Mario Hamelin, adepte du pâturage

//  8 novembre 2018  //  Nutrition, Production durable et environnement  //  Commentaires fermés

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Le site internet cooperateur.coop a publié le 30 octobre dernier, un reportage sur Mario Hamelin, un Mauricien qui fait pâturer ses animaux sur sa terre de façon simple, efficace et énonomique. Voici quelques extraits.

Tiré de cooperateur.com – par Étienne Gosselin – Publié le 30 octobre

Depuis des millénaires, les vaches pâturent et les humains les regardent.

Les bovins sont des ruminants doués pour récolter des herbages. Pourquoi faire le travail à leur place, en plus d’éliminer leurs excréments? Sur 50 ha, Mario Hamelin fait pâturer 75 vaches et bientôt 25 taures de l’année. Cent femelles, leurs veaux et cinq taureaux, rien de trop beau! La simplicité guide les choix de ce Mauricien.

Priorité pacages

Quand Mario Hamelin entend dire que les pâturages sont des terres plus ou moins incultes, humides ou situées dans des coulées, il blêmit. Lui chaule, draine et applique du potassium à l’automne pour favoriser la survie du trèfle et de la luzerne. Pâturages cinq étoiles! Six mois par année, de mai à octobre, il n’offre rien de plus que de la bonne herbe de qualité à ses Angus, Simmental et Hereford.

Tous les deux à six jours, ce producteur de biomasse luxuriante avance les fils du pâturage, géré de manière intensive. Les plantes sont broutées jusqu’à 15 cm du sol, jamais moins pour ne pas affecter le regain. Dans une région marquée – comme bien d’autres – par la sécheresse, la repousse de luzerne dans les parcelles pâturées précédemment étonne. Le producteur utilise des mélanges à prépondérance de légumineuses, qui s’ancrent profondément dans le sol, dont la luzerne à collet bas, capable d’être pâturée et de repousser rapidement. En dépit du manque d’eau, Mario sortira la faucheuse pour confectionner quelques dizaines de balles rondes, tellement le volume est présent! D’ordinaire, il va chercher 200 balles rondes dans ses pâturages. Le rendement est en forte baisse, du tiers ou de la moitié, selon les champs.

Comme les pâturages reçoivent leur dose naturelle de fumier et que la machinerie ne s’y promène pas dans tous les sens, la compaction des sols n’est pas un problème, soutient Éliane Martel, agronome du Groupe Lavi-Eau-Champ. Les plantes colonisent profondément le sol, sans être ennuyées par la nappe phréatique. Quand le rendement foisonne, en juin, Mario produit dans ses pâturages un foin d’un jour à dominante de jeunes graminées, parfait pour les veaux sevrés en semi-finition. Autrement, le producteur comble les besoins hivernaux du troupeau avec 1400 balles de 48 à 56 po par année.

Ainsi, au fil des améliorations locatives apportées aux pâturages, Mario a pu faire pâturer deux fois plus d’animaux sur les mêmes superficies consacrées à cette activité. Pareillement, ses prairies génèrent deux fois plus de volume qu’auparavant, toujours en raison des bons soins qu’il apporte à ses terres en fourrages.

Lire la suite sur le site : http://www.cooperateur.coop/fr/affaires-agricoles/mario-hamelin-adepte-du-paturage

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