Le gouvernement fédéral fait pression sur la nouvelle réglementation sur le transport des animaux

//  15 février 2019  //  Santé Animale  //  Commentaires fermés

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Trente signataires ont adressé une lettre au ministre fédéral de l’Agriculture, Lawrence MacAulay, pour demander la publication immédiate des nouvelles règles régissant le transport du bétail.

Dans une lettre datée du 6 février, une foule d’associations humanitaires de Montréal à Vancouver, ainsi que des groupes de défense des droits des animaux et de défense des animaux, notamment Mercy for Animals, Toronto Pig Save, Animal Alliance of Canada et le Save Movement, ont demandé à MacAulay de publier des mises à jour pour : le Règlement sur la santé des animaux — Transport sans cruauté, qui est en préparation depuis des années.

Tiré de The Western Producer – par Barb Glen – Publié le 14 janvier 2019
| Traduction et adaptation libre par la rédaction |

Deux députés ont également signé la lettre : la chef du Parti vert du Canada, Elizabeth May, et le membre du parti libéral de Beaches-East York, Nathanial Erskine-Smith, qui a présenté un projet de loi émanant d’un député en 2016 visant à renforcer les lois nationales sur la protection des animaux.

Les ébauches des modifications relatives au transport du bétail ont été publiées en 2016 et devraient l’être en 2018 ou 2019. La réglementation n’a pas été considérablement mise à jour depuis 1977.

«Les projets d’amendements publiés par votre ministère en décembre 2016 n’apportent que des améliorations mineures à la réglementation en vigueur», indique la lettre. « Les animaux de ferme peuvent être légalement transportés pendant trois jours au maximum sans nourriture, eau ni repos, ni protection adéquate contre les intempéries. Le résultat est qu’environ 14 millions d’animaux d’élevage arrivent morts, mourants ou blessés chaque année dans des abattoirs inspectés par le gouvernement fédéral, en raison des mauvaises conditions de transport.»

La source de ces chiffres n’était pas indiquée dans la lettre. Cependant, ils peuvent être basés sur des informations de base de l’Agence canadienne d’inspection des aliments, selon lesquelles un taux de non-conformité de 2% aux réglementations en vigueur signifierait que 14 millions d’animaux pourraient être affectés pendant le transport.

La lettre adressée au ministre indiquait en outre que les modifications proposées étaient influencées par les représentants de l’industrie de l’élevage, notamment en ce qui concerne les temps de transport maximaux admissibles.

Dave Moss, directeur général de la Canadian Cattlemen’s Association, a déclaré que l’industrie avait communiqué à l’Agence canadienne d’inspection des aliments des informations sur les modifications réglementaires proposées et qu’elle partageait le souhait de voir les mises à jour apportées aux règles en vigueur. Cependant, des réductions substantielles des temps de transport autorisés seraient un problème.

«Dans mon esprit, nous sommes très proches des spécialistes du bien-être animal, nous voulons tous ce qu’il y a de mieux pour le bétail» a-t-il déclaré.

«Nous continuons simplement sur ce que la science montre et il y a de très bonnes études qui montrent que les animaux arrivent à 99%, en bonne santé, debout et en bon état à leur arrivée (à destination), avec la modéliser la façon dont il est.»

La lettre des 30 groupes et individus appelle également à une réglementation scientifique.

«Notre réglementation nationale sur le transport des animaux devrait refléter le corpus de preuves scientifiques concernant le bien-être des animaux, ainsi que les valeurs de la société canadienne qui s’opposent aux souffrances inutiles des animaux non humains», indique la lettre.

Le projet de règlement déposé dans la Gazette du Canada prévoit des intervalles maximaux de 36 heures sans nourriture ni eau pour les bovins nourris au grain et au foin, contre 52 heures actuellement. Pour les chevaux et les porcs, le même intervalle passerait de 36 à 28 heures, tandis que les intervalles de poulet de chair, de poules de réforme et de lapins seraient réduits à 24 heures, contre 36 actuellement.

Dans ses données de base lors du dépôt de propositions de réglementation, l’ACIA a déclaré que ses modifications visaient à mieux tenir compte des nouvelles connaissances scientifiques en matière de soins et de manipulation des animaux afin de réduire les risques, de mieux aligner les exigences du Canada sur celles des autres pays et de répondre aux attentes de la société en matière de gestion responsable des animaux et soins dans les transports.

Dave Moss a déclaré qu’il y avait des spéculations que les élections fédérales plus tard cette année pourraient être la raison des retards dans la publication des nouvelles règles.

Sur un autre front, le Conseil national de protection des animaux d’élevage a entrepris une mise à jour des codes de bonnes pratiques pour le transport du bétail. La date d’achèvement prévue est le printemps 2023.

À lire également : Des améliorations du transport des animaux de l’Union Européenne sont demandées

Source : https://www.producer.com/2019/02/feds-pressed-on-new-animal-transportation-regulations

 

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