Comparaison des coûts d’alimentation hivernale – foin et autres aliments

//  5 novembre 2019  //  Nutrition, Techniques de nutrition  //  Commentaires fermés

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L’automne est arrivé et l’accent a été mis sur l’approvisionnement en aliments d’hiver. Les prix des aliments pour animaux ont considérablement baissé par rapport aux sommets atteints en juin, mais les conditions météorologiques défavorables ont laissé la question des stocks disponibles. Les prix du foin varient de manière significative, les prix dans certaines zones à approvisionnements restreints représentant près du double de ceux des zones à approvisionnement adéquat. D’autre part, il pourrait y avoir de nombreuses options pour des aliments de remplacement pour l’hiver cette année, car certaines cultures destinées à l’origine aux céréales sont récoltées pour l’alimentation du bétail. Les retards de récolte et les risques de gel ont entraîné une dégradation de la qualité. Les prix de l’orge fourragère de l’Alberta ont chuté de 13% par rapport au sommet atteint en juin de 205 $ / tonne à 179 $ / tonne en septembre, et les analystes du marché prévoient que les marchés des céréales fourragères n’ont pas encore atteint le fond.

Tiré de beefresearch.ca –  Publié le 23 octobre 2019
| Traduction et adaptation libre par la rédaction |

Dans l’est du Canada, les conditions automnales et hivernales de l’année dernière ont considérablement tué les cultures de blé et de foin d’hiver, tandis que les semis de printemps ont été retardés en raison d’une humidité excessive. Selon les rapports du marché local, les craintes de pénurie d’approvisionnement ont poussé les prix de la paille de blé de l’Ontario à 0,06-0,10 $ / lb dans certaines régions, comparativement à la fourchette historique de 0,03-0,04 $ / lb. Le temps frais et humide des mois d’août et de septembre retarde également les récoltes dans l’est du pays, avec la possibilité que davantage de cultures céréalières soient destinées au marché des aliments pour animaux.

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Possibilités de réduction des coûts d’alimentation

Les coûts des aliments d’hiver représentent le coût variable le plus important pour la production vache-veau. Avec la disponibilité accrue et la baisse des prix des aliments de substitution hivernaux dans certaines régions, il pourrait être intéressant de réduire les coûts d’hivernage en utilisant d’autres sources d’alimentation cette année.

Comment l’utilisation d’autres aliments affectera-t-elle les coûts d’alimentation en hiver cette année?

Les producteurs peuvent utiliser l’outil d’ aide à la décision du BCRC intitulé Winter Feeding Rations and Estimated Costs pour calculer et comparer les coûts des principaux ingrédients d’aliments pour animaux dans différentes rations.

D’après les exemples de rations disponibles sur les sites Web des gouvernements provinciaux, le coût des principaux ingrédients d’aliments dans différentes rations est estimé à 1 400 livres pour les vaches de boucherie au milieu de la grossesse, avec un score d’état corporel de trois.

Deux scénarios de prix sont envisagés: le scénario un suppose que les prix du foin et des autres aliments sont stables aux prix publiés les plus récents; le deuxième scénario suppose des prix du foin stables et des baisses des prix des autres aliments basés sur les projections des prix des céréales pour Agriculture et Agroalimentaire Canada pour la campagne agricole 2019-2020.

Il convient de noter que cette analyse n’inclut que les principaux ingrédients de l’aliment, alors que les autres coûts tels que les vitamines, les minéraux, le jardinage et la main-d’œuvre sont exclus.

Tableau 1. Rations et les coûts estimés pour l’alimentation principaux ingrédients

12novembre2019-5* Exemples de Ration et les valeurs nutritives des aliments provenant de la Saskatchewan Agriculture des lignes directrices d’alimentation d’hiver et l’agriculture en Ontario Faire face à la pénurie de foin dans la vache de boeuf Hivernage Ration

** Ces rations nécessitent des minéraux, des vitamines et du sel supplémentaires

*** Les prix proviennent du rapport sur les prix des intrants agricoles de l’ Alberta (août 2019), du rapport de découverte du prix du marché du fourrage de la Saskatchewan (août-décembre 2018), des rapports sur le soulagement du foin de la Manitoba Forage and Grassland Association (septembre 2019), du foin de l’Ontario (septembre , 2019), Beef Farmers of Ontario, Conseil canadien du canola

**** Projections fondées sur les prix prévisionnels d’Agriculture et Agroalimentaire Canada pour les principales grandes cultures (septembre 2019)

Les comparaisons de coûts présentées dans le tableau 1 montrent que les rations basées sur l’ensilage et les aliments verts coûtent généralement moins cher que les rations à base de foin des provinces de l’Ouest et de l’Est du Canada, sur la base de ces hypothèses de prix. Par exemple, aux prix actuels, les principaux ingrédients (foin de luzerne et paille de céréales) de la ration 2 coûteraient 1,74 USD par vache par jour, contre 1,47 USD par vache et par jour. est une différence de 16%. Pour une période d’alimentation hivernale de 150 jours pour 150 vaches, cela représente une différence de 4 000 USD en coûts d’alimentation totaux. Si les prix du foin restent stables et que les prix des aliments de remplacement baissent, la différence de coût entre les deux rations s’élèvera à environ 20%, soit 5 250 dollars US pour 100 vaches avec une période d’alimentation de 150 jours.

Précautions

Bien que l’analyse ci-dessus montre les économies de coûts potentielles résultant de l’utilisation d’autres aliments pour l’hiver, les producteurs doivent prendre en compte le coût de leurs aliments pour animaux, ainsi que la disponibilité locale des aliments. Il existe encore de nombreuses incertitudes concernant les approvisionnements régionaux et les prix des céréales fourragères et fourragères à ce stade, en fonction de votre situation géographique et de l’évolution de la récolte cette année.

Lorsqu’on envisage d’autres sources d’aliments, il est important de tester les aliments afin de déterminer leur valeur nutritive afin de garantir une ration équilibrée qui réponde aux besoins nutritionnels du troupeau. Les tests peuvent également identifier des problèmes de qualité ou de toxines tels que les nitrates, le soufre ou les mycotoxines. Tout nouvel aliment devrait être introduit progressivement pour permettre aux bovins de s’adapter à la texture et au goût différents. Les rations doivent être ajustées en fonction de l’état corporel et des conditions météorologiques des vaches (voir tableau 2).

Tableau 2. Besoins en éléments nutritifs pour les vaches gravides et les génisses de reproduction *

12novembre2019-6 * Les valeurs proviennent de www.BeefResearch.ca et ont été générées à l’aide du programme CowBytes du programme Agriculture de l’ Alberta , avec des hypothèses incluant la reproduction pour le vêlage du 1er juin, les hivers canadiens typiques, l’accès à l’abri du vent et gain quotidien de 1,25 livres pour les génisses élevées en plus du gain de poids dû à la grossesse.

Source : http://www.beefresearch.ca/blog/winter-feeding-cost-comparison-hay-vs-alternative-feeds/

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