Le Canada obtient à nouveau le statut « exempt de TB bovine » grâce à son assiduité

//  19 janvier 2018  //  Bien-être et Santé animale, Santé Animale  //  Commentaires fermés

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Par le bureau des nouvelles de Food Safety News, le 17 janvier 2018

Pour la première fois depuis 2016, le Canada a obtenu le statut du pays «d’exempt de TB bovine» qu’il avait perdu après qu’un seul animal infecté par la tuberculose bovine ait été trouvé dans un ranch dans le sud de l’Alberta.

La tuberculose bovine est une maladie animale chronique. L’Organisation mondiale de la santé animale exige la déclaration de la tuberculose bovine en vertu du Code terrestre pour les animaux.

(Traduction libre de Mylène Noël)

L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) a effectué des tests à la ferme sur environ 15 000 animaux dans des troupeaux témoins. Des essais de bétail sont effectués dans 71 fermes et ranchs de l’Alberta, du Manitoba et de la Saskatchewan. Les installations sont soumises à la quarantaine jusqu’à ce qu’elles soient autorisées par des tests de laboratoire et des examens post-mortem.

L’ACIA a libéré de la quarantaine 61 des 71 installations. Cela inclut une installation infectée où six autres animaux avaient été trouvés infectés par la même souche de TB bovine. Une fois le nettoyage et la désinfection terminés, l’installation a été libérée de la quarantaine.

« À ce jour, environ 11 500 animaux associés aux troupeaux infectés, qui y ont été mêlés, qui y sont entrés et qui en sont sortis ont été détruits et une indemnisation a été versée aux propriétaires. Environ 30 000 animaux ont été libérés de la quarantaine », rapporte l’ACIA.

La priorité de l’agence dans l’enquête est le bétail domestique, mais la faune est conditionnellement incluse.

«L’agence collabore avec les gouvernements provinciaux pour s’assurer que tous les risques associés à la tuberculose chez les animaux sauvages soient inclus dans l’enquête», selon l’ACIA.

Les wapitis du sud-est de l’Alberta sont sous surveillance active. Cependant, l’analyse génétique a révélé que l’organisme tuberculeux bovin qui a infecté les vaches n’est pas le même que celui qui a été détecté chez les animaux domestiques, la faune ou les humains au Canada. Les six vaches présentaient la même souche de tuberculose que celle des bovins du centre du Mexique en 1997.

Les fermes et les ranchs canadiens ont été libres de transporter des animaux à moins que les installations ne soient en quarantaine. La Loi fédérale sur la santé des animaux a permis le versement d’une indemnité de 39 millions de dollars aux propriétaires de 23 fermes et ranchs où 11 500 animaux ont été détruits.

Un autre montant de 16,7 millions de dollars a servi à aider les producteurs de l’Alberta dans le cadre de l’Initiative Canada-Alberta d’aide au TB, qui a permis de payer des chercheurs pour 150 propriétés et de tester 150 000 têtes.

L’ACIA reconnaît que la source de la souche de la tuberculose bovine de 2016 demeure un mystère, mais les représentants de l’agence sont convaincus que les mesures coûteuses pour l’éradiquer en valent la peine. La réputation du bœuf canadien en matière de sécurité demeure intacte.

Une bactérie appelée Mycobacterium provoque la tuberculose bovine. La pasteurisation tue les bactéries Mycobacterium. Toutefois, le lait cru et les produits laitiers crus peuvent transmettre la tuberculose bovine à des personnes.

Le public n’était pas en danger lors de la récente épidémie de tuberculose bovine au Canada, selon les autorités. En théorie, la bactérie peut voyager dans l’air et constituer une menace si une personne l’inhale à plusieurs reprises pendant des mois, mais cela ne s’est pas produit.

Bien que le Canada semble s’être tiré d’affaire de l’événement de 2016, ce n’est pas le cas des États-Unis. Un cas récent de tuberculose bovine a été confirmé dans le centre nord du Nebraska, mais il pourrait être limité à un seul troupeau. Ce troupeau est maintenant sous quarantaine.

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