La résistance aux antibiotiques est un casse-tête dans les parcs d’engraissement

//  20 juin 2018  //  Bien-être et Santé animale, Santé Animale  //  Commentaires fermés

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Par Marie-Josée Parent
Le Bulletin des agriculteurs
Publié le 19 juin 2018

Depuis deux ans, les bronchopneumonies sont de plus en plus difficiles à traiter dans les parcs d’engraissement. La résistance aux antibiotiques en est la cause. Face à cette problématique, la prévention pourrait bien être l’une des meilleures avenues.

Lors de la Journée bovine 2018 du 15 juin dernier, organisée par Merck Santé animale, le professeur Edouard Timsit de l’Université de Calgary a présenté une conférence sur le sujet. Il a expliqué pourquoi les bovins en parcs d’engraissement sont plus affectés que les autres animaux et que par le passé, mais aussi quelles sont les pistes de solution pour en diminuer l’incidence.

Les bovins, ces handicapés

L’anatomie des poumons des bovins n’avantage pas ces animaux. Comme résultante, ils sont plus sensibles que les autres espèces animales aux pneumonies. « Les bovins ont un poumon fondamentalement déficient », dit Edouard Timsit.

Leurs poumons sont petits pour leurs besoins. Ils pompent donc l’air très rapidement. Les bactéries entrent donc rapidement et profondément dans les poumons.

Que faire alors?

Selon Edouard Timsit, on ne peut pas se débarrasser des bronchopneumonies, mais on peut réduire leur fréquence et leur sévérité. Les bactéries responsables les plus fréquentes sont Mannheimia haemolytica, Pasteurella multocida, Histophilus somni et Mycoplasma bovis. Or, ces bactéries sont pour la plupart résistantes aux antibiotiques couramment utilisés en parcs d’engraissement.

«Ce qui est nouveau, c’est qu’on a maintenant des souches très contagieuses et résistantes aux antibiotiques, explique Edouard Timsit en révélant les résultats d’une récente étude non publiée. Il y a 10 ans, on ne pensait pas que ça pourrait arriver. Il y a des bactéries aux États-Unis qui sont résistantes à tous les antibiotiques, sauf l’Excenel.» Cet antibiotique est d’une extrême importance en médecine humaine.

Messages à retenir

Le message qu’Edouard Timsit envoie aux propriétaires de parcs d’engraissement est de prendre des écouvillons de bactéries et de tester la résistance aux antibiotiques. Un écouvillon ressemble à un cure-oreille. On plonge l’écouvillon dans la narine d’au moins cinq bovins (idéalement non traités) et on le plonge ensuite dans la gélose contenue dans un tube. Le kit est prévu pour ce type de prélèvement. Le producteur doit en parler à son vétérinaire. « Si tu traites un bovin sur deux, il y a un problème », dit Edouard Timsit.

Pour lire l’article au complet : https://www.lebulletin.com/elevage/la-resistance-aux-antibiotiques-est-un-casse-tete-dans-les-parcs-dengraissement-93516

Articles : Merck – Les bronchopneumonies chez les bovins à l’engrais (présentation d’Édourad Timsit)

 

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