Les changements de traçabilité pourraient être coûteux

//  10 juin 2019  //  Traçabilité  //  Commentaires fermés

11juin2019-10

Le responsable de l’Agence canadienne d’identification du bétail, a déclaré que les modifications apportées à la réglementation en matière de traçabilité pourraient coûter 1,5 million de dollars, ce qui obligerait l’organisation à rechercher des moyens de récupérer cet argent.

Anne Brunet-Burgess, directrice générale de la CCIA, a déclaré lors du congrès de l’Association des marchés du bétail du Canada (LMAC) à Leduc, le 1er juin, que ce chiffre élevé est le résultat d’une organisation estimant devoir embaucher 20 personnes pour les trois premières années.

Tiré de The Western Producer – par Jeremy Simes – Publié le 6 juin 2019
| Traduction et adaptation libre par la rédaction |

Elle a précisé que les nouveaux employés saisiront principalement des données, sachant que de nombreux documents de mouvement seront soumis sur papier ou par téléphone.

«Les informations sur les mouvements peuvent ne pas venir par voie électronique», a-t-elle déclaré lors d’une interview après la convention.

«Quand cela ne vient pas électroniquement, nous avons besoin d’un humain pour le traiter.»

La CCIA doit maintenant déterminer comment recouvrer ces coûts.

Mme Brunet-Burgess a déclaré que le conseil d’administration s’emploie à ne pas augmenter le prix des étiquettes, qui est sa principale source de financement, laissant à l’organisation le soin de chercher ailleurs.

«Lorsque nous augmentons le prix des étiquettes, cela affecte un secteur plus que les autres, à savoir les producteurs primaires», a-t-elle déclaré. « Ce n’est pas tout le monde qui achète les tags.»

La CCIA pourrait demander un financement du gouvernement pour compenser les coûts ou pourrait éventuellement mettre en place des frais pour ceux qui reçoivent les animaux.

Anne Brunet-Burgess a déclaré qu’un groupe de travail sur les coûts avait exploré ces options, bien que l’organisation n’ait pas encore pris de décision finale.

«Nous pourrions jeter un regard critique sur notre modèle d’entreprise», a-t-elle ajouté.

Les changements en matière de traçabilité pourraient entrer en vigueur d’ici à 2021, obligeant les producteurs et les autres acteurs de la chaîne de valeur à obtenir les numéros d’identification des locaux lorsque des groupes d’animaux sont déplacés.

Les détails de la réglementation devraient être publiés au cours du premier trimestre de 2020, bien que les personnes recevant des animaux soient tenues de déclarer la destination et l’origine des animaux à la CCIA via des documents de mouvement.

Les informations peuvent être envoyées électroniquement en ligne ou via l’application de téléphone portable CLTS (Système canadien de suivi du bétail).

Le gouvernement veut un système plus fort pour pouvoir améliorer le suivi des maladies en cas d’épidémie importante, ainsi que pour éventuellement utiliser le système pour renforcer l’accès aux marchés si les partenaires commerciaux le demandent.

Le président du LMAC, Robert Bergevin, a déclaré que l’organisation soutenait les mouvements d’animaux en groupe.

Il a ajouté que LMAC était en train de déterminer quels seraient les coûts pour les marchés aux enchères lorsque les changements en matière de traçabilité entreraient en vigueur.

«Les coûts sont préoccupants et les chiffres sont ahurissants en ce moment», a-t-il déclaré.

« Dans les endroits où les mouvements d’animaux en groupe sont en place, ils peuvent être moins touchés que dans les autres provinces.»

Mme Brunet-Burgess a déclaré que la mise au point par toutes les provinces du système de numéros d’identification personnels progressait lentement, bien qu’il reste encore du temps.

«Si vous n’en avez pas (un numéro d’identification personnel), il est temps de vous en occuper et d’en obtenir un», a-t-elle dit aux membres de la convention.

Source : https://www.producer.com/2019/06/traceability-changes-could-be-costly/

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