Il faut de plus grandes opérations de bœuf pour maintenir la stabilité du cheptel national

//  28 février 2018  //  Gestion, Transfert d'entreprise  //  Commentaires fermés

The_Western_producer

Par Karen Briere
Publié le 15 février 2018

Les statistiques révèlent que les troupeaux de bovins de l’Ouest canadien augmentent leur taille à mesure qu’augmente le nombre de producteurs qui se retirent.

SASKATOON – Les troupeaux de bovins canadiens devront agrandir leur taille de beaucoup si l’on veut que le cheptel bovin reste stable, a-t-on entendu à la Conférence de l’industrie du boeuf de la Saskatchewan.

Selon le Dr Murray Jelinski du Collège de médecine vétérinaire de l’Ouest, les données du recensement montrent que les producteurs vieillissent et que les troupeaux s’agrandissent, en particulier dans l’Ouest canadien.

(Traduction libre de Mylène Noël)

Pourtant, le nombre de vaches de boucherie reste relativement stable.

Il a dit qu’en 1996, il y avait deux producteurs de plus de 60 ans pour chaque producteur de moins de 30 ans. Les données de 2016 montrent qu’il y en a maintenant sept de plus de 60 pour chaque moins de 30 ans.

Les données montrent que les producteurs plus âgés sont responsables des plus grands ainsi que des plus petits troupeaux.

« Si nous voulons maintenir nos troupeaux partout au Canada, la taille des troupeaux va devoir augmenter considérablement. Je pense qu’il n’y a pas moyen de regarder cela autrement que de reconnaître que la plupart de nos producteurs sont plus âgés. »

Il a déclaré que lorsque les producteurs plus âgés quitteront l’industrie, ceux qui resteront en activité devront avoir plus d’animaux pour compenser.

Dans l’ensemble, le nombre de producteurs dans l’Ouest canadien est passé de 92 520 en 1996 à 53 505 en 2016. La taille moyenne des troupeaux est d’environ 90 dans l’Ouest et seulement 30 dans l’Est.

L’intérêt de Jelinski pour la démographie des fermes bovines est attribuable à la préoccupation généralisée concernant le nombre réduit de vétérinaires pour les grands animaux.

Il a dit qu’il y a eu de l’angoisse au cours des 20 dernières années à propos d’une pénurie, mais cela ne s’est pas réellement concrétisé parce que les producteurs ont changé leurs systèmes de gestion.

Les programmes d’élevage ont changé, la taille des troupeaux a augmenté et Jelinski a déclaré que les données montrent que plus le troupeau est grand, moins le service vétérinaire est nécessaire.

« Les producteurs ne visent plus la pratique moyenne des animaux mélangés parce que lorsque vous en avez entre 2 000 et 3 000 au pâturage … vous n’allez pas vers la personne qui pratique l’élevage des bovins sur 0 pour cent de l’année. Vous cherchez des gens qui ne font que de la pratique des bovins », a-t-il dit.

M. Jelinski a ajouté que si la tendance se maintient, environ 12% des producteurs quitteront l’industrie d’ici le recensement de 2021. Logiquement, les plus grands troupeaux suivront.

«Est-ce une opportunité ou une menace? », a-t-il dit.

Cela pourrait signifier une chance pour les jeunes producteurs d’entrer dans le commerce du bétail, a-t-il dit. Il y a un nombre décroissant de gens qui veulent acheter des fermes de bovins de boucherie.

« Vous pouvez soit prendre l’attitude d’un parent qui dit «je ne veux pas que mes fils ou mes filles fassent cela », soit prendre celle de celui qui dit

« C’est une belle façon de vivre! », a-t-il dit.

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