Commentaires sur la Stratégie nationale sur le bœuf

//  7 novembre 2019  //  Dossiers, Gestion  //  Commentaires fermés

12novembre2019-11

L’industrie de la viande bovine est confrontée à plus que de nombreux défis de nos jours. De la perception du public à propos de l’impact du bœuf sur l’environnement et la santé, de la pénurie de main-d’œuvre aux modifications réglementaires imminentes en matière de traçabilité et de transport, vous êtes tous les mains pleines. Dans le même temps, les nouvelles technologies et les perturbations de la production de porc à l’étranger sont des opportunités dont l’industrie doit tirer parti.

Tiré de canadiancattlemen.ca – Commentaires de Lisa Guenther, Éditrice  – Publié le 1er novembre 2019
| Traduction et adaptation libre par la rédaction |

Voici quelques-unes des questions contenues dans les premières pages de la Stratégie nationale pour le bœuf 2020-2024 récemment publiée par Canadian Beef Advisors, qui succède à la stratégie nationale quinquennale précédente.

Le Canadian Beef Advisors est composé de membres des sept organisations nationales du secteur du bœuf, dont l’Agence canadienne de recherche du bœuf, le Conseil de recherches sur le bétail, le Canada Beef, le Conseil canadien des races de bœuf, la Canadian Cattlemen’s Association, le Canadian Meat Council, la Table ronde canadienne sur le bœuf durable et l’association nationale des engraisseurs de bovins.

La stratégie fournit aux organisations nationales des orientations sur les grands problèmes et les aide à coordonner et utiliser les ressources plus efficacement. Les conseillers ont invité l’automne dernier à participer à des sondages et à des exposés lors de réunions de producteurs. Les associations provinciales leur ont également indiqué quels objectifs garder, réviser et quoi ajouter. Les conseillers en bœuf canadien ont pris connaissance de cette contribution, ont rédigé la dernière stratégie, l’ont renvoyée aux associations provinciales pour examen et l’ont maintenant finalisée et publiée.

Les conseillers en bœuf canadien ont organisé la stratégie autour de quatre volets ou piliers principaux, notamment la demande, la compétitivité, la productivité et la connectivité du bœuf. Ce rapport contient trop d’informations pour que je puisse espérer couvrir en profondeur cette colonne. Je me concentrerai donc sur les informations relatives à la participation des jeunes et à la relève, qui relèvent du pilier de la compétitivité.

Le Conseil canadien des ressources humaines en agriculture a signalé qu’en 2014, près de 41 000 personnes travaillaient dans la production primaire dans l’industrie du bœuf, indique la stratégie. La production primaire couvre tout, des vaches-veaux aux parcs d’engraissement. Plus de 40 pour cent des producteurs ont signalé une pénurie de main-d’œuvre et, dans l’ensemble, 3 500 emplois ont été pourvus. Cela a coûté à l’industrie des pertes de ventes (141 millions de dollars) et 35% des producteurs ont retardé ou annulé leurs plans d’expansion.

Au cours des dix prochaines années, près d’un travailleur de l’industrie du bœuf sur trois devrait prendre sa retraite, ce qui est supérieur à la moyenne de l’agriculture canadienne de 27%. Blagues sur les éleveurs ne prenant jamais leur retraite de côté, cela signifie qu’il y aura probablement un transfert important à la prochaine génération. Et, comme le note le rapport, l’industrie devra également recruter des jeunes de la «société en général», ainsi que des immigrants.

Une grande partie de la stratégie est axée sur la collaboration avec le programme de mentorat du Conseil des jeunes éleveurs et des jeunes chefs de l’élevage (CYL), ainsi qu’avec les programmes de développement des jeunes des associations de races. Par exemple, les objectifs incluent la coordination de la communication autour du plaidoyer pour l’emploi, les projets de plaidoyer approuvés et les efforts des médias sociaux avec le Young Cattlemen’s Council, ainsi que le pouvoir du Young Cattlemen’s Council de contribuer à l’orientation de la politique de la Canadian Cattlemen’s Association. Les conseillers recommandent également d’inscrire 88 «amateurs de viande bovine» dans le programme CYL d’ici 2024.

Le document de stratégie recommande également de préconiser des options de prêt financier pour les nouveaux entrants et de les communiquer à l’industrie. Il suggère de créer un programme pour aider les jeunes producteurs à planifier leur succession.

Il y a aussi une composante de communication à cette section. Par exemple, la stratégie recommande de créer de «bonnes nouvelles» pour encourager les jeunes producteurs à commencer la planification de la relève et donner aux producteurs une plateforme pour parler de leurs expériences en matière de planification de la relève. Les conseillers souhaitent voir 200 diplômés suivre le module de formation aux médias de Beef Advocacy Canada d’ici 2024 et souhaiter que davantage de jeunes leaders défendent les intérêts de l’industrie par le biais de vidéos promotionnelles et d’une discussion face à face avec le public.

Engager la prochaine génération de producteurs de bœuf est un problème que nous essayons également de résoudre chez Canadian Cattlemen. J’ai donc été très intéressé par la lecture de ce que les conseillers du secteur canadien du bœuf ont écrit sur ce sujet. Nous avons aussi d’autres histoires sur la planification de la relève sur la liste. Mes réflexions éditoriales vont au-delà d’un récit occasionnel de planification de la succession: je souhaite publier des récits qui touchent les lecteurs de toutes les étapes.

Bien entendu, la technologie a fortement perturbé le secteur des médias. Nous ne sommes pas à l’abri de cette perturbation, mais jusqu’à présent, ce magazine est tombé plus doucement que certains autres. Il est difficile de savoir ce que l’avenir nous réserve, mais encore une fois, Canadian Cattlemen a survécu à plusieurs décennies, et je suis optimiste sur le fait que nous pouvons continuer à nous adapter.

«Dans le secteur de l’élevage bovin, les succès des innovations présentes et futures sont souvent étroitement liés aux expériences du passé», écrit Mona Howe dans son article sur Chancey Guichon et la James Hargrave Legacy Foundation.

J’ai réfléchi à cette phrase récemment, car elle semble captiver beaucoup de choses sur cette industrie; l’accent mis à la fois sur la tradition et le progrès et la nécessité d’une base solide sur laquelle bâtir. Je pense qu’il applique aux éleveurs de bovins du Canada ainsi. Je pense que nous avons une base solide, grâce au travail de nombreuses personnes qui ont été impliquées dans le magazine au fil des ans. J’espère que nous pourrons continuer à évoluer pour répondre aux besoins de nos lecteurs. Si vous avez des idées sur ce que vous aimeriez voir ou sur la manière dont nous devrions atteindre davantage de producteurs, envoyez-moi un courrier électronique, appelez-moi ou faites-moi signe lors d’un événement de l’industrie.

Source : https://www.canadiancattlemen.ca/2019/11/01/reading-the-national-beef-strategy/

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