FAC Express – Abondance de bœuf et demande vigoureuse prévue

//  10 janvier 2018  //  Analyses de marché, Marchés  //  Commentaires fermés

04 janvier 2018

En 2017, le marché des bovins s’est caractérisé par une augmentation du nombre de têtes, par une production accrue de bœuf et par des prix plus élevés. De plus, la rentabilité était au rendez-vous dans l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement. Que demander de mieux?

De façon générale, la conjoncture est positive, et le marché des bovins du Canada affiche une excellente performance par rapport à celui des États-Unis. Les prix des vaches de réforme en Alberta ont été supérieurs à ceux des vaches de réforme aux États-Unis pratiquement toute l’année, et même si les coûts des aliments pour animaux dans l’Ouest canadien ont augmenté de façon marquée par rapport aux coûts d’alimentation aux États-Unis, les exportations de bovins d’engraissement ont été très faibles, tout comme les importations de bovins d’engraissement en provenance des États-Unis. Ce renversement des échanges commerciaux de bovins d’engraissement témoigne de la forte compétitivité du marché canadien; en effet, les prix au Canada sont aussi plus élevés qu’aux États-Unis.

Les marchés des États-Unis

Le troupeau de bovins des États-Unis s’est agrandi considérablement au cours des trois dernières années, ce qui entraînera une hausse soutenue de la production au cours des deux à trois prochaines années, au minimum. Par rapport au creux atteint en 2015, la production de bœuf devrait avoir progressé de 16,5 % en 2018, ce qui représente un accroissement de quatre milliards de livres.

Aux États-Unis, l’augmentation de la production s’accompagne d’une croissance des exportations, en volume et en prix, ce qui apporte un excellent soutien aux marchés nord-américains des bovins et du bœuf.

Le troupeau canadien

En 2018, la production de bœuf pourrait s’accroître pour la troisième année consécutive en raison de l’augmentation du nombre de bovins engraissés et transformés au Canada.

Le troupeau canadien de vaches de boucherie se maintient autour de 3,8 millions de têtes depuis les quatre dernières années. Même si le troupeau ne s’est pas agrandi, la production de bœuf en 2018 pourrait s’accroître pour la troisième année consécutive en raison de l’augmentation du nombre de bovins engraissés et transformés au Canada.

Le troupeau canadien de vaches ne devrait pas beaucoup croître comme le laissent présager les marchés actuels, qui sont à peu près stables par rapport à ceux d’il y a un an, et les taux de rétention des génisses, qui n’ont augmenté que très légèrement.

Des conditions de croissance favorables et un accroissement des stocks d’aliments pour animaux au cours de la prochaine année pourraient stimuler une certaine expansion du troupeau.

Coup d’œil sur l’année à venir

Le ton est donné pour 2018. L’accroissement du troupeau de bovins et la hausse considérable du nombre de bovins mis à l’engraissement l’automne dernier entraîneront une augmentation des stocks de bœuf, en particulier durant la deuxième moitié de l’année. Les marchés à terme actuels laissent entrevoir une hausse des prix l’été prochain, et ce, malgré les stocks plus abondants. La demande vigoureuse pourrait entraîner une montée des prix, mais certains risques assombriront le marché au cours de l’année 2018 parce que les seuils de rentabilité des parcs d’engraissement sont nettement supérieurs aux prix observés durant l’été 2017.

En plus de l’évolution des facteurs liés à l’offre et à la demande de bovins, il faudra surveiller l’évolution du dollar canadien. Un huard à plus de 80 cents accroîtrait le risque de prix pour le marché canadien, tandis qu’un affaiblissement du dollar aurait un effet bénéfique. Les coûts de l’alimentation ont toujours une incidence déterminante sur les prix des veaux et des bovins d’engraissement, et les niveaux de la base entre le Canada et les États-Unis peuvent avoir un impact majeur sur les prix et la rentabilité au Canada.

En conclusion

Le nombre élevé de bovins mis à l’engraissement l’automne dernier fera augmenter les stocks de bœuf, mais les marchés à terme laissent présager une remontée des prix à l’été 2018.

Gestionnaire et analyste principal de Canfax, Brian Perillat veille à ce que Canfax conserve des renseignements exacts et pertinents sur les marchés. De plus, il fournit des analyses de marché et supervise celles qui sont présentées à ses membres et à l’industrie.

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