Les scientifiques américains estiment qu’une meilleure traçabilité du bœuf pourrait améliorer la sécurité

//  30 avril 2018  //  Santé Humaine et Sécurité Alimentaire, Traçabilité  //  Commentaires fermés

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Tiré de Food Safety News –
Par Coral Beach – Le 24 avril 2018

Selon un rapport de recherche sur l’épidémie de Salmonelle Newport survenue dans 21 états américains récemment, des mesures inadéquates de traçabilité et de protection des renseignements confidentiels sur les entreprises ont compliqué et retardé l’enquête sur cette éclosion de Salmonelle liée au bœuf haché de 2016-2017.

Dans leur rapport, publié par les Centers for Disease Control and Prevention, les scientifiques ont examiné les données de l’épidémie de Salmonelle Newport, qui ont rendu malades au moins 106 personnes, avec 42 hospitalisations et un décès. Les épidémies ont débuté en octobre 2016 et se sont poursuivies jusqu’en juillet 2017.

| Traduction et adaptation libre par la rédaction |

L’analyse de l’épidémie mortelle a montré l’importance des avancées technologiques de pointe telles que les empreintes génétiques des pathogènes. «Cette étude souligne l’utilité du séquençage du génome entier lors des enquêtes épidémiologiques et identifie la nécessité d’améliorer la traçabilité du consommateur à la ferme», a souligné l’équipe de recherche de 22 personnes. « [...] remonter le cheminement des vaches dans les abattoirs, les usines de transformation jusqu’à la ferme dont elles provenaient était problématique parce que les animaux n’étaient pas systématiquement suivis de la ferme aux établissements d’abattage et de transformation.»

Au cours de l’éclosion, les épidémiologistes et d’autres enquêteurs de la santé publique ont découvert plusieurs indicateurs qui indiquaient que du bœuf contaminé provenant de bovins  abattus était présent.

Des tests de laboratoire ont confirmé l’existence d’une souche de Salmonelle Newport dans un échantillon de bœuf haché provenant d’un foyer de la victime, ainsi que dans quatre vaches laitières du Nouveau-Mexique.

La souche de l’éclosion a également été confirmée dans un échantillon de matières fécales provenant d’une vache laitière du Nouveau-Mexique que les enquêteurs ont recueilli dans un abattoir du Texas.

Les fonctionnaires fédéraux américains de l’USDA ont identifié la ferme laitière spécifique au Nouveau-Mexique qui a vendu l’animal pour l’abattage. Cependant, les fonctionnaires ne pouvaient pas nommer cette ferme ou déclarer au public si les trois autres vaches laitières infectées en étaient issues.

«En raison des pratiques de confidentialité, les fonctionnaires n’étaient pas en mesure d’identifier la ferme ou les fermes d’origine pour les vaches laitières associées aux trois autres échantillons ou si les quatre vaches laitières étaient associées à une seule ferme», selon le rapport de recherche.

L’enquête sur l’éclosion comprenait le retraçage des 11 cartes de fidélité des clients et des reçus des épiceries. Ces registres indiquaient environ 20 fournisseurs de bœuf haché appartenant à au moins 10 sociétés. Les registres d’achat des victimes ont montré que le bœuf haché provenait d’au moins une douzaine d’abattoirs exploités par trois sociétés.

Une chaîne d’approvisionnement complexe et moins que transparente pour le bœuf, en particulier le bœuf haché, contribue à la possibilité d’épidémies et de difficultés pour ceux qui les étudient, concluent les chercheurs.

Source : http://www.foodsafetynews.com/2018/04/scientists-say-better-traceability-for-beef-could-enhance-safety/

 

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