Entretien des pâturages en quatre mots: équilibre, distribution, repos et litière

//  4 juin 2020  //  Conseils, Nutrition  //  Commentaires fermés

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À première vue, faire paître son bétail peut sembler aussi simple que le placer  dans une zone clôturée avec une source d’eau. Cependant, pratiquer une gestion efficace du pâturage est un art et une science.

Les conditions et les types de pâturage varient considérablement d’une prairie indigène à un fourrage cultivé, avec des peuplements composés de nombreuses plantes diverses ou peut-être simplement d’un simple mélange de quelques espèces d’herbes ou de légumineuses. Quel que soit le type de pâturage, se concentrer sur quelques principes clés peut aider à maintenir la productivité fourragère, assurer la longévité des peuplements, maintenir une communauté végétale saine, conserver l’eau et protéger les sols.

Tiré de albertafarmexpress.ca –  Publié le 1er juin 2020
| Traduction et adaptation libre par la rédaction |

Voici quatre facteurs principaux à retenir:

Équilibrer l’offre de fourrage et la demande de bétail

Évitez le surpeuplement en vous assurant qu’il y a suffisamment de fourrage disponible pour le nombre de bovins et la durée pendant laquelle les bovins brouteront. Le calculateur de capacité de charge (disponible à l’adresse beefresearch.ca ) peut aider à déterminer un point de départ pour les taux de stockage. En plus du pâturage, n’oubliez pas de tenir compte d’un taux d’utilisation pour tenir compte du piétinement, de la faune ou des insectes. Les directives générales pour les pâturages indigènes suggèrent un taux d’utilisation de 25 à 50 pour cent, et pour les pâturages apprivoisés un taux d’utilisation de 50 à 75 pour cent est un tampon intégré qui permet au pâturage de se maintenir.

Répartir la pression de pâturage

Lorsqu’ils sont laissés à eux-mêmes, les bovins préfèrent faire paître les zones humides et productives d’un pâturage et éviter les sommets secs. Mais ils peuvent être gérés pour faire paître un pâturage d’une manière relativement uniforme en utilisant différentes méthodes. Les clôtures temporaires ou permanentes, la mise en place de sel et de minéraux et les emplacements des stocks d’eau peuvent tous être manœuvrés stratégiquement pour déplacer efficacement le bétail. Il est important de travailler avec les ressources disponibles.

Fournir du repos pour aider les plantes à récupérer

Les plantes fourragères doivent reconstituer leurs réserves énergétiques et se préparer au prochain pâturage. S’ils n’ont pas suffisamment de temps pour se rétablir, la productivité des pâturages peut diminuer et les pâturages peuvent devenir sensibles aux infestations de mauvaises herbes, à l’érosion des sols et à la destruction hivernale.

Évitez de brouter pendant les périodes sensibles

Un pâturage trop précoce peut retarder un pâturage pour toute la saison. Une règle générale est que chaque jour le pâturage est différé au printemps, vous gagnez deux jours de pâturage à l’automne. D’autres situations, comme le pâturage des zones humides ou des habitats d’espèces en péril, peuvent bénéficier du report du pâturage jusqu’à la fin de la saison de nidification ou jusqu’à la disparition du potentiel d’inondation.

Les pâturages doivent également être gérés de manière à conserver une couverture «litière» adéquate. Les résidus végétaux morts ou en décomposition laissés par les saisons de croissance précédentes sont une ressource précieuse dans les pâturages sauvages et indigènes. La litière isole le sol, le garde au chaud en hiver et au frais en été. En se décomposant, la litière fournit des nutriments aux plantes environnantes et réduit l’érosion du sol et la perte d’eau due à l’évaporation.

Il existe de nombreux types différents de systèmes de pâturage promus par les groupes et les producteurs individuels, y compris, mais sans s’y limiter, la rotation au repos, l’AMP (multi-paddock adaptatif), le pâturage intensif ou en bandes. Bien que chaque système ait ses propres avantages et inconvénients, presque tous les systèmes tiennent compte des quatre principes clés de la gestion du pâturage. En gérant soigneusement les pâturages en tant que ressource précieuse, la production fourragère et la santé des parcours peuvent être maintenues pour cette saison et pour de nombreuses années à venir.

Source : https://www.albertafarmexpress.ca/news/pasture-care-in-four-words-balance-distribute-rest-and-litter/

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