Les nouvelles formulations modifient les options de vermifugation des bovins

//  9 juin 2017  //  Bien-être et Santé animale, Santé Animale  //  Commentaires fermés

Dr_Ron_Clarke

Avis de vétérinaire avec le Dr Ron Clarke

Publié: 6 avril 2017

En plus de deux décennies, le contrôle interne des parasites chez les bovins aux pâturages dans l’Ouest canadien est passé de «pas nécessaire» à «routine» pour les producteurs vache-veau progressifs.

Bien que la présence de parasites internes chez les bovins soit souvent inapparente, éliminer le fardeau économique qu’ils représentent est maintenant une composante intégrante de la gestion de la santé dans de nombreux troupeaux.

(Traduction libre de Mylène Noël)

Les raisons du passage à l’incorporation du contrôle interne des parasites dans les programmes de gestion de la santé sont :

  • Des études économiques qui ont clairement démontré que le déparasitage est payant.
  • La preuve que la résistance aux parasites à tous les produits de déparasitage peut émerger et rendre non-durables les approches désordonnées du contrôle des parasites.
  • L’évaluation critique des facteurs liés à l’association entre efficacité reproductive et parasitisme chez les troupeaux de boucherie.
  • Une meilleure compréhension de tous les facteurs affectant l’immunité et la santé de la vache bovine et du veau en croissance.
  • La reconnaissance que les bovins vermifugés d’une manière organisée et rationnelle toute l’année produisent plus de lait, utilisent mieux les pâturages l’été et le fourrage en hiver, développent des systèmes immunitaires plus forts, maintiennent un meilleur score de l’état corporel et affichent une amélioration de la performance reproductive, en particulier en ce qui concerne la fertilité des génisses de remplacement.

Grâce aux saines pratiques de déparasitage, les producteurs ont l’occasion d’améliorer les poids de sevrage et le potentiel reproductif des génisses de remplacement. Les vétérinaires savent quels produits de déparasitage sont disponibles et où comment ils sont les mieux utilisés. Il est également reconnu que l’utilisation non structurée et désordonnée des produits de déparasitage devient de plus en plus inacceptable pour les consommateurs et la société.

Pour capitaliser sur un meilleur rendement du déparasitage, le moment du traitement devient très important. L’objectif sous-jacent du contrôle durable des parasites est de limiter les conséquences économiques du parasitisme interne, sans essayer de tuer chaque ver.

La plupart des programmes de déparasitage sont basés sur le fait que le risque d’infection augmente lorsque les bovins sont envoyés aux pâturages de printemps. Avec certaines espèces de parasites, Ostertagia étant un excellent exemple, les parasites deviennent hypobiotiques (non actifs) et s’enkystent dans la caillette pendant les saisons froides ou sèches et ressortent lorsque les conditions de survie s’améliorent. Le taux et le moment de l’émergence régissent l’impact clinique du parasitisme.

Il est généralement admis que Ostertagia ostertagi, ou le ver de l’estomac moyen ou brun, est le principal nématode parasite qui cause des pertes de production chez les vaches matures sur les ranchs et les fermes en Amérique du Nord. Ostertagia peut entraîner des pertes de production significatives, des maladies graves et même la mort dans toutes les classes de bovins. Cooperia, une deuxième espèce parasitaire importante, devient souvent l’espèce prédominante chez les veaux. Haemonchus, une troisième espèce, devient un problème grave sous certaines conditions.

Les producteurs considèrent souvent que le déparasitage des veaux, les yearlings à l’herbe et les génisses de remplacement sont plus prioritaires que les vaches. Ceux qui traitent les vaches régulièrement ont tendance à décider comment et quand traiter selon la commodité, la tradition et le coût plutôt que sur les résultats. Le traitement des vaches se fait souvent lorsqu’elles se trouvent dans la chute plutôt qu’à des moments stratégiques basés sur des facteurs biologiques. L’idéal se situe quelque part entre ce qui est optimal et le moment où les éleveurs peuvent le faire.

Les fourrages de faible qualité amplifient les effets du parasitisme. De plus, la charge parasitaire n’est pas uniformément répartie dans un troupeau de vache. Il a été démontré que 20 pour cent des vaches dans un troupeau peuvent héberger 80 pour cent des parasites et que les signes cliniques de parasitisme varient souvent d’un animal à l’autre.

Le nombre de produits approuvés actuellement disponibles a facilité le processus de déparasitage. Les prêt-à-verser, les injectables, breuvages et les additifs alimentaires ont considérablement étendu leur formulaire antiparasitaire et ont ajouté des options importantes à leur inclusion dans les programmes stratégiques de déparasitage. Il est conseillé que les producteurs adhèrent aux produits approuvés pour utilisation au Canada et qu’ils évitent les génériques importés moins chers qui sont souvent importés comme étant des provisions à « utilisation personnelle » actuellement accessibles aux producteurs.

Il n’existe aucune classe de produit unique contre tous les parasites internes et externes. Les vétérinaires sont une ressource précieuse pour adapter aux producteurs les programmes de lutte contre les parasites. L’intégration des choix autour du bon produit administré au bon moment pour la bonne raison a transformé le contrôle parasitaire en une composante planifiée des programmes de gestion de la santé. Certains des choix incluent:

  • Eprinomectine (injectable) : Le premier vermifuge de bovins injectables à libération prolongée offrant un contrôle parasitaire prolongé. Le produit est maintenant disponible au Canada. L’eprinomectine offre aux producteurs de bovins l’option d’un traitement unique lors des sorties des animaux avec des effets qui durent jusqu’à 150 jours. La technologie Theraphase crée un pic thérapeutique initial de l’eprinomectine rapidement après l’injection avec un deuxième éclatement à environ 70 jours après l’injection. Des gains quotidiens moyens supérieurs chez les veaux, les yearlings à l’herbe et les génisses de remplacement ont été signalés pendant toute la période de pâturage.
  • Ivermectine (à verser, injectable): la classe initiale de lactone macrocyclique d’endectocide. Les formulations efficaces de versement ont changé le visage du contrôle parasite interne et externe. L’utilisation à grande échelle, aveugle, de formules systémiques à verser pour toutes les formes de contrôle parasitaire a été attribuée à l’émergence de résistance dans certaines zones. L’importation de produits génériques américains inférieurs non approuvés par les producteurs en vertu des dispositions canadiennes sur l’utilisation personnelle n’a pas aidé.
  • Fenbendazole (solution, formulation alimentaire): formulations alimentaires contenant du fenbendazole administrées sous formes d’aliments complets afin que le bétail consomme une dose de cinq mg de fenbendazole par kilogramme de poids corporel en une seule alimentation ou par intermittence sur six jours. L’approbation canadienne des formulations d’aliments pour le bétail a ajouté une nouvelle approche du contrôle des parasites au Canada.
  • Cydectin (à verser, injectable) : contient de la moxidectine.
  • Synanthème (suspension orale) : contient de l’oxfendazole.
  • Valbazen (suspension orale) : destiné à être utilisé chez les bovins, les moutons et les chèvres pour l’élimination et le contrôle des douves du foie, des ténias, des vers de l’estomac, des vers intestinaux et des vers pulmonaires.
  • Dectomax (pour-on, injectable ): Contient de la doramectine pour le contrôle à large spectre des parasites internes et externes.

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New formulations change dewormer options for cattle producers

Vet Advice with Dr. Ron Clarke

Published: April 6, 2017

Over two decades, internal parasite control in cattle on western Canadian pastures moved from “not necessary” to “routine” for progressive cow-calf producers.

While the presence of internal parasites in cattle is often inapparent, removing the economic burden they represent is now an integral component of health management in many herds.

Reasons for the shift toward incorporation of internal parasite control in health management programs include:

  • Economic studies that clearly demonstrated deworming pays.
  • Evidence that parasite resistance to all deworming products can emerge, rendering haphazard approaches to parasite control unsustainable.
  • Critical evaluation of factors related to the association between reproductive efficiency and parasitism in beef herds.
  • A better understanding of all factors affecting immunity and health of the beef cow and growing calf.
  • Recognition that cattle dewormed in an organized and rational manner through the year produce more milk, make better use of summer range and winter forage, develop stronger immune systems, maintain better body condition scores, and exhibit improved reproductive performance, especially as it relates to fertility of replacement heifers.

Through sound deworming practices, producers have an opportunity to improve weaning weights and the reproductive potential of replacement heifers. Veterinarians understand what deworming products are available and where they are best put to use. There is also the realization that haphazard, unstructured use of deworming products grows increasingly unacceptable to consumers and society.

To capitalize on the greatest return through deworming, timing of treatment becomes very important. An underlying goal of sustainable parasite control is to limit the economic consequences of internal parasitism, without trying to kill every worm.

Most deworming programs are based on the reality that infection risk increases when cattle are turned onto spring pastures. With some parasite species, Ostertagia being a prime example, the parasites become hypobiotic (nonactive) and encyst in the abomasum during cold or dry seasons and re-emerge when conditions for their survival improve. The rate and timing of emergence governs the clinical impact of parasitism.

It is generally agreed that Ostertagia ostertagi, or the brown stomach worm, is the primary nematode parasite causing production losses in mature cows on ranches and farms in North America. Ostertagia can cause significant production losses, severe disease and even death in all classes of cattle. Cooperia, a second important parasite species, often becomes the predominant species in calves. Haemonchus, a third species, becomes a serious problem under certain conditions.

Producers often consider deworming calves, grass yearlings and replacement heifers a higher priority than cows. Those who treat cows regularly tend to decide how and when to treat based on convenience, tradition and cost, rather than on outcomes. Treating cows often takes place when they are in the chute, rather than at strategic times based on biological factors. The ideal sits somewhere between what is optimal and when ranchers can get it done.

Low-quality forages amplify the effects of parasitism. As well, the parasite load is not uniformly spread across a cow herd. It has been shown that 20 per cent of cows in a herd may harbour 80 per cent of the parasites and that clinical signs of parasitism often vary between animals.

The number of approved products presently available has made the process of deworming easier. Pour-ons, injectables, drenches, and feed additives have significantly extended the anti-parasitic formulary and added important options for inclusion in strategic deworming programs. It is advisable that producers stick with products approved for use in Canada and avoid cheaper imported generics often imported under “own use” provisions presently accessible to producers.

There is no single product class effective against all internal and external parasites. Veterinarians are a valuable resource in tailoring parasite control programs for producers. Integrating choices around the right product administered at the right time for the right reason transformed parasite control into a planned component of health management programs. Some of the choices include:

  • Eprinomectin (injectable): The first extended-release injectable cattle dewormer offering season-long parasite control. The product is now available in Canada. Eprinomectin offers cattle producers the option of a single treatment at turnout with effects that last up to 150 days. Theraphase Technology creates an initial therapeutic peak of eprinomectin quickly following injection with a second burst at about 70 days post-injection. Superior average daily gains in calves, grass yearlings and replacement heifers have been reported over the entire grazing period.
  • Ivermectin (pour-on, injectable): The orig­inal macrocyclic lactone class of endectocide. Effective pour-on formulations changed the face of internal and external parasite control. Wide-scale, indiscriminate use of systemic pour-ons for all forms of parasite control has attributed to emergence of resistance in some areas. Import of inferior, non-approved U.S. generics by producers under Canadian “Own Use” provisions has not helped.
  • Fenbendazole (solution, feed formulation): Feed formulations containing fenbendazole administered in complete feed so cattle consume a dosage of five mg fenbendazole per kilogram of body weight in a single feeding or intermittently over six days. Canadian approval of feed formulations for cattle added a new approach to parasite control in Canada.
  • Cydectin (pour-on, injectable): contains moxidectin.
  • Synanthic (oral suspension): contains oxfendazole.
  • Valbazen(oral suspension): for use in cattle, sheep, and goats for the removal and control of liver flukes, tapeworms, stomach worms, intestinal worms, and lungworms.
  • Dectomax (pour-on, injectable): Contains doramectin for broad-spectrum control of internal and external parasites.

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