La viande peut-elle être considérée comme un médicament?

//  23 mars 2018  //  Dossiers, Santé Humaine et Sécurité Alimentaire, Tendances et consommateurs  //  Commentaires fermés

Mack_Graves

Dans un article publié le 22 mars 2018, Mack Graves, qui a travaillé dans le domaine des protéines animales depuis 39 ans, se spécialisant dans la stratégie d’entreprise, la gestion et l’efficacité marketing à travers la chaîne protéique, parle d’un nouveau concept de marketing: « la viande peut maintenant être appelée médecine ». Cette phrase ne se base pas sur des preuves scientifiques, a écrit Gravest. Cependant, il affirme que depuis des années, il y a eu un battage médiatique autour de la graisse qui dit que c’est mauvais pour nous mais que, maintenant, on nous dit que la graisse est bonne pour vous, ce qui pourrait presque dire que la viande pourrait être considérée comme un médicament ou à tout le moins une nourriture saine.

Graves nargue les activistes anti-viande avec cette nouvelle!

Il est certain que de dire que la viande est un médicament serait et sera probablement considéré comme une déclaration si bizarre qu’elle recueillera plus que sa part de dérision venant de tous les côtés. Cependant, il croit que le fait de positionner la viande comme un aliment santé pourrait l’amener à se débarrasser de sa réputation imméritée et injustifiée d’être dommageable pour la santé.

La viande en tant qu’aliment santé peut être trop éloignée de la perception pour être sérieusement envisagée, admet-il. Cependant, il ajoute que quelque chose d’aussi bizarre a besoin d’infiltrer le marketing de la viande pour le choquer.

Graves suggère de se mettre à la place d’un nouveau directeur du marketing de la viande, qui ne sait pas que c’est impossible et qui a récemment été chargé de changer la perception de la viande par le consommateur.

Il suggère que ce directeur vise d’abord d’éloigner la viande de cette réputation qui dit qu’elle bouche les artères et cause des crises cardiaques au point que les gens ne veulent pas en consommer à moins que ce ne soit bien sûr un steak succulent et délicieux accompagné d’un verre de Pinot Noir. Pour cela, il suggère que le directeur (ou quiconque veut défendre la viande) lise une copie du livre de Nina Teicholz, The Big FAT Surprise: Why butter, meat and cheese belong in a healthy diet (Pourquoi le beurre, la viande et le fromage font partie d’une alimentation saine).

Selon Graves, Mme Teicholz attaque la pseudo-science qui dit que la graisse est mauvais pour la santé avec des argument persuasifs. Elle croit que l’on peut utiliser la science mal conçue et mal interprétée qui nous a tous amenés à croire que la « graisse est un tueur » et former une base d’un nouveau message de marketing de la viande plus convaincant.

Ce livre souvent cité fournit des détails scientifiques pour soutenir le fait que la viande est réellement bonne pour vous, affirme Graves. Les faits qui y sont présentés d’une façon marketing amicale pour consommateurs devraient être ceux que le directeur de marketing utilise. Une fondation a été établie, celle qui réfute la mauvaise « science » de la graisse, particulièrement la graisse saturée. Maintenant, une nouvelle se construit à sa place, la science qui dit que la graisse est bonne pour vous, dit Graves, osant même ajouté qu’elle serait saine.

Les consommateurs ont faim pour une raison de manger du bœuf et ne pas être humiliés par les médecins, diététistes et autres qui prescrivent un style de vie pseudo végétalien avec son complément protéique de poisson, de volaille ou juste 3 onces de viande maigre, déclare-t-il.

Graves dit qu’il faut passer le message mais que l’industrie de la viande a toujours eu de la difficulté avec ça car l’industrie serait considérée comme vieux jeu et tout simplement pas très progressive par rapport au poulet ou presque n’importe quel autre acheteur éclairé. En revanche, ajoute-t-il, toute missive des activistes anti-viande est généralement mal conçue et provocatrice et presque tout ce que dit l’industrie de la viande serait fait de manière défensive et presque instantanément ridiculisé par nos opposants. Mais, affirme Graves, il n’y a rien de plus puissant que les faits et c’est la vérité qui libère!

Le message de l’industrie du boeuf doit donc être véhiculé dans les lieux et sur les véhicules que ses consommateurs utilisent, soit les médias sociaux sous toutes leurs formes et dans toutes leurs splendeurs, dit Graves. Elle doit suivre le programme et crier sur tous les toits son nouveau message de la viande en utilisant les médias sociaux.

Par Mylène Noël
Webmestre
SPEQ

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