Les échanges commerciaux portent leurs fruits pour les producteurs de bœuf canadiens

//  10 janvier 2019  //  Commerce international et Accords commerciaux, Marchés  //  Commentaires fermés

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Selon un rapport de la Canadian Cattlemen Association, les échanges commerciaux portent leurs fruits pour les producteurs de bœuf canadiens. L’intérêt pour le bœuf canadien dans les pays de l’Union européenne continue de croître et offre aux producteurs canadiens la possibilité de produire plus de bœuf à destination l’UE.

La priorité accordée au commerce et à l’accès aux marchés par la Canadian Cattlemen’s Association (CCA) a continué de porter ses fruits en 2018 et a ouvert la voie à un avenir durable pour la production de bœuf canadien. Les événements de 2018 ont créé une opportunité sans précédent pour les producteurs à l’aube de la nouvelle année. L’accord global et progressif pour le partenariat transpacifique ( CPTPP ) est entré en vigueur le 30 décembre 2018 et le Canada a signé l’accord du Canada, des États-Unis et du Mexique (CUSMA) le 30 novembre. Une fois ratifié, le CUSMA mettra à jour, modernisera et remplacer l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA). D’abord convenu jusqu’au 30 septembre, le calendrier du pacte commercial «ALENA 2» était significatif pour les producteurs de bovins à leur arrivée à l’automne. Le CUSMA préserve et garantira l’accès en franchise de droits sur lequel repose le secteur canadien des bovins de boucherie au cours des 25 dernières années, une certitude qui a aidé les acheteurs de bétail à avoir confiance en la stabilité à long terme du marché.

Tiré de canadiancattlemen.ca – par David Heywood-Farmer – Publié le 8 janvier 2019
| Traduction et adaptation libre par la rédaction |

À l’appui de cet optimisme, l’énoncé économique de l’automne 2018 de novembre 2018 annonçait une nouvelle stratégie de diversification des exportations de 1,1 milliard de dollars visant à maximiser les débouchés pour les exportateurs sur de nouveaux marchés, ainsi qu’un engagement de 25 millions de dollars sur cinq ans pour renforcer la capacité du gouvernement fédéral à s’attaquer aux obstacles non tarifaires et autres spécifique à l’agroalimentaire. C’est une excellente nouvelle, car de tels obstacles empêchent souvent les exportateurs de tirer parti des nouvelles possibilités d’exportation. Ces dispositions liées à l’exportation s’harmonisent bien avec les résultats attendus de la Stratégie nationale pour le bœuf, à savoir positionner l’industrie canadienne du bœuf pour accroître sa rentabilité, sa croissance et la production continue d’un produit de choix du bœuf de haute qualité dans le monde.

Une stratégie nationale mise à jour pour la période 2020-2024 sera publiée en 2019. En tant que président de Beef Advisors, responsable du suivi de la stratégie, je suis convaincu que les progrès enregistrés dans la mise à jour récente et l’état de la stratégie fourniront producteurs motivés par un optimisme persistant dans l’industrie.

L’industrie du bœuf est en perpétuelle évolution et la CCA s’efforce de faire en sorte que le bœuf canadien élevé de manière durable soit la priorité absolue dans les domaines clés. La CCA était en Pologne pour la 24ème Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP24). Notre industrie s’efforce continuellement d’être un chef de file mondial dans la production durable de bœuf et un partenaire pour atteindre les objectifs économiques et environnementaux du Canada. Participer, observer et partager le point de vue canadien sur l’agriculture durable pour l’avenir à la COP24 en est un élément important.

La CCA est revenue au Japon début décembre pour promouvoir le bœuf canadien. Nous savons que les importateurs veulent un approvisionnement constant en bœuf canadien et nous nous attendons à ce que les exportations de bœuf canadien vers le Japon puissent doubler en 2019, en hausse par rapport aux 160 millions de dollars de bœuf exportés au Japon en 2017 en vertu des anciens tarifs.

Au Japon, le 30 décembre 2018, le tarif douanier de 38,5% est tombé à 27,5% sur le bœuf frais canadien et à 26,9% sur le bœuf congelé. Le 1er avril 2019, le Canada bénéficiera d’une deuxième réduction tarifaire au Japon sur les produits frais et congelés, d’autres réductions étant à venir. Avec le PPPC, le bœuf canadien sera également exempté du droit de sauvegarde japonais de 50% sur le bœuf.

Le CCA et le Conseil canadien du porc (CPC) ont entrepris une mission en Allemagne, en Pologne et en Espagne en novembre, dans le cadre d’une série de missions en cours dans les pays de l’UE afin de continuer à renforcer la coopération et la collaboration en vue d’un commerce bilatéral commercialement viable des produits carnés entre le Canada et l’UE, tel que prévu par l’Accord économique et commercial global ( AECG ) entre le Canada et l’Union européenne.

À titre d’exemple de cette relation commerciale réciproque naissante dans le cadre de l’AECG, en 2018, 241 tonnes de viande de veau de l’UE ont été importées au Canada, la majorité provenant des Pays-Bas, ainsi que 2 255 tonnes de viande de bœuf à 13,2 millions de dollars. Les exportations de bœuf canadien vers l’UE pour la même période ont atteint 520 tonnes, d’une valeur de 8,2 millions de dollars, soit une augmentation de 45% en volume et de 45% en valeur par rapport à l’année précédente.

L’intérêt pour le bœuf canadien dans les pays de l’UE continue de croître et offre aux producteurs canadiens la possibilité de produire plus de bœuf de l’UE. En décembre, des représentants du commerce international de l’ambassade du Canada à La Haye ont participé à l’organisation d’un événement local sur le bœuf en Alberta aux Pays-Bas. Le distributeur De Zeeuw’s (Rotterdam) avait décidé de promouvoir le bœuf de l’Alberta un mois plus tôt après avoir obtenu de bonnes réponses de leurs clients. La liste d’invitation comprenait des restaurants locaux et des hôtels de La Haye et de la région de Rotterdam. Les livraisons en provenance du Canada ont triplé en volume, a indiqué le distributeur, et des efforts sont en cours pour continuer à susciter l’intérêt. Actuellement, le distributeur ne commande que deux palettes par semaine à l’importateur.

Nous continuons à regarder CUSMA avec intérêt. La CUSMA entrera en vigueur le premier jour du troisième mois lorsque tous les pays auront achevé leur processus de ratification respectif. La mi-mars a été l’opinion populaire selon laquelle le Congrès américain pourrait approuver l’accord au plus tôt. Au début du mois de décembre, le président Trump a demandé aux États-Unis de se retirer de l’ancien accord de libre-échange nord-américain (ALENA) après six mois, afin de permettre au Congrès de mieux approuver le nouvel accord. La CCA suivra de près la manière dont l’approbation du Congrès et les délais de retrait convergent et assurent une continuité prévisible.

Jusqu’à la prochaine fois.

Source : https://www.canadiancattlemen.ca/2019/01/08/cca-report-trade-focus-bears-fruit-for-canadian-beef-producers

 

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