Le mandat élargi signifie un coût plus élevé pour les audits de VBP Plus

//  30 juin 2017  //  Dossiers, Gestion, Production durable et environnement  //  Commentaires fermés

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Le programme national de certification du bœuf s’est élargi, la sécurité alimentaire à la ferme doit maintenant inclure la durabilité, la biosécurité et le bien-être des animaux

Par Alexis Stockford
Publié: 13 juin 2017

Le secteur du bœuf affirme que le programme Verified Beef Production Plus est la «pierre angulaire» de leurs efforts pour encourager la confiance du public.

Le prix du programme Verified Beef Production Plus (VBP Plus) sera plus élevé dans sa deuxième année au Manitoba, mais les fournisseurs disent que le saut est nécessaire pour que le prix du programme rentre dans ses frais.

(Traduction libre de Mylène Noël)

Le 20 mai, les coûts de vérification sont passés de 200 $ à 300 $.

Le directeur général du Manitoba Beef Producers, Brian Lemon, dit qu’il croit que l’augmentation couvrira en moyenne les coûts, même si le coût des audits varie d’une ferme à l’autre.

« La Vérification plus de la production du bœuf – Verified Beef (Production) Plus- est un programme beaucoup plus large dont le contenu est plus grand que seule la sécurité alimentaire à la ferme », a déclaré M. Lemon. « Il comprend le bien-être des animaux, la durabilité de l’environnement et d’autres modules de ce genre, raisons pour lesquelles ont a ajouté le «Plus». Mais, ce sont aussi les raisons pour lesquelle les audits sont beaucoup plus impliqués et qu’il y en a beaucoup plus dans une vérification. C’est malheureusement la réalité, à mesure que les audits se compliquent, les coûts de ces audits doivent augmenter. »

Bien que ce soit un programme national, les coûts de vérification sont contrôlés à l’échelle provinciale.

L’initiative conjointe entre l’Association canadienne des éleveurs bovins, le Conseil de recherches sur les bovins de boucherie et le gouvernement fédéral est en train de passer du programme du précédent VBP (Verified Beef Production) à celui de VBP Plus. Le programme initial a été élargi l’année dernière avec le lancement de VBP Plus pour inclure la biosécurité, la gestion de l’environnement et les soins des animaux.

« La principale raison pour laquelle nous avons ce programme est d’améliorer la confiance du public », a déclaré le directeur commercial de VBP Plus, Virgil Lowe. « Nous savons que les pratiques de production sur les fermes au Canada sont généralement très bonnes, mais nous ne pouvons pas le dire aux gens ».

Fournir une preuve

Lowe a utilisé l’exemple de la controverse de Earls l’année dernière, lorsque la chaîne de restaurants est passée du boeuf canadien à un fournisseur américain avec une viande « certifiée sans cruauté ».

La décision a lancé une réaction publique. Earls a reculé après presque deux mois, mais a maintenu sa décision d’acheter du bœuf élevé sans stéroïdes, hormones ajoutées ou antibiotiques, selon le président de Earls, Mo Jessa, en juillet 2016. La chaîne a déclaré qu’elle chercherait des fournisseurs canadiens qui respectent ses stipulations.

« VBP est conçu pour être l’outil qui donne au reste de l’industrie la possibilité de dire : « C’est ainsi que nous élevons nos bovins et nous le savons parce que nous l’avons vérifié », a déclaré Lowe.

À sa connaissance, aucun acheteur ne requiert actuellement qu’il y ait certification VBP Plus, a déclaré Lowe, mais a ajouté qu’il y a lieu de croire qu’à l’avenir, la vérification pourrait devenir une exigence pour certains acheteurs ou pour certains programmes.

Lowe n’était pas certain du nombre de nouveaux membres ou de membres en transition qui se sont enregistrés dans le programme élargi. Collectivement, 1 500 producteurs ont été enregistrés avec VBP et VBP Plus l’année dernière.

De même, Lemon a déclaré qu’il ne savait pas combien de producteurs manitobains étaient enregistrés.

« Notre participation est bonne en termes de personnes et de producteurs qui participent aux ateliers et s’inscrivent. Nous aimerions certainement qu’il y en ait plus », a-t-il dit, notant que les producteurs de boeuf du Manitoba aimeraient idéalement que tous les producteurs de la province soient vérifiés par le programme.

Un nombre plus restreint de producteurs ont terminé le processus de vérification, a déclaré M. Lemon.

Faire le changement

Les membres existants de VBP pourront passer au nouveau programme à partir de leur prochain renouvellement, tandis que les nouveaux inscrits entreront directement dans le nouveau programme.

La formation VBP Plus comprend une série d’ateliers, de webinaires, de ressources ou de conférences téléphoniques. On s’attend à ce que les producteurs mettent en œuvre cette formation dans leurs propres opérations. Les membres VBP existants doivent également être formés dans les nouveaux modules et demander aux coordonnateurs provinciaux de confirmer « qu’ils ont soit déjà fait la formation ou qu’ils aient démontré des connaissances dans ces trois nouveaux modules » avant de faire la transition, a déclaré Before Lowe.

« Vous assistez à une formation ou à une formation en ligne, ce qui n’est pas onéreux », a-t-il déclaré. « Les ateliers en personne sont tous terminés en une soirée, en environ deux ou trois heures, ou la formation en ligne peut être effectuée dans environ deux heures ».

Les coordonnateurs provinciaux fournissent des formulaires d’inscription et des auto-évaluations suite à la formation.

« C’est la que commencent les choses sérieuses », a déclaré Lowe. « Au fur et à mesure que vous faites votre auto-évaluation et que vous identifiez les points dans votre opération qui concernent les critères VBP Plus, vous renvoyez le tout au coordonnateur. C’est examiné et peut-être qu’il faudra que vous leur parliez de certains secteurs à améliorer ou d’une formation continue.

La tenue de dossiers fait souvent partie des changements les plus importants, a déclaré Lowe.

Les opérations vache-veau doivent fournir au moins six mois d’enregistrements dans le cadre du processus, tandis que les parcs d’engraissement doivent fournir un minimum de trois mois d’enregistrements.

« Les parcs d’engraissement devront compléter une évaluation sur les chutes à bovins de parcs d’engraissement, la manipulation latérale et les conditions des encols », a déclaré la dernière infolettre du Manitoba Beef Producers.

Une fois les critères respectés, les exploitations agricoles sont évaluées lors d’un audit de 3 heures et demie. Le temps entre l’enregistrement et l’achèvement réussi de la vérification variera d’une opération à l’autre.

La formation est sans frais, a déclaré Lowe, bien que l’on soit en train de considérer des frais pour les webinaires en ligne afin de récupérer les coûts.

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Expanded mandate means higher cost for VBP Plus audits

The national beef certification program has expanded from on-farm food safety to include sustainability, biosecurity and animal welfare

By Alexis Stockford

Published: June 13, 2017

The beef sector says the Verified Beef Production Plus program is the “cornerstone” of their efforts to foster public trust. The Verified Beef Production Plus (VBP Plus) program will come with a higher price tag during its second year in Manitoba, but providers say the jump is needed to keep the program cost neutral.

Audit costs have increased from $200 to $300 as of May 20.

Manitoba Beef Producers general manager Brian Lemon says he believes the increase will cover costs on average, although the cost of providing audits varies between farms.

“Verified Beef (Production) Plus is a much broader program that includes more than just the on-farm food safety,” Lemon said. “It includes animal welfare. It includes environmental sustainability and those sorts of other modules, which is why the ‘Plus,’ but also why the audits are a lot more involved and a lot more goes into an audit. That’s the unfortunate reality and, as the audits get more complicated, the costs for those audits have to go up.”

Although a national program, audit costs are controlled provincially.

The joint initiative between the Canadian Cattlemen’s Association, Beef Cattle Research Council and federal government is in the midst of switching from the previous Verified Beef Production program. The initial program was expanded last year with the launch of VBP Plus to include biosecurity, environmental stewardship and animal care.

“The main reason we’re doing it is to improve public trust,” Virgil Lowe, VBP Plus business manager, said. “We know that the production practices on farm in Canada are generally very good, but we can’t tell people that.”

Providing proof

Lowe used the example of the Earls controversy last year, when the restaurant chain shifted from Canadian beef to an American supplier with “certified humane” meat.

The decision launched public backlash. Earls backed down after almost two months, but maintained its decision to buy beef raised without steroids, added hormones or antibiotics, according to Earls president Mo Jessa in July 2016. The chain said it would look for Canadian suppliers to meet its stipulations.

“VBP is designed to be the tool that gives the rest of the industry the ability to say, ‘This is how we raise our cattle and we know that because we checked,’” Lowe said.

No buyers currently require VBP Plus certification to his knowledge, Lowe said, but added that there is speculation that verification may become a requirement for some buyers or programs in the future.

Lowe was unsure how many new or transitioned members have registered with the expanded program. Collectively, 1,500 producers were registered with VBP and VBP Plus last year.

Lemon, likewise, said he was unsure how many Manitoba producers were registered.

“Our uptake is good in terms of people and producers taking the workshops and signing up. We would certainly like to see it better,” he said, noting that Manitoba Beef Producers would ideally like to see all producers in the province verified with the program.

A smaller number of producers have completed the audit process, Lemon said.

Making the shift

Existing Verified Beef Production members will be able to transition into the new program as of their next renewal, while new registrants will enter the new program directly.

VBP Plus training includes a series of workshops, webinars, resource materials or call-in conferences. Producers are then expected to implement that training on their own operations. Existing VBP members must also be trained in the new modules and have provincial co-ordinators confirm “they have either done the training or demonstrated knowledge in those three new modules,” before transitioning, Lowe said.

“You attend training or do online training, which is not onerous,” he said. “The in-person workshops are all done in an evening, so sort of a two- to three-hours-type thing, or the online training can be done in about two hours.”

Provincial co-ordinators provide enrolment forms and self-evaluations following training.

“This is sort of where the rubber meets the road,” Lowe said. “As you go through self-assessment and see where your operation is in relation to VBP Plus criteria, then you would send that back into the co-ordinator; they would review it and maybe you would talk to them about some areas of improvement or further training.”

Record-keeping is often among the most significant changes, Lowe said.

Cow-calf operations are required to provide at least six months of records as part of the process, while feedlots must provide a minimum three months’ worth of records.

“Feedlots will be required to complete a feedlot cattle chute, side handling and pen condition assessment,” the latest Manitoba Beef Producers newsletter read.

Once criteria are met, farms are evaluated through a 3-1/2 hour audit. The time between registration and successful audit completion will vary from operation to operation.

Training comes at no charge, Lowe said, although a fee is being considered for online webinars to recoup costs.

 

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