Ce que nous avons appris de la vérification de la qualité du bœuf au Canada

//  11 septembre 2018  //  Qualité de la viande et de la carcasse  //  Commentaires fermés

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La quatrième vérification de la qualité du bœuf au Canada a été réalisée en mars 2018, à la suite de vérifications antérieures en 1995, 1998 et 2010-2011. L’audit des carcasses a permis de mesurer l’incidence et les coûts économiques des défauts évitables chez les bovins et le bœuf d’abattage au Canada et cerné les possibilités d’éviter ces pertes.

Tiré de Canadian Cattlemen – dossier par Reynold Bergen – Publié le 10 septembre 2018
| Traduction et adaptation libre par la rédaction |

Ce qu’ils ont fait : Mark Klassen, Joyce van Donkers et une équipe de techniciens ont visité des abattoirs à travers le Canada à l’automne 2016 et à l’hiver et au printemps 2017. Des milliers de bovins et de carcasses ont été examinés. Cet article se concentre sur les défauts les plus courants et les plus coûteux, en particulier les marques, le poids des carcasses, les excès de graisse et les abcès du foie.

Les marques (tags) (morceaux durs de boue et de fumier sur la peau) est causée par des conditions de plume médiocres, ce qui a également un impact négatif sur le bien-être des animaux et l’efficacité alimentaire. Les marques (tags) causent des dommages aux peaux et peut augmenter le risque de contamination de la carcasse pendant le dépouillement. Lorsque les étiquettes sont excessives, les usines de conditionnement doivent ralentir leur vitesse de ligne et les coûts de main-d’œuvre augmentent.

Les graisses en excès sont coûteuses à mettre dans le fourrage et doivent ensuite être extraites des carcasses pour répondre aux spécifications de la vente au détail.

Les foies gravement absorbés sont un problème de bien-être animal, peuvent réduire la performance et l’efficacité des animaux et ne valent rien pour rendre ou nourrir les animaux domestiques que des foies sains propres à la consommation humaine.

Ce qu’ils ont appris : Comparativement à la vérification de 2010-2011, la vérification de 2016-2017 a révélé que deux fois plus de bovins allaités avec des marques excessives (tags) (de 15% en 2010-2011 à 27% en 2016-2017) (de 14% à 30%) ou un ou plusieurs abcès actifs (de 10% à 19%). Le poids moyen des carcasses a également augmenté de 58 livres (bœufs) et de 46 livres (génisses). Les coûts combinés des remises sur les marques, le poids, la teneur et la teneur en foie ont été en moyenne de plus de 67 dollars par carcasse (plus de 10 dollars de plus qu’en 2010-11). Du côté des avantages, le pourcentage de carcasses AAA / Prime est passé de 54 à 67%.

Pourquoi cela s’est-il produit ? L’augmentation des défauts de carcasse a attiré davantage l’attention des médias que les raisons de ces augmentations. Ces questions sont toutes étroitement liées. Entre 2010-2011 et 2016-2017, le cheptel canadien de bovins à viande a diminué de 12% et l’abattage de jeunes bovins allaités a diminué de 8%, les importations de bœuf ayant été similaires les deux années. Parallèlement, la demande de bœuf au Canada a plus que doublé, en particulier pour le bœuf AAA. La seule façon de répondre à la demande croissante de viande de bœuf de qualité supérieure face à la réduction des stocks de bétail consiste à augmenter le poids de la carcasse en maintenant les bovins nourris plus longtemps. Cela améliore le persillage, mais augmente également la taille de la carcasse, la graisse globale et le risque d’abcès du foie. Les marques sont en grande partie liée au climat, mais certains parcs d’engraissement qui ont adopté des régimes de finition extrêmement faibles en fourrage peuvent utiliser moins de litière.

Que peut faire l’industrie bovine canadienne? Les réponses faciles ont toutes des compromis importants. Reconstruire le troupeau de vaches et de bovins d’engraissement est plus lent et coûte plus cher que la production et la transformation de gros bovins et de carcasses, en particulier lorsque le niveau de qualité est pris en compte (même si cela implique des réductions de 67 $). Les emballeurs hésitent à augmenter les rabais sur les carcasses, car ils risquent de perdre du bétail à leurs concurrents au Canada ou aux États-Unis. Nous devons nous adapter aux nouvelles réalités.

Avec le temps, nous pouvons apprendre pourquoi 14% des bovins peuvent atteindre à la fois des rendements de grade 1 et AAA ou Prime, et pourquoi plus de 65% des bovins nourris ont des foies sains à l’abattage.

Mais que pouvons-nous faire maintenant?

Un nettoyage soigné des parcs d’engraissement et du béton compacté au rouleau peut aider à éviter les trous de boue et les marques. Utiliser plus de litière aidera, si le bétail ne le mange pas comme source de fourrage. La réduction de la proportion de céréales dans l’alimentation pourrait réduire la consommation de litière et réduire (et non éliminer) les abcès du foie, mais cela réduirait également l’efficacité alimentaire, augmenterait les coûts d’alimentation et réduirait les prix des veaux.

Les abcès du foie peuvent devenir un défi encore plus grand. Une diminution de 8% de la superficie consacrée à l’orge au Canada entre 2010-2011 et 2016-2017 signifie que les parcs d’engraissement de l’Ouest utilisent plus de blé, ce qui pourrait accroître le risque d’acidose et d’abcès du foie. Pendant ce temps, les antimicrobiens dans les aliments (comme Tylan pour le contrôle des abcès du foie) sont de plus en plus examinés. Les futures colonnes décriront les nouvelles recherches qui aideront à relever ces défis.

L’enregistrement des bovins de boucherie canadiens est passé de 1 à 2,50 dollars par habitant dans la plupart des provinces, et environ 75 cents ont été alloués au conseil de recherche sur les bovins. La Stratégie nationale sur le bœuf du Canada expliquait pourquoi l’augmentation des retenues était nécessaire et comment elle serait investie. L’un des objectifs énoncés dans la stratégie était une augmentation de 15% de la demande de viande bovine, l’audit national de la qualité du bœuf jouant un rôle central dans la mesure des progrès et l’identification des possibilités d’améliorer la satisfaction des consommateurs. La vérification de la qualité du bœuf sera répétée sous le troisième groupe scientifique sur le bœuf, mais Agriculture et Agroalimentaire Canada a indiqué que les vérifications futures ne seraient pas admissibles au financement des grappes après 2023. l’audit national de la qualité du bœuf à l’avenir,

La grappe de recherche sur le bœuf est financée par le Canadian Beef Cattle Checkout et Agriculture et Agroalimentaire Canada, avec des contributions additionnelles des groupes de l’industrie du bœuf et des gouvernements provinciaux pour faire progresser la recherche et le transfert de technologie. du bœuf, du bétail et de la génétique sains et de haute qualité.

Source : https://www.canadiancattlemen.ca/2018/09/10/what-we-learned-from-the-canada-beef-quality-audi

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