Produit qui réduit la freinte pendant le transport

//  11 janvier 2018  //  Bien-être et Santé animale, Santé Animale  //  Commentaires fermés

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Boeuf 911: Un complément alimentaire qui contrecarre la déshydratation offre des avantages pour le bien-être animal et des bénéfices économiques

Par Roy Lewis

Publié le 29 novembre 2017

Nous savons tous que, lors de la manipulation, du transport et de l’expédition des bovins, le stress augmente et on peut observer des pertes de poids et des changements dans la carcasse.

Un nouveau produit, ou plutôt un ancien produit qui a été réintroduit sur le marché, est maintenant disponible après avoir été mis au rancart par Agriculture Canada pendant de nombreuses années. Le produit s’appelle DeStress et est actuellement commercialisé par une usine d’aliments Wetaskiwin. D’une certaine manière, il fournit des bénéfices instantanés au finisseur de parc d’engraissement en augmentant le rendement et en réduisant de moitié les coupes sombres. De plus, le produit est bon du point de vue du bien-être animal.

(Traduction libre de Mylène Noël)

C’est un moyen de gérer le stress antemortem. Le Dr Al Schaefer du Centre de recherche de Lacombe et d’autres chercheurs ont travaillé sur des dérivés de ce produit en se fondant sur 15 à 20 ans de recherches publiées pour obtenir la formulation appropriée.

Cet article fournira une explication sur le produit, sur la façon dont il profite au bétail et sur l’avantage financier attendu. (Il y a probablement d’autres domaines où ce produit pourrait être très bénéfique, dans la production et la performance des bovins, des porcs ou des équidés.)

Il ne fait aucun doute que le transport des bovins (quelle que soit la distance) engendre un stress qui provoque une freinte, une déshydratation et une perte d’électrolytes et d’acides aminés. Certains types d’animaux présentent ces symptômes à des degrés plus ou moins grands que d’autres. La génétique du bétail , les conditions météorologiques et l’excitabilité ou la docilité de la méthode de manipulation du bétail déterminera la freinte et la qualité de la viande une fois rendu à l’abattoir.

Certains de ces facteurs sont sous notre contrôle et d’autres ne le sont pas. Une fois que le bétail quitte la ferme ou le parc d’engraissement, le propriétaire n’a plus aucun contrôle. L’ajout d’un produit dans l’alimentation du bétail avant le transport dans le but de remplacer les pertes de ces éléments nutritifs nécessaires signifie que les bovins arriveront en meilleure santé avec moins de freinte et moins de coupes sombres et qu’ils obtiendront probablement un meilleur classement.

Lorsque nous transportons des bovins vers une usine, un marché aux enchères ou à la maison entre les pâturages, nous voyons tous la freinte se produire. Nous savons qu’il y aura une perte de poids (ou freinte) à cause de la perte fécale, de la perte d’urine, de la sueur, etc. C’est quand ce montant devient excessif et grimpe bien au-dessus des deux à quatre pour cent que nous en reconnaissons l’importance. Certains bovins fraîchement sevrés, transportés et détenus pendant la nuit sur les marchés aux enchères peuvent perdre jusqu’à 10 pour cent, voire plus. S’il ne se remontent pas rapidement après l’événement stressant, les bovins sont plus susceptibles de tomber malade – ou dans le cas des animaux de boucherie, le nombre de coupeurs sombres va augmenter. Si nous pouvons empêcher une partie de cette freinte en nourrissant un supplément nutritif avant l’expédition qui remplace ces nutriments perdus, ce sera une expérience positive pour le bétail et économiquement rentable pour le producteur.

DeStress est apparu sur le marché il y a une dizaine d’années sous le nom de Nutricharge, mais il a ensuite été libéré aux États-Unis et perdu au Canada pendant une longue période. Il est considéré comme un complément nutritif, il n’a donc pas de délai d’attente pour l’abattage et n’est pas considéré comme un produit pharmaceutique.

Il contient une combinaison d’électrolytes, d’acides aminés et de certains sucres sanguins. Cela a donc le même résultat que de donner un électrolyte pour contrer la déshydratation d’un veau ou le stress diarrhéique d’un taureau d’exposition. Hors dans ce cas, il est donné aux bovins en bonne santé pour contrer la déshydratation qui se produit pendant le transport. Il est facile à administrer car il s’agit d’un complément alimentaire et peut être mélangé dans l’alimentation 24 heures avant l’événement stressant.

Le Dr Schaefer et ses chercheurs ont constaté que la diminution du volume diminuait d’environ deux pour cent par rapport aux animaux témoins, ce qui est statistiquement significatif. Des améliorations du rendement et de la qualité de la carcasse ont également été notées. Tout cela va de pair: deux pour cent de moins revient à plus de 20 livres (selon la taille du bétail).

Comme le transport est plus soumis à un examen public, cela devrait rendre le bétail plus confortable – un peu comme si nous avions du Gatorade après une période d’exercice intense.

Bien que l’accent ait été mis sur le transport de bovins destinés à la vente ou à l’abattage, on trouve des avantages après le sevrage ou le transport de bovins d’exposition. Les bovins atteints d’une freinte sévères sont beaucoup plus stressés et certainement plus susceptibles de souffrir de BRD (complexe respiratoire bovin), ou d’autres maladies infectieuses.

Nous devons tous contourner la freinte des bovins. Des conditions stressantes telles que la parturition ou le rétablissement de la maladie bénéficieront d’un produit tel que DeStress. Même les vaches de réforme en transport devraient en bénéficier (bien que dans une moindre mesure que les bovins d’engraissement), car avec leur tempérament plus grincheux, elles sont sujettes à des niveaux de stress potentiellement plus élevés. Les bovins d’embouche ayant plus d’énergie auront besoin de moins de traitements après être arrivés à leur destination finale. Ce produit est également formulé pour les porcs, et des taux différents ont été essayés sur d’autres espèces d’élevage mineures comme le wapiti et le bison.

Réduire la morbidité ou la mortalité avec un produit sans ordonnance sous forme de supplément est une victoire pour l’industrie bovine. À l’avenir, il pourrait y avoir des directives plus précises concernant le type de bovins, le tempérament, la distance parcourue et la température ambiante pour déterminer si un supplément nutritif peut être obligatoire. Le groupe du Dr Schaefer l’a même affiné dans la mesure où il a permis de déterminer que le haut et le devant des bovins provoquent en moyenne plus de freinte chez les bovins.

Il y avait une moyenne de plus de huit pour cent de freinte sur les bovins d’embouche de 900 livres, soit plus de 70 livres. Le supplément nutritif réduira considérablement certaines de ces pertes.

L’adoption d’un programme de supplément nutritif repose sur la facilité d’administration, et l’alimentation de ce produit répond à cette exigence. Une dose est environ quelques livres pour 1 100 livres de bovins.

Je suggère d’aller sur le site www.destress-nutrition.com pour plus d’informations. C’est un outil de plus pour s’assurer que des bovins élevés dans les fermes canadiennes soient en santé et bien traités.

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