Le rapport de la Canadian Cattlemen Association : une bonne nouvelle de fin d’année

//  17 décembre 2018  //  Commerce international et Accords commerciaux, Gestion  //  Commentaires fermés

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Le 30 décembre, l’Accord global et progressif pour le partenariat transpacifique (CPTPP) entrera en vigueur parmi la première tranche de signataires de l’accord : Australie, Canada, Japon, Mexique, Nouvelle-Zélande et Singapour. Les producteurs de bœuf canadiens bénéficieront de la première réduction de tarif en 2018 pendant la saison des vacances, une évolution qui ne manquera pas de renforcer le sentiment de bonne volonté saisonnière alors que les producteurs réfléchissent à la fin de l’année et aux perspectives d’un environnement tarifaire plus bas et plus prévisible.

Tiré de canadiancattlemen.ca – par David Haywood-Farmer, président de la CCA – Publié le 12 décembre 2018
| Traduction et adaptation libre par la rédaction |

Dans le cadre du PPPC, les exportations de bœuf canadien au Japon pourraient doubler en 2019, en hausse par rapport aux 160 millions de dollars de bœuf exportés au Japon en 2017 en vertu des anciens tarifs sur le bœuf frais et congelé. Le 30 décembre, le tarif douanier du Japon de 38,5% passera immédiatement à 27,5% sur le bœuf frais canadien et à 26,9% sur le bœuf congelé. Le 1er avril 2019, le Japon mettra en œuvre une deuxième réduction tarifaire, qui passera à 26,6% sur les produits frais et congelés, puis à 9% sur plusieurs années. Avec le PPPC, le bœuf canadien sera également exempté du droit de sauvegarde japonais de 50% sur le bœuf.

Les cinq pays restants, à savoir Brunei, le Chili, la Malaisie, le Pérou et le Vietnam, poursuivent leurs processus de ratification. Le Vietnam en particulier est un marché émergent avec un potentiel de croissance important pour le bœuf canadien. Les exportations de bœuf canadien au Vietnam en 2017 se sont élevées à 3,9 millions de dollars, avec un droit de douane de 20%. Une fois que le Vietnam aura mis en œuvre le PPPC en 2019, ses deux réductions initiales de tarif ramèneront immédiatement le tarif à 6,6%, puis à zéro en 2020.

Le PPCP, ainsi que le récent accord États-Unis-Mexique-Canada (USMCA), créera des possibilités de croissance extraordinaires pour les secteurs de l’agriculture et de l’alimentation au Canada. Il reste à voir si les démocrates remportant la Chambre aux élections de mi-mandat aux États-Unis en novembre pourraient avoir une incidence sur l’approbation finale de l’USMCA. La Canadian Cattlemen’s Association (CCA) surveillera de près cette situation au cours des prochains mois.

En novembre, j’ai participé à la mission commerciale du ministre Lawrence MacAulay, ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, en Chine, où il a promu les produits agricoles canadiens, y compris le bœuf, et discuté des moyens de renforcer les échanges agricoles entre les deux pays. La CCA a participé à des événements sur le bœuf à Shanghai et à Beijing et a participé à des réunions avec l’ambassade et l’industrie de cette dernière ville. La Chine est un marché important qui présente un potentiel énorme pour les producteurs de bœuf canadiens et la CCA continue de plaider en faveur d’un accès élargi à ce marché politiquement complexe.

La CCA apprécie beaucoup le regain d’intérêt du gouvernement du Canada pour la diversification des échanges commerciaux. Cependant, pour pouvoir exploiter le potentiel d’un nouvel accès, il est nécessaire de résoudre un certain nombre de problèmes de compétitivité. Lors d’une table ronde avec le ministre de la Diversification du commerce international, Jim Carr, à Winnipeg récemment, le CCA et les partenaires de l’industrie ont discuté de la nécessité de remédier aux pénuries chroniques de main-d’œuvre dans les secteurs de l’agriculture et de l’alimentation, qui vont s’intensifier à mesure que le marché mondial Les produits agricoles canadiens se développent rapidement. La nécessité de renforcer et de moderniser la capacité des voies de transport a également été évoquée. Des inquiétudes ont été exprimées quant à la pertinence de la politique de tarification du carbone du gouvernement fédéral pour les industries agroalimentaires canadiennes. Il a été suggéré que d’autres outils pourraient être plus efficaces et moins dissuasifs pour le commerce pour le secteur hautement commercialisé et concurrentiel à l’échelle mondiale. Comme le Canada est un chef de file en matière d’agriculture verte et de production alimentaire, il a été suggéré de débattre des outils appropriés pour poursuivre ce leadership.

Le leadership du Canada dans la production durable de bœuf et les avantages nutritionnels du bœuf pour la santé humaine ont été les principaux thèmes de ma réunion avec la ministre de la Santé, Ginette Petitpas Taylor, à Ottawa. Le personnel de la CCA et moi avons partagé notre point de vue sur le guide alimentaire et l’étiquetage sur le devant de l’emballage avec la ministre, lui faisant savoir que la viande rouge est un élément important d’un régime alimentaire sain et équilibré et qu’il est nécessaire que la politique canadienne de la santé et de la nutrition reposer sur des preuves scientifiques solides et cohérentes. Les risques d’inclure des informations erronées dans le guide alimentaire ou des étiquettes d’avertissement sur les aliments riches en graisses saturées, comme le bœuf haché, pourraient éloigner les gens d’un aliment de base abordable en protéines riches en nutriments bénéfique pour la santé humaine.

La CCA continue également de plaider en faveur de la nécessité de modifier le projet de loi C-68 afin de protéger l’habitat du poisson sans compromettre la capacité des agriculteurs à produire des aliments de manière durable. La CCA croit qu’il est possible de travailler avec le gouvernement pour trouver des solutions qui satisferont les deux perspectives.

Autre évolution positive, en janvier 2019, les normes de qualité de rendement du bœuf canadien passeront des trois classes actuelles à cinq normes de qualité de rendement pour refléter les normes de qualité de rendement américaines. L’Agence canadienne de classification du bœuf a déclaré que l’adoption de cinq normes de rendement permettrait un alignement et une transparence avec les États-Unis et permettrait également de mieux distinguer les carcasses à rendement élevé des rendements permettant ainsi d’améliorer les pratiques de finition ciblées.

La nouvelle année sera une année de réinvention et de réexamen de la meilleure façon de tirer parti des opportunités. Et avec cela, Bonnie et moi voudrions exprimer nos sincères vœux de joyeuses fêtes de fin d’année et de bonne année.

Jusqu’à la prochaine fois.

Source : https://www.canadiancattlemen.ca/2018/12/12/good-news-to-close-out-the-year-2/

 

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