Les investissements devront ralentir

//  21 juin 2019  //  Sécurité financière  //  Commentaires fermés

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En 2018, pendant que les ventes agricoles se maintenaient, les dépenses d’exploitation grimpaient en flèche. Avec comme résultat que le revenu net agricole a fondu de moitié au Québec. Le grand coupable: le bond important des coûts d’intérêt. Cette dette pèse d’ailleurs lourd sur certaines entreprises qui ont précipité des projets afin de profiter de la manne des programmes d’investissement.

Entre 2017 et 2018, la dette agricole en cours au Québec a fait un bond appréciable de près de 2 G$. De plus, l’endettement grimpe plus vite au Québec (11,5 %) que dans le reste du Canada (8,3 %).

« C’est une des grosses années en termes de croissance de la dette agricole, remarque Marjolaine Carrier, conseillère principale en analyse de marché chez Desjardins. On ne peut pas continuer à ce rythme-là d’une année à l’autre. C’est insoutenable, mais on voit déjà qu’il y a un ralentissement des investissements et c’est tout à fait sain. »

Tiré de La Terre de chez-nous –  Publié le 14 juin 2019

Selon Jean-Philippe Gervais, économiste principal à Financement agricole Canada (FAC), la vigueur du secteur agricole par le passé place les entreprises dans une bonne position pour résister à cette stagnation des revenus, jumelée à la hausse du poids du service de la dette. La conjoncture met tout de même de la pression sur les exploitations qui ont réalisé des investissements au cours des dernières années.

Les revenus stagnent, les dépenses augmentent

Au Canada, entre 2017 et 2018, le revenu agricole net total a fléchi de 63 %, ce qui représente la diminution en pourcentage la plus prononcée depuis 2006, révèlent les plus récentes données de Statistique Canada. Au Québec, le portrait n’est guère plus reluisant avec un recul du revenu net total de plus de la moitié.

C’est principalement l’augmentation des dépenses d’exploitation – la plus marquée en six ans à l’échelle du pays – qui explique la chute radicale du revenu. Au Canada, la hausse des frais d’intérêt (19,5 %) constitue un record depuis 1981. Tout comme dans le reste du pays, les dépenses en intérêt des agriculteurs de la Belle Province se sont accrues de façon appréciable (25 %).

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