Introduction à l’alimentation des bovins de boucherie Holstein

//  31 août 2016  //  Nutrition, Recherches en nutrition  //  Commentaires fermés

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En janvier 2016, selon l’USDA, il y avait 30,3 millions de vaches de boucherie et 9,3 millions de vaches laitières. Le résultat est que les animaux laitiers prennent une proportion croissante dans l’offre de bœuf par rapport aux dernières décennies, où les bouvillons laitiers finis représentent environ 14% du bœuf et les vaches laitières de réforme, 6%. Dans le Midwest, un nombre croissant d’opérations engraissent des bouvillons laitiers en raison de leur approvisionnement constant et de la performance par rapport aux races à viande, grâce à une base génétique plus homogène.

(Traduction libre de Mylène Noël)

Une des plus grandes différences entre l’alimentation des Holstein et celle des races à viande est le temps en engraissement dû à l’âge et au poids au moment où les animaux sont placés en parc d’engraissement, aux différences de conversion alimentaire et gain moyen quotidien prévu, et au poids final obtenu. Avec les races à viande, beaucoup de bouvillons entrent en parc d’engraissement à 500-850 lbs et atteignent leur poids fini à 1200-1400 lbs. Ceci demande des périodes d’engraissement de 140 à 200 jours, avec un gain moyen quotidien de 3,4 à 3,9 lbs / jour avec une conversion aliment/livre de gain de 5,6 à 6,4 sur une base matière sèche (MS). Pour obtenir des informations actualisées sur les performances d’un parc d’engraissement actuel, un bon site à visiter est celui du Focus on Feedlots de l’Université d’État du Kansas : https://www.asi.k-state.edu/about/newsletters/focus-on-feedlots/monthly-reports.html.

En revanche, les bovins Holstein exigent de 8 à 12% de plus d’énergie pour répondre aux besoins énergétiques d’entretien par rapport aux races à viande, ceci en raison d’une variété de facteurs dont leur plus grande taille, leur peau et poil plus minces et leur épaisseur plus mince de gras sous-cutanée » Ces facteurs les rendent plus sensibles aux stress environnementaux, tels que la boue excessive, la pluie, la neige ou le vent. Ils consomment également environ 7 % de plus de nourriture que les bouvillons de boucherie, comme l’indique une excellente publication en ligne de l’Université du Minnesota (http://www.extension.umn.edu/agriculture/beef/components/docs/holstein_feeding_programs.pdf) qui décrit les besoins nutritionnels des bovins Holstein à divers stades de croissance. Leur gain moyen quotidien dépasse rarement 3,4 lb / jour, avec une fourchette réaliste étant de 2,8 à 3,4 lb / jour gain, selon une variété de conditions de parcs d’engraissement. Une recherche relativement récente sur des bovins Holstein à partir du stade de veaux ont rapporté des performances similaires. Dans une étude avec des bouvillons Holstein nourris avec un régime de croissance à base d’ensilage de maïs et une alimentation de finition à base de maïs, et engraissés sur une moyenne de 265 jours, le gain moyen quotidien était de 3,58 lb / jour avec une conversion aliment/livre de gain de 5,7 lb sur une base de MS. Les bouvillons ont commencé l’engraissement à 390 lbs et amenés à un poids final de 1330 lbs. Ils avaient un poids moyen des carcasses de 774 lbs et un pourcentage de carcasse de 58,2 % (Lehmkuhler et Ramos, 2008). Dans une étude similaire qui utilisait des bouvillons Holstein nourris sur un régime alimentaire à base de maïs et qui ont commencé l’engraissement à 483 lbs et amenés à 1288 lbs sur 243 jours d’engraissement, les bouvillons avaient une moyenne de 3,4 lbs / gain par jour avec une conversion aliments/livre de gain de 5,5 lbs sur une base de MS. Ces bouvillons avaient un poids moyen de carcasses de 750 lbs et un pourcentage de carcasse de 58,3 % (Gorocica-Buenfil et al., 2007). Ces deux études différentes montrent le type de cohérence que l’on trouve chez les bouvillons Holstein qui sont nourris avec un régime alimentaire à base de maïs pendant de longues périodes de temps, sans une longue période de croissance qui utilise du fourrage à longue tige.

Du point de vue de la carcasse, les bovins Holstein ont des carcasses avec une note de rendement numérique plus élevée que les carcasses de races à viande en raison des poids plus lourds des carcasses, des plus petites zones musculaires longissimus, et du pourcentage plus élevé du gras des reins, pelvien et du coeur (KPH) (McKenna et al., 2002). Par rapport aux bouvillons de boucherie, les bouvillons laitiers ont un pourcentage de carcasse inférieur, qui est calculé en divisant le poids de la carcasse chaude par le poids vif à la récolte. En général, les bouvillons laitiers ont un pourcentage de carcasse entre 55 à 62%, avec une moyenne de 58 à 60%, par rapport aux bouvillons qui ont normalement entre 58 à 65%, avec une moyenne de 62 à 64%. Les facteurs qui tendent à abaisser le pourcentage de carcasse sont la musculature plus légère des bovins, le fait qu’ils aient moins de gras, un remplissage d’intestin supérieur et des organes viscéraux plus grands, de la boue sur la peau, et une plus grande proportion de poids vif dans la tête, les pieds et les os de la jambe.

Dans le Midwest, JBS Packerland a un contrat de Holstein haute énergie qui présente des rabais et primes pour les bovins Holstein finis. Le contrat fixe un minimum de 70 % en carcasses Choice et Prime USDA et 30% en carcasses Select USDA. Afin d’atteindre 70% en carcasses Choice et Prime USDA, les bovins doivent être nourris avec une diète haute en énergie, à base de céréales pour la majorité de leur temps en parc d’engraissement, plutôt que d’avoir une longue période de croissance et une période de finition courte. Les primes sont données s’il y a plus de 70% Choice et Prime, et il y a des réductions lorsqu’il y a moins de 70% de carcasses Choice et Prime dans un chagement de bovins, où un chargement est défini comme pesant 47 000 lbs, +/- 1,400 lbs en poids vif. Les prix de base pour les carcasses sont fixés par le marché au moment de la récolte, sans réductions sur le poids de carcasse si les carcasses sont entre 750 et 950 lb. Cependant, il y a une réduction de 2,50 $ le quintal sur les carcasses de plus de 950 lbs, et une réduction de 10 $/q sur les carcasses de plus de 1000 lbs. Le contrat suppose un rendement de 61 %, en fonction du pourcentage de carcasse. Ainsi, une carcasse de 950 lbs devrait provenir d’un animal qui pesait 1557 lbs vivant, et une carcasse de 1000 lbs devrait provenir d’un poids vif de 1639 lbs.

Avec les bovins Holstein, il est essentiel de donner aussi peu que possible de fourrage à longue tige au parc d’engraissement, afin de réduire les besoins en énergie de maintenance, d’augmenter la densité énergétique du régime alimentaire, et d’augmenter le pourcentage de carcasses. Chez les ruminants, le maintien des organes digestifs (rumen, réticulum, omasum, caillette, intestin grêle et gros intestin), en plus du foie et des reins, peut demander autant que 40 à 50 % en énergie et de 30 à 40 % en protéine consommées dans un jour. Les régimes alimentaires de fourrages, qui sont très encombrants et digestibles seulement de 40 à 60%, augmentent le poids du tube digestif. En revanche, les régimes alimentaires à base de céréales se traduisent par une diminution du poids des organes par rapport aux fourrages parce que les grains sont digestibles de 80 à 100% et ont une taille des particules beaucoup plus petite, ce qui leur permet d’avoir un rythme plus rapide de digestion et du passage à travers le tube digestif. Le résultat est que les grains sont plus digestes que les fourrages. De plus, ils diminuent l’exigence d’entretien d’un animal en donnant des organes de digestion qui ont une moins grosse masse, ce qui laisse plus de nutriments pour la croissance musculaire et l’engraissement. Sainz et al. (1995) ont rapporté que des bouvillons nourris avec un régime de croissance élevé en fourrage des exigences d’entretien 21% (P <0,01) plus élevés au cours de la phase de finition par rapport à ceux qui sont élevés sur un régime alimentaire riche en concentré et abattus au même poids de carcasse. Ainsi, le fourrage à longue tige est préjudiciable à l’efficacité alimentaire et au pourcentage de carcasse, et avec les bovins Holstein, les impacts négatifs sur les caractéristiques de la carcasse peuvent avoir un impact économique significatif si les bouvillons croissent en taille, mais ne déposent de graisse.

Les systèmes de production et les programmes nutritionnels de parcs d’engraissement varient considérablement dans l’industrie des parcs d’engraissement. Développer des stratégies d’alimentation pour produire du bœuf économiquement viable et acceptables par les consommateurs est essentiel à l’avancement de l’industrie de la viande à valeur ajoutée. Dans tous les systèmes de parcs d’engraissement, l’une des zones de gestion les plus critiques est la santé des animaux. La gestion pour une santé optimale commence par des programmes nutritionnels qui stimulent l’immunité du veau de la période néonatale jusqu’au colostrum de haute qualité. Cela peut avoir des répercussions sur la santé des animaux, le taux de croissance, l’efficacité alimentaire et le persillage car le transfert immunitaire passif d’un animal à la naissance peut être un facteur important dans la susceptibilité d’un animal aux maladies respiratoires bovines (Galyean et al., 1999). Depuis la croissance des impacts des maladies respiratoires, les caractéristiques de la viande, le persillage, la gestion et les pratiques nutritionnelles qui préviennent les maladies chez le bétail sont très importants parce que le diagnostic des bovins atteints de maladies respiratoires est très difficile à faire, et le diagnostic au niveau du parc d’engraissement n’a pas une corrélation étroite avec les lésions despoumons associées à des maladies respiratoires. La recherche au Centre de recherche sur les animaux producteurs de denrées alimentaire de l’USDA (Wittum et al., 1996) a révélé que, dans une étude, 35 % des 469 bouvillons ont été traités pour un épisode de maladie respiratoire entre la naissance et la récolte. Dans leur étude, 78 % des bovins traités présentaient des lésions pulmonaires à la récolte et 68 % des bovins non traités présentaient des lésions pulmonaires à la récolte. Bien que les deux groupes avaient des pourcentages élevés de lésions pulmonaires, les auteurs ont conclu que si un animal était assez malade pour être identifié comme ayant une maladie respiratoire et traité, la réduction de la performance avait déjà eu lieu. Si un veau reçoit attrape une maladie respiratoire, une lésion tissulaire se produit et les éléments nutritifs sont détournés de la croissance des tissus maigres et du persillage vers la réparation des tissus endommagés. Par conséquent, pour s’assurer que l’historique de la santé et de la gestion d’un animal ne limite pas sa capacité à déposer des marbrures ou son plein potentiel de développement, l’identification individuelle des animaux, la gestion et la commercialisation devraient être pratiquée.

En conclusion, la nutrition et la gestion des parcs d’engraissement sont en constante évolution. Avec les bovins Holstein, la réduictioin des coûts d’énergie de maintenance grâce à un régime en aliments hautement digestible à base de grains permettra d’améliorer l’efficacité de gain, les caractéristiques de la carcasse et permettre aux animaux d’atteindre une carcasse USDA Choice, tout en réduisant le risque de réductions de carcasses trop lourdes. La chose importante à retenir est qu’il existe des moyens d’améliorer l’efficacité, de modifier la composition du gain, d’améliorer les caractéristiques de carcasse et d’accroître le potentiel de profit avec des stratégies d’alimentation et de gestion appropriées.

Ouvrages cités:

Galyean, M. L., L. J. Perino, and G. C. Duff. 1999. Interaction of cattle health/immunity and nutrition. J. Anim. Sci. 77:1120-1134.

Gorocica-Buenfil, M.A., F.L. Fluharty, C.K. Reynolds, and S.C. Loerch. 2007. Effect of dietary vitamin A restriction on marbling and conjugated linoleic acid content in Holstein steers. J. Anim. Sci. 85:2243-2255.

Lehmkuhler, J. W. and M. H. Ramos. 2008. Comparison of dairy beef genetics and dietary roughage levels. J. Dairy Sci. 91:2523–2531.

McKenna, D. R., D. L. Roeber, P. K. Bates, T. B. Schmidt, D. S. Hale, D. B. Griffin, J. W. Savell, J. C. Brooks, J. B. Morgan, T. H. Montgomery, K. E. Belk, and G. C. Smith. 2002. National Beef Quality Audit-2000: Survey of targeted cattle and carcass characteristics related to quality, quantity, and value of fed steers and heifers. J. Anim. Sci. 80:1212–1222.

Sainz, R. D., F. De la Torre, and J. W. Oltjen. 1995. Compensatory growth and carcass quality in growth restricted and refed beef steers. J. Anim. Sci. 73:2971-2979.

Wittum, T. E., N. E. Woollen, L. J. Perino, and E. T. Littledike. 1996. Relationships among treatment for respiratory tract disease, pulmonary lesions evident at slaughter, and rate of weight gain in feedlot cattle. JAVMA 209:814-818.

Publié par Stanley Smith à 08:12
17 août 2016

Francis Fluharty, Professeur, Département des sciences animales

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Articles:

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Introduction to Feeding Holstein Beef

In January, 2016 according to the USDA, there were 30.3 million beef cows and 9.3 million dairy cows. This has resulted in dairy animals being an increasing proportion of the beef supply compared with past decades, with fed dairy steers accounting for approximately 14% of beef and cull dairy cows accounting for 6%. In the Midwest, an increasing number of operations are feeding dairy steers due to their consistent supply and performance compared with beef breeds, due to the more homogeneous genetic base.

One of the biggest differences between feeding Holstein and beef breeds is the time on feed due to the age and weight that animals are placed in the feedlot, the differences in feed conversion and expected average daily gain, and the final weight achieved. With beef breeds, many steers go into the feedlot at 500 to 850 lb and reach their finished weight at 1200 to 1400 lb. This results in feeding periods from 140 to 200 days, with an average daily gain of 3.4 to 3.9 lb/day with a feed to gain conversion of 5.6 to 6.4 on a dry matter (DM) basis. For updated information on current feedlot performance, a good site to visit is Kansas State University’s Focus on Feedlots: https://www.asi.k-state.edu/about/newsletters/focus-on-feedlots/monthly-reports.html.

In contrast, Holstein cattle require anywhere from 8 to 12% more energy to meet maintenance energy requirements than beef breeds, due to a variety of factors, including their greater frame size, thinner hide and hair coat, and less subcutaneous fat, which make them more susceptible to environmental stresses, such as excessive mud, rain, snow, or wind. They also consume approximately 7% more feed than beef steers, as reported in an excellent online publication from the University of Minnesota (http://www.extension.umn.edu/agriculture/beef/components/docs/holstein_feeding_programs.pdf) that outlines the nutritional requirements of Holstein cattle at various stage of growth. Their average daily gain rarely exceeds 3.4 lb/day, with a realistic range being 2.8 to 3.4 lb/day gain, under a variety of feedlot conditions. Relatively recent research with Holstein cattle started as calves reported similar performance. In a study with Holstein steers fed a corn silage based growing diet and a corn based finishing diet, and fed for an average of 265 days, the average daily gain was 3.58 lb/day with a conversion of 5.7 lb of feed per pound of gain on a DM basis. The steers were started on feed at 390 lb and taken to a final weight of 1330 lb. They had an average carcass weight of 774 lb and a 58.2% dressing percentage (Lehmkuhler and Ramos, 2008). In a similar study using Holstein steers fed a corn-based diet and started on feed at 483 lb and taken to 1288 lb with 243 days on feed, the steers averaged 3.4 lb/day gain with a conversion of 5.5 lb of feed per pound of gain on a DM basis. These steers had an average carcass weight of 750 lb and a 58.3% dressing percentage (Gorocica-Buenfil et al., 2007). These two different studies show the type of consistency that can occur with Holstein steers that are fed a corn-based diet for long periods of time, without a long growing period using long-stemmed forage.

From a carcass standpoint, Holstein cattle have carcasses with a higher numerical yield grade than carcasses from beef breeds due to heavier carcass weights, smaller longissimus muscle areas, and higher kidney, pelvic, and heart fat (KPH) percentages (McKenna et al., 2002). Dairy steers have a lower dressing percentage, which is calculated by dividing the hot carcass weight by the live weight at harvest, compared with beef steers. In general, dairy steers have a dressing percentage between 55 to 62%, with an average of 58 to 60%, compared with beef steers that normally range between 58 to 65%, with an average of 62 to 64%. The factors that tend to lower dressing percentage are cattle being lighter muscled, having less fat, having a greater gut fill and larger visceral organs, having mud on the hide, and having a greater proportion of live weight in head, feet, and leg bones.

In the Midwest, JBS Packerland has a high-energy Holstein contract that outlines discounts and premiums for fed Holstein cattle. The contract sets a minimum of 70% USDA Choice and Prime carcasses and 30% USDA Select carcasses. In order to achieve 70% USDA Choice and Prime carcasses, cattle must be fed a high-energy, grain based diet for the majority of their time in the feedlot, rather than having a long growing period and a short finishing period. Premiums are given for more than 70% Choice and Prime, and discounts occur when fewer than 70% Choice and Prime carcasses are in a load of cattle, with a load being defined as 47,000 lb +/- 1,400 lb live weight. The base prices for carcasses are set by the market at the time of harvest, with no discounts occurring for carcass weight if the carcasses are between 750 to 950 lb. However, a $2.50/cwt discount occurs with carcasses over 950 lb, and a $10/cwt discount occurs with carcasses over 1000 lb. The contract assumes a 61% yield, based on dressing percentage. Thus, a 950 lb carcass is expected to come from an animal that weighed 1557 lb live, and a 1000 lb carcass is expected to occur with a live weight of 1639 lb.

With Holstein cattle, it is critical to feed as little long stemmed forage in the feedlot as possible, in order to reduce maintenance energy requirements, increase the energy density of the diet, and to increase the dressing percentage of carcasses. In ruminants, maintaining the digestive organs (rumen, reticulum, omasum, abomasum, small intestine, and large intestine) plus the liver and kidneys can take as much as 40 to 50% of the energy and 30 to 40% of the protein consumed in a day. Forage diets that are very bulky and only 40 to 60% digestible increase the weight of the digestive tract. In contrast, grain-based diets result in decreased organ weights compared with forages because grains are 80 to 100% digestible and have a much smaller particle size, which allows them to have a faster rate of digestion and passage through the digestive tract. The result is that grain is more digestible than forage, plus it decreases an animal’s maintenance requirement by resulting in less digestive organ mass, leaving more nutrients for muscle growth and fattening. Sainz et al. (1995) reported steers fed a high-forage growing diet had 21% (P < 0.01) greater maintenance requirements during the finishing phase compared to those grown on a high concentrate diet and slaughtered at the same carcass weight. Thus, long-stemmed forage is detrimental to feed efficiency and dressing percentage, and with Holstein cattle, the negative impacts on carcass traits can have a significant economic impact if steers grow in size but do not deposit fat.

Production systems and feedlot nutritional programs vary widely in the feedlot industry. Developing feeding strategies to produce economically viable and consumer acceptable beef is critical to the advancement of the added-value meat industry. In all feedlot systems, one of the most critical management areas is animal health. Management for optimal health starts with nutritional programs that boost the immunity of the calf from the neonatal period through high quality colostrum. This can have impacts on animal health, growth rate, feed efficiency, and marbling as an animal’s passive immune transfer at birth may be an important factor in an animal’s susceptibility of bovine respiratory disease (Galyean et al., 1999). Since respiratory disease impacts growth, meat characteristics, and marbling, management and nutritional practices that keep cattle from becoming sick is very important because diagnosis of cattle with respiratory diseases is very difficult, and diagnosis at the feedlot level does not have a close correlation with lung lesions associated with respiratory illness. Research at the USDA Meat Animal Research Center (Wittum et al., 1996) found that 35% of 469 steers in one study were treated for a respiratory disease episode between birth and harvest. In their study, 78% of treated cattle had lung lesions at harvest, and 68% of untreated cattle had lung lesions at harvest. While both groups had high percentages of lung lesions, the authors concluded that if an animal was sick enough to be identified as having a respiratory illness and treated, performance reduction had already occurred. If a calf gets a respiratory disease, tissue damage occurs, and nutrients are diverted from lean growth and marbling toward repair of the damaged tissue. Therefore, to insure that an animal’s health and management history does not limit its ability to deposit marbling or to grow to its potential, individual animal identification, management, and marketing should be practiced.

Bottom Line: In conclusion, feedlot nutrition and management are constantly evolving. With Holstein cattle, reducing maintenance energy costs through feeding a highly-digestible, grain based diet will improve the efficiency of gain, carcass characteristics, and allow animals to achieve a USDA Choice carcass, while reducing the chance of discounts for carcasses that are too heavy. The important thing to remember is that there are ways to improve efficiency, alter the composition of gain, improve carcass characteristics, and increase profit potential with appropriate feeding and management strategies.

Literature Cited:

Galyean, M. L., L. J. Perino, and G. C. Duff. 1999. Interaction of cattle health/immunity and nutrition. J. Anim. Sci. 77:1120-1134.

 

Gorocica-Buenfil, M.A., F.L. Fluharty, C.K. Reynolds, and S.C. Loerch. 2007. Effect of dietary vitamin A restriction on marbling and conjugated linoleic acid content in Holstein steers. J. Anim. Sci. 85:2243-2255.

Lehmkuhler, J. W. and M. H. Ramos. 2008. Comparison of dairy beef genetics and dietary roughage levels. J. Dairy Sci. 91:2523–2531.

McKenna, D. R., D. L. Roeber, P. K. Bates, T. B. Schmidt, D. S. Hale, D. B. Griffin, J. W. Savell, J. C. Brooks, J. B. Morgan, T. H. Montgomery, K. E. Belk, and G. C. Smith. 2002. National Beef Quality Audit-2000: Survey of targeted cattle and carcass characteristics related to quality, quantity, and value of fed steers and heifers. J. Anim. Sci. 80:1212–1222.

Sainz, R. D., F. De la Torre, and J. W. Oltjen. 1995. Compensatory growth and carcass quality in growth restricted and refed beef steers. J. Anim. Sci. 73:2971-2979.

Wittum, T. E., N. E. Woollen, L. J. Perino, and E. T. Littledike. 1996. Relationships among treatment for respiratory tract disease, pulmonary lesions evident at slaughter, and rate of weight gain in feedlot cattle. JAVMA 209:814-818.

Posted by Stanley Smith at 8:12am
August 17 2016
Francis Fluharty, Professor, Department of Animal Sciences

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Introduction à l’alimentation des bovins de boucherie Holstein

En janvier 2016, selon l’USDA, il y avait 30,3 millions de vaches de boucherie et 9,3 millions de vaches laitières. Le résultat est que les animaux laitiers prennent une proportion croissante dans l’offre de bœuf par rapport aux dernières décennies, où les bouvillons laitiers finis représentent environ 14% du bœuf et les vaches laitières de réforme, 6%. Dans le Midwest, un nombre croissant d’opérations engraissent des bouvillons laitiers en raison de leur approvisionnement constant et de la performance par rapport aux races à viande, grâce à une base génétique plus homogène.

(Traduction libre de Mylène Noël)

Une des plus grandes différences entre l’alimentation des Holstein et celle des races à viande est le temps en engraissement dû à l’âge et au poids au moment où les animaux sont placés en parc d’engraissement, aux différences de conversion alimentaire et gain moyen quotidien prévu, et au poids final obtenu. Avec les races à viande, beaucoup de bouvillons entrent en parc d’engraissement à 500-850 lbs et atteignent leur poids fini à 1200-1400 lbs. Ceci demande des périodes d’engraissement de 140 à 200 jours, avec un gain moyen quotidien de 3,4 à 3,9 lbs / jour avec une conversion aliment/livre de gain de 5,6 à 6,4 sur une base matière sèche (MS). Pour obtenir des informations actualisées sur les performances d’un parc d’engraissement actuel, un bon site à visiter est celui du Focus on Feedlots de l’Université d’État du Kansas : https://www.asi.k-state.edu/about/newsletters/focus-on-feedlots/monthly-reports.html.

En revanche, les bovins Holstein exigent de 8 à 12% de plus d’énergie pour répondre aux besoins énergétiques d’entretien par rapport aux races à viande, ceci en raison d’une variété de facteurs dont leur plus grande taille, leur peau et poil plus minces et leur épaisseur plus mince de gras sous-cutanée » Ces facteurs les rendent plus sensibles aux stress environnementaux, tels que la boue excessive, la pluie, la neige ou le vent. Ils consomment également environ 7 % de plus de nourriture que les bouvillons de boucherie, comme l’indique une excellente publication en ligne de l’Université du Minnesota (http://www.extension.umn.edu/agriculture/beef/components/docs/holstein_feeding_programs.pdf) qui décrit les besoins nutritionnels des bovins Holstein à divers stades de croissance. Leur gain moyen quotidien dépasse rarement 3,4 lb / jour, avec une fourchette réaliste étant de 2,8 à 3,4 lb / jour gain, selon une variété de conditions de parcs d’engraissement. Une recherche relativement récente sur des bovins Holstein à partir du stade de veaux ont rapporté des performances similaires. Dans une étude avec des bouvillons Holstein nourris avec un régime de croissance à base d’ensilage de maïs et une alimentation de finition à base de maïs, et engraissés sur une moyenne de 265 jours, le gain moyen quotidien était de 3,58 lb / jour avec une conversion aliment/livre de gain de 5,7 lb sur une base de MS. Les bouvillons ont commencé l’engraissement à 390 lbs et amenés à un poids final de 1330 lbs. Ils avaient un poids moyen des carcasses de 774 lbs et un pourcentage de carcasse de 58,2 % (Lehmkuhler et Ramos, 2008). Dans une étude similaire qui utilisait des bouvillons Holstein nourris sur un régime alimentaire à base de maïs et qui ont commencé l’engraissement à 483 lbs et amenés à 1288 lbs sur 243 jours d’engraissement, les bouvillons avaient une moyenne de 3,4 lbs / gain par jour avec une conversion aliments/livre de gain de 5,5 lbs sur une base de MS. Ces bouvillons avaient un poids moyen de carcasses de 750 lbs et un pourcentage de carcasse de 58,3 % (Gorocica-Buenfil et al., 2007). Ces deux études différentes montrent le type de cohérence que l’on trouve chez les bouvillons Holstein qui sont nourris avec un régime alimentaire à base de maïs pendant de longues périodes de temps, sans une longue période de croissance qui utilise du fourrage à longue tige.

Du point de vue de la carcasse, les bovins Holstein ont des carcasses avec une note de rendement numérique plus élevée que les carcasses de races à viande en raison des poids plus lourds des carcasses, des plus petites zones musculaires longissimus, et du pourcentage plus élevé du gras des reins, pelvien et du coeur (KPH) (McKenna et al., 2002). Par rapport aux bouvillons de boucherie, les bouvillons laitiers ont un pourcentage de carcasse inférieur, qui est calculé en divisant le poids de la carcasse chaude par le poids vif à la récolte. En général, les bouvillons laitiers ont un pourcentage de carcasse entre 55 à 62%, avec une moyenne de 58 à 60%, par rapport aux bouvillons qui ont normalement entre 58 à 65%, avec une moyenne de 62 à 64%. Les facteurs qui tendent à abaisser le pourcentage de carcasse sont la musculature plus légère des bovins, le fait qu’ils aient moins de gras, un remplissage d’intestin supérieur et des organes viscéraux plus grands, de la boue sur la peau, et une plus grande proportion de poids vif dans la tête, les pieds et les os de la jambe.

Dans le Midwest, JBS Packerland a un contrat de Holstein haute énergie qui présente des rabais et primes pour les bovins Holstein finis. Le contrat fixe un minimum de 70 % en carcasses Choice et Prime USDA et 30% en carcasses Select USDA. Afin d’atteindre 70% en carcasses Choice et Prime USDA, les bovins doivent être nourris avec une diète haute en énergie, à base de céréales pour la majorité de leur temps en parc d’engraissement, plutôt que d’avoir une longue période de croissance et une période de finition courte. Les primes sont données s’il y a plus de 70% Choice et Prime, et il y a des réductions lorsqu’il y a moins de 70% de carcasses Choice et Prime dans un chagement de bovins, où un chargement est défini comme pesant 47 000 lbs, +/- 1,400 lbs en poids vif. Les prix de base pour les carcasses sont fixés par le marché au moment de la récolte, sans réductions sur le poids de carcasse si les carcasses sont entre 750 et 950 lb. Cependant, il y a une réduction de 2,50 $ le quintal sur les carcasses de plus de 950 lbs, et une réduction de 10 $/q sur les carcasses de plus de 1000 lbs. Le contrat suppose un rendement de 61 %, en fonction du pourcentage de carcasse. Ainsi, une carcasse de 950 lbs devrait provenir d’un animal qui pesait 1557 lbs vivant, et une carcasse de 1000 lbs devrait provenir d’un poids vif de 1639 lbs.

Avec les bovins Holstein, il est essentiel de donner aussi peu que possible de fourrage à longue tige au parc d’engraissement, afin de réduire les besoins en énergie de maintenance, d’augmenter la densité énergétique du régime alimentaire, et d’augmenter le pourcentage de carcasses. Chez les ruminants, le maintien des organes digestifs (rumen, réticulum, omasum, caillette, intestin grêle et gros intestin), en plus du foie et des reins, peut demander autant que 40 à 50 % en énergie et de 30 à 40 % en protéine consommées dans un jour. Les régimes alimentaires de fourrages, qui sont très encombrants et digestibles seulement de 40 à 60%, augmentent le poids du tube digestif. En revanche, les régimes alimentaires à base de céréales se traduisent par une diminution du poids des organes par rapport aux fourrages parce que les grains sont digestibles de 80 à 100% et ont une taille des particules beaucoup plus petite, ce qui leur permet d’avoir un rythme plus rapide de digestion et du passage à travers le tube digestif. Le résultat est que les grains sont plus digestes que les fourrages. De plus, ils diminuent l’exigence d’entretien d’un animal en donnant des organes de digestion qui ont une moins grosse masse, ce qui laisse plus de nutriments pour la croissance musculaire et l’engraissement. Sainz et al. (1995) ont rapporté que des bouvillons nourris avec un régime de croissance élevé en fourrage des exigences d’entretien 21% (P <0,01) plus élevés au cours de la phase de finition par rapport à ceux qui sont élevés sur un régime alimentaire riche en concentré et abattus au même poids de carcasse. Ainsi, le fourrage à longue tige est préjudiciable à l’efficacité alimentaire et au pourcentage de carcasse, et avec les bovins Holstein, les impacts négatifs sur les caractéristiques de la carcasse peuvent avoir un impact économique significatif si les bouvillons croissent en taille, mais ne déposent de graisse.

Les systèmes de production et les programmes nutritionnels de parcs d’engraissement varient considérablement dans l’industrie des parcs d’engraissement. Développer des stratégies d’alimentation pour produire du bœuf économiquement viable et acceptables par les consommateurs est essentiel à l’avancement de l’industrie de la viande à valeur ajoutée. Dans tous les systèmes de parcs d’engraissement, l’une des zones de gestion les plus critiques est la santé des animaux. La gestion pour une santé optimale commence par des programmes nutritionnels qui stimulent l’immunité du veau de la période néonatale jusqu’au colostrum de haute qualité. Cela peut avoir des répercussions sur la santé des animaux, le taux de croissance, l’efficacité alimentaire et le persillage car le transfert immunitaire passif d’un animal à la naissance peut être un facteur important dans la susceptibilité d’un animal aux maladies respiratoires bovines (Galyean et al., 1999). Depuis la croissance des impacts des maladies respiratoires, les caractéristiques de la viande, le persillage, la gestion et les pratiques nutritionnelles qui préviennent les maladies chez le bétail sont très importants parce que le diagnostic des bovins atteints de maladies respiratoires est très difficile à faire, et le diagnostic au niveau du parc d’engraissement n’a pas une corrélation étroite avec les lésions despoumons associées à des maladies respiratoires. La recherche au Centre de recherche sur les animaux producteurs de denrées alimentaire de l’USDA (Wittum et al., 1996) a révélé que, dans une étude, 35 % des 469 bouvillons ont été traités pour un épisode de maladie respiratoire entre la naissance et la récolte. Dans leur étude, 78 % des bovins traités présentaient des lésions pulmonaires à la récolte et 68 % des bovins non traités présentaient des lésions pulmonaires à la récolte. Bien que les deux groupes avaient des pourcentages élevés de lésions pulmonaires, les auteurs ont conclu que si un animal était assez malade pour être identifié comme ayant une maladie respiratoire et traité, la réduction de la performance avait déjà eu lieu. Si un veau reçoit attrape une maladie respiratoire, une lésion tissulaire se produit et les éléments nutritifs sont détournés de la croissance des tissus maigres et du persillage vers la réparation des tissus endommagés. Par conséquent, pour s’assurer que l’historique de la santé et de la gestion d’un animal ne limite pas sa capacité à déposer des marbrures ou son plein potentiel de développement, l’identification individuelle des animaux, la gestion et la commercialisation devraient être pratiquée.

En conclusion, la nutrition et la gestion des parcs d’engraissement sont en constante évolution. Avec les bovins Holstein, la réduictioin des coûts d’énergie de maintenance grâce à un régime en aliments hautement digestible à base de grains permettra d’améliorer l’efficacité de gain, les caractéristiques de la carcasse et permettre aux animaux d’atteindre une carcasse USDA Choice, tout en réduisant le risque de réductions de carcasses trop lourdes. La chose importante à retenir est qu’il existe des moyens d’améliorer l’efficacité, de modifier la composition du gain, d’améliorer les caractéristiques de carcasse et d’accroître le potentiel de profit avec des stratégies d’alimentation et de gestion appropriées.

Ouvrages cités:

Galyean, M. L., L. J. Perino, and G. C. Duff. 1999. Interaction of cattle health/immunity and nutrition. J. Anim. Sci. 77:1120-1134.

 

Gorocica-Buenfil, M.A., F.L. Fluharty, C.K. Reynolds, and S.C. Loerch. 2007. Effect of dietary vitamin A restriction on marbling and conjugated linoleic acid content in Holstein steers. J. Anim. Sci. 85:2243-2255.

 

Lehmkuhler, J. W. and M. H. Ramos. 2008. Comparison of dairy beef genetics and dietary roughage levels. J. Dairy Sci. 91:2523–2531.

 

McKenna, D. R., D. L. Roeber, P. K. Bates, T. B. Schmidt, D. S. Hale, D. B. Griffin, J. W. Savell, J. C. Brooks, J. B. Morgan, T. H. Montgomery, K. E. Belk, and G. C. Smith. 2002. National Beef Quality Audit-2000: Survey of targeted cattle and carcass characteristics related to quality, quantity, and value of fed steers and heifers. J. Anim. Sci. 80:1212–1222.

 

Sainz, R. D., F. De la Torre, and J. W. Oltjen. 1995. Compensatory growth and carcass quality in growth restricted and refed beef steers. J. Anim. Sci. 73:2971-2979.

 

Wittum, T. E., N. E. Woollen, L. J. Perino, and E. T. Littledike. 1996. Relationships among treatment for respiratory tract disease, pulmonary lesions evident at slaughter, and rate of weight gain in feedlot cattle. JAVMA 209:814-818.

Publié par Stanley Smith à 08:12
17 août 2016
Francis Fluharty, Professeur, Département des sciences animales

Source :

http://u.osu.edu/beef/2016/08/17/introduction-to-feeding-holstein-beef/

Introduction to Feeding Holstein Beef

In January, 2016 according to the USDA, there were 30.3 million beef cows and 9.3 million dairy cows. This has resulted in dairy animals being an increasing proportion of the beef supply compared with past decades, with fed dairy steers accounting for approximately 14% of beef and cull dairy cows accounting for 6%. In the Midwest, an increasing number of operations are feeding dairy steers due to their consistent supply and performance compared with beef breeds, due to the more homogeneous genetic base.
One of the biggest differences between feeding Holstein and beef breeds is the time on feed due to the age and weight that animals are placed in the feedlot, the differences in feed conversion and expected average daily gain, and the final weight achieved. With beef breeds, many steers go into the feedlot at 500 to 850 lb and reach their finished weight at 1200 to 1400 lb. This results in feeding periods from 140 to 200 days, with an average daily gain of 3.4 to 3.9 lb/day with a feed to gain conversion of 5.6 to 6.4 on a dry matter (DM) basis. For updated information on current feedlot performance, a good site to visit is Kansas State University’s Focus on Feedlots: https://www.asi.k-state.edu/about/newsletters/focus-on-feedlots/monthly-reports.html.
In contrast, Holstein cattle require anywhere from 8 to 12% more energy to meet maintenance energy requirements than beef breeds, due to a variety of factors, including their greater frame size, thinner hide and hair coat, and less subcutaneous fat, which make them more susceptible to environmental stresses, such as excessive mud, rain, snow, or wind. They also consume approximately 7% more feed than beef steers, as reported in an excellent online publication from the University of Minnesota (http://www.extension.umn.edu/agriculture/beef/components/docs/holstein_feeding_programs.pdf) that outlines the nutritional requirements of Holstein cattle at various stage of growth. Their average daily gain rarely exceeds 3.4 lb/day, with a realistic range being 2.8 to 3.4 lb/day gain, under a variety of feedlot conditions. Relatively recent research with Holstein cattle started as calves reported similar performance. In a study with Holstein steers fed a corn silage based growing diet and a corn based finishing diet, and fed for an average of 265 days, the average daily gain was 3.58 lb/day with a conversion of 5.7 lb of feed per pound of gain on a DM basis. The steers were started on feed at 390 lb and taken to a final weight of 1330 lb. They had an average carcass weight of 774 lb and a 58.2% dressing percentage (Lehmkuhler and Ramos, 2008). In a similar study using Holstein steers fed a corn-based diet and started on feed at 483 lb and taken to 1288 lb with 243 days on feed, the steers averaged 3.4 lb/day gain with a conversion of 5.5 lb of feed per pound of gain on a DM basis. These steers had an average carcass weight of 750 lb and a 58.3% dressing percentage (Gorocica-Buenfil et al., 2007). These two different studies show the type of consistency that can occur with Holstein steers that are fed a corn-based diet for long periods of time, without a long growing period using long-stemmed forage.
From a carcass standpoint, Holstein cattle have carcasses with a higher numerical yield grade than carcasses from beef breeds due to heavier carcass weights, smaller longissimus muscle areas, and higher kidney, pelvic, and heart fat (KPH) percentages (McKenna et al., 2002). Dairy steers have a lower dressing percentage, which is calculated by dividing the hot carcass weight by the live weight at harvest, compared with beef steers. In general, dairy steers have a dressing percentage between 55 to 62%, with an average of 58 to 60%, compared with beef steers that normally range between 58 to 65%, with an average of 62 to 64%. The factors that tend to lower dressing percentage are cattle being lighter muscled, having less fat, having a greater gut fill and larger visceral organs, having mud on the hide, and having a greater proportion of live weight in head, feet, and leg bones.
In the Midwest, JBS Packerland has a high-energy Holstein contract that outlines discounts and premiums for fed Holstein cattle. The contract sets a minimum of 70% USDA Choice and Prime carcasses and 30% USDA Select carcasses. In order to achieve 70% USDA Choice and Prime carcasses, cattle must be fed a high-energy, grain based diet for the majority of their time in the feedlot, rather than having a long growing period and a short finishing period. Premiums are given for more than 70% Choice and Prime, and discounts occur when fewer than 70% Choice and Prime carcasses are in a load of cattle, with a load being defined as 47,000 lb +/- 1,400 lb live weight. The base prices for carcasses are set by the market at the time of harvest, with no discounts occurring for carcass weight if the carcasses are between 750 to 950 lb. However, a $2.50/cwt discount occurs with carcasses over 950 lb, and a $10/cwt discount occurs with carcasses over 1000 lb. The contract assumes a 61% yield, based on dressing percentage. Thus, a 950 lb carcass is expected to come from an animal that weighed 1557 lb live, and a 1000 lb carcass is expected to occur with a live weight of 1639 lb.
With Holstein cattle, it is critical to feed as little long stemmed forage in the feedlot as possible, in order to reduce maintenance energy requirements, increase the energy density of the diet, and to increase the dressing percentage of carcasses. In ruminants, maintaining the digestive organs (rumen, reticulum, omasum, abomasum, small intestine, and large intestine) plus the liver and kidneys can take as much as 40 to 50% of the energy and 30 to 40% of the protein consumed in a day. Forage diets that are very bulky and only 40 to 60% digestible increase the weight of the digestive tract. In contrast, grain-based diets result in decreased organ weights compared with forages because grains are 80 to 100% digestible and have a much smaller particle size, which allows them to have a faster rate of digestion and passage through the digestive tract. The result is that grain is more digestible than forage, plus it decreases an animal’s maintenance requirement by resulting in less digestive organ mass, leaving more nutrients for muscle growth and fattening. Sainz et al. (1995) reported steers fed a high-forage growing diet had 21% (P < 0.01) greater maintenance requirements during the finishing phase compared to those grown on a high concentrate diet and slaughtered at the same carcass weight. Thus, long-stemmed forage is detrimental to feed efficiency and dressing percentage, and with Holstein cattle, the negative impacts on carcass traits can have a significant economic impact if steers grow in size but do not deposit fat.
Production systems and feedlot nutritional programs vary widely in the feedlot industry. Developing feeding strategies to produce economically viable and consumer acceptable beef is critical to the advancement of the added-value meat industry. In all feedlot systems, one of the most critical management areas is animal health. Management for optimal health starts with nutritional programs that boost the immunity of the calf from the neonatal period through high quality colostrum. This can have impacts on animal health, growth rate, feed efficiency, and marbling as an animal’s passive immune transfer at birth may be an important factor in an animal’s susceptibility of bovine respiratory disease (Galyean et al., 1999). Since respiratory disease impacts growth, meat characteristics, and marbling, management and nutritional practices that keep cattle from becoming sick is very important because diagnosis of cattle with respiratory diseases is very difficult, and diagnosis at the feedlot level does not have a close correlation with lung lesions associated with respiratory illness. Research at the USDA Meat Animal Research Center (Wittum et al., 1996) found that 35% of 469 steers in one study were treated for a respiratory disease episode between birth and harvest. In their study, 78% of treated cattle had lung lesions at harvest, and 68% of untreated cattle had lung lesions at harvest. While both groups had high percentages of lung lesions, the authors concluded that if an animal was sick enough to be identified as having a respiratory illness and treated, performance reduction had already occurred. If a calf gets a respiratory disease, tissue damage occurs, and nutrients are diverted from lean growth and marbling toward repair of the damaged tissue. Therefore, to insure that an animal’s health and management history does not limit its ability to deposit marbling or to grow to its potential, individual animal identification, management, and marketing should be practiced.
Bottom Line: In conclusion, feedlot nutrition and management are constantly evolving. With Holstein cattle, reducing maintenance energy costs through feeding a highly-digestible, grain based diet will improve the efficiency of gain, carcass characteristics, and allow animals to achieve a USDA Choice carcass, while reducing the chance of discounts for carcasses that are too heavy. The important thing to remember is that there are ways to improve efficiency, alter the composition of gain, improve carcass characteristics, and increase profit potential with appropriate feeding and management strategies.

Literature Cited:

Galyean, M. L., L. J. Perino, and G. C. Duff. 1999. Interaction of cattle health/immunity and nutrition. J. Anim. Sci. 77:1120-1134.

 

Gorocica-Buenfil, M.A., F.L. Fluharty, C.K. Reynolds, and S.C. Loerch. 2007. Effect of dietary vitamin A restriction on marbling and conjugated linoleic acid content in Holstein steers. J. Anim. Sci. 85:2243-2255.
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Wittum, T. E., N. E. Woollen, L. J. Perino, and E. T. Littledike. 1996. Relationships among treatment for respiratory tract disease, pulmonary lesions evident at slaughter, and rate of weight gain in feedlot cattle. JAVMA 209:814-818.

Posted by Stanley Smith at 8:12am
August 17 2016
Francis Fluharty, Professor, Department of Animal Sciences

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