Définition de la viande propre en tête des priorités des producteurs de boeuf américains

//  16 février 2018  //  Marchés, Tendances et consommateurs  //  Commentaires fermés

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Dans un article publié le 14 février 2018 sur le site GlobalMeat, Aidan Fortune affirme que l’USCA serait préoccupé par le fait que les consommateurs puissent être confus au sujet de la croissance de la «viande propre».

Les organismes de commerce du boeuf des États-Unis ont ciblé la «viande propre» et sa menace perçue pour l’industrie.

L’Association des éleveurs de bovins de boucherie des États-Unis (USCA) aurait demandé au Service d’inspection et de sécurité alimentaire (FSIS) du Département de l’agriculture des États-Unis « d’exclure les produits non dérivés directement des animaux élevés et abattus de la définition des termes « boeuf » et « viande »».

Dans sa pétition adressée au FSIS, l’USCA aurait déclaré qu’elle « préconisait depuis longtemps des exigences supplémentaires en matière d’étiquetage du bœuf pour mieux informer les consommateurs » : « Il n’y a actuellement aucune exigence d’étiquetage mandaté par la loi applicable aux produits étiquetés « bœuf » ou plus largement « viande » ».

Selon Fortune, la pétition explique que l’USCA a appris que certains grands importateurs américains de viande et d’autres pays investissent massivement dans la création de produits alternatifs pouvant ressembler à l’apparence et au goût des produits bovins, y compris le bœuf synthétique et le boeuf cultivé en laboratoires qui utilise des cellules animales, connu sous le nom de viande «in vitro», de «viande bio», de «viande propre» ou de «viande de culture». Ces produits, qui ne sont pas issus d’animaux nés, élevés et récoltés de manière traditionnelle ne devraient pas pouvoir être commercialisés en tant que « viande bovine », ou plus largement en tant que produits « de viande ».

L’USCA aurait demandé que le FSIS limite la définition du bœuf aux produits issus de bovins nés, élevés et récoltés de manière traditionnelle et elle aurait exigé que tout produit étiqueté « bœuf » provienne de bovins nés, élevés et récoltés de manière traditionnelle, plutôt que de provenir de sources alternatives, comme un produit synthétique provenant de plantes, d’insectes ou d’autres composants non animaux et tout produit cultivé dans des laboratoires de cellules animales.

Elle aurait fait valoir que les pratiques d’étiquetage actuelles peuvent causer une confusion chez les consommateurs sur le marché.

Selon Fortune, un porte-parole du FSIS aurait déclaré qu’il examinera la pétition qui a été soumise par l’USCA et que l’Agence répondra en conséquence une fois que toutes les informations auront été examinées.

L’Association nationale des éleveurs de bovins (NCBA) a fait de la «protection de notre industrie et des consommateurs contre la fausse viande et les étiquettes trompeuses» l’une de ses priorités pour 2018.

Parmi les autres priorités stratégiques de la NCBA pour 2018, mentionnons la protection de l’accès au marché en vertu de l’Accord de libre-échange nord-américain et de l’Accord commercial entre la Corée et les États-Unis; la sécurisation de la réautorisation de l’Animal Drug Free Act; une solution permanente aux dispositifs d’enregistrement électronique; et le financement intégral d’une banque de vaccins contre la fièvre aphteuse.

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