Des groupes d’éleveurs de bovins de boucherie inquiets de « fausse viande »

//  16 février 2018  //  Marchés, Tendances et consommateurs  //  Commentaires fermés

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Wyatt Bechtel
13 février 2018

L’Association des éleveurs de bovins de boucherie des État-Unis (USCA) et l’Association nationale des éleveurs de bovins de boucherie (NCBA) sont tous deux d’accord que l’étiquetage de la «fausse viande» doit être traité.

Le 9 février, l’USCA a présenté une demande d’élaboration de règles au Service d’inspection et de sécurité alimentaire (FSIS) du Département de l’agriculture des États-Unis demandant à l’agence d’établir des exigences précises. L’USCA souhaite que l’étiquetage informe les consommateurs sur les différences entre le bœuf élevé traditionnellement à partir de bovins et celui qui provient de la viande cultivée en laboratoire ou fabriquée à partir de plantes.

(Traduction libre de Mylène Noël)

« Les consommateurs dépendent du FSIS de l’USDA pour s’assurer que les produits qu’ils achètent à l’épicerie correspondent à leurs descriptions d’étiquettes. Nous sommes impatients de travailler avec l’agence pour rectifier l’étiquetage trompeur des produits de «boeuf» fabriqués avec des protéines de plantes ou d’insectes ou cultivés dans une boîte de Pétri », a déclaré Kenny Graner, président de l’USCA et éleveur du Dakota du Nord.

Au début du mois, lors de la Convention de l’industrie bovine à Phoenix, la NCBA a partagé cinq grands enjeuxstratégiques sur lesquels l’organisation prévoit se concentrer en 2018. Cette liste protégeait les consommateurs et les producteurs contre les étiquettes trompeuses sur de la fausse viande.

Le président de la NCBA, Kevin Kester, un éleveur californien de cinquième génération, a déclaré dans un communiqué de presse que son groupe avait pour objectif de «garantir que les consommateurs puissent acheter une source de protéines sécuritaire, saine et étiquetée avec précision».

Les produits de bœuf de remplacement ou «fausse viande» ont fait plus souvent la manchette à mesure que le financement continuait d’affluer vers ces entreprises. Deux grands transformateurs de viande, Tyson Foods et Cargill, ont tous deux investi de l’argent dans Memphis Meats, Inc., une entreprise en démarrage qui prévoit faire croître des cellules de viande cultivées. La société a des bailleurs de fonds tels que le co-fondateur de Microsoft Bill Gates et l’entrepreneur Richard Branson. Il faut encore que le produit soit plus largement distribué.

Il y a aussi un certain nombre de hamburgers à base de plantes qui font leur chemin dans des restaurants tels que Beyond Burger et qui sont servis à des endroits comme TGI Fridays et BurgerFi. Une autre option à base de plantes, Impossible Burger est passée de seulement 11 restaurants à plus de 500.

L’industrie laitière a connu un problème similaire avec les boissons aux noix et autres boissons à base de plantes qui se sont attribué le nom de «lait». Des groupes de l’industrie laitière comme la National Milk Producers Federation se sont prononcés en faveur d’un étiquetage juste, mais aucun changement n’est intervenu.

Lors d’une conférence téléphonique organisée par l’USCA le 13 février, il a été exprimé que l’industrie du bœuf dans son ensemble devait se rassembler autour de cet effort. L’USCA a fait savoir que, sur cette question en particulier, les groupes de producteurs de bovins devraient être unis, comme on l’a vu récemment avec les pétitions sur les heures de service liées à la règle de l’appareil de diagraphie électronique dans le camionnage.

« Les producteurs de bovins des États-Unis sont fiers de mettre au point un bœuf de la meilleure qualité et la plus sécuritaire au monde. Les étiquettes doivent clairement distinguer cette différence », explique M. Graner.

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