veulent «verdir» leurs empreintes écologiques, il serait sage d’envisager la production locale de bœuf. Savez-vous ce qu’est un « piège métrique »? Moi non plus – du moins jusqu’à hier, quand j’ai croisé un nouveau rapport, très intriguant, sur le sujet de la durabilité. Bien que la formule du piège métrique ait été déployée par des étudiants diplômés canadiens à l’Université de la Colombie-Britannique, elle n’a rien à voir avec les limites de vitesse en kilomètres ou les températures en été dans les années 30 (Celsius). (Traduction libre de Mylène Noël) Au lieu de cela, l’expression a été utilisée dans une étude publiée dans Sustainable Science intitulée « Durabilité au-delà des limites de la ville: le boeuf« plus vert » peut-il alléger l’empreinte écologique d’une ville? » Les auteurs ont noté que la mesure de l’empreinte écologique d’une ville, c’est-à-dire la quantité d’émissions de gaz à effet de serre produites par le transport, la fabrication et d’autres activités commerciales, semble être un moyen évident de se concentrer sur des problèmes environnementaux plus vastes qui dépassent souvent les limites d’une ville. Mais ils ont posé une question pertinente: est-ce que le fait de se concentrer sur de telles mesures guide réellement les planificateurs urbains et les décideurs vers des voies durables? Élargir la mise au point Pour mieux comprendre cette question, les étudiants-chercheurs ont réalisé une étude de cas du Plan d’action le plus vert de la ville de Vancouver, qui étudie les barrières et les effets secondaires susceptibles d’influer sur l’utilisation d’une mesure spécifique pour mesurer les progrès vers divers objectifs de durabilité. Tout cela sonne un peu bizarre, mais en regardant un peu plus loin, ça commence à avoir du sens. Pour utiliser l’un des exemples de l’étude: Supposons que les autorités municipales décident de tenir compte de l’impact des habitudes de consommation de leurs résidents et qu’elles choisissent une mesure fréquemment utilisée. Cela conduirait probablement à mettre l’accent sur certaines politiques, alors que d’autres politiques potentiellement disponibles sont perçues ou déterminées comme étant en dehors de sa juridiction. Ces autres options de politique susceptibles de donner lieu à des actions, qui pourraient mieux répondre à l’objectif plus général de réduction de la consommation d’énergie et de ressources, ne seraient pas prises en compte car elles n’abordaient pas la mesure spécifique choisie pour mesurer les progrès. Voici où l’étude est devenue intéressante. L’étude de cas a débuté par l’analyse de quatre options stratégiques qui ne figuraient pas sur la table pour mesurer les réductions de l’empreinte écologique de Vancouver:

  • Boeuf local
  • Boeuf nourri à l’herbe
  • Paiements pour les services écosystémiques
  • Utiliser une mesure de substitution axée sur le leadership individuel et communautaire

Les auteurs ont ensuite examiné chacune de ces mesures et leur potentiel pour atteindre l’objectif plus général de réduire l’empreinte écologique de Vancouver et leur faisabilité en tant qu’options stratégiques pour la ville. Personnellement, j’espérais que les options 1 et 2 s’avéreraient des moyens exceptionnels pour mesurer une réduction significative de l’empreinte écologique de Vancouver, et bien que les auteurs notent que hiérarchiser ces options semblerait logique, en fait, ils seraient difficiles à mesurer en raison de aux (des) contraintes d’approvisionnement, de traitement et d’étiquetage. Non seulement cela, mais ils ont noté que même si le bœuf « local » se limitait à la province de la Colombie-Britannique, changer les habitudes de consommation d’une ville entière en produits locaux pourrait ne pas faire une grande différence puisque les kilomètres alimentaires (transport) ne représentent qu’environ 6 % de l’empreinte écologique totale du bœuf produit commercialement. Néanmoins, les auteurs ont conclu que les options politiques devraient être plus larges que les mesures conventionnelles normalement utilisées comme métriques si les juridictions urbaines veulent sérieusement prendre en compte l’empreinte écologique de leur ville, comme moyen de promouvoir la durabilité locale et régionale. Mais bon sang – je n’avais pas besoin d’un article de journal de 10 pages rempli de jargon pour comprendre que le boeuf local est une bonne affaire ! Qu’il soit nourri à l’herbe ou autrement. Les opinions dans ce commentaire sont celles de Dan Murphy, un journaliste et commentateur chevronné. Source :

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