Canadian Cattlemen – Analyse des marchés

//  26 mai 2017  //  Analyses de marché, Marchés  //  Commentaires fermés

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Les parcs d’engraissement de l’ouest remontent la pente

Publié: 23 mai 2017

Selon l’enquête démographique annuelle de Canfax sur les parcs d’engraissement en Alberta et en Saskatchewan avec une capacité minimale de 1000 têtes, le secteur de l’engraissement dans l’Ouest est de nouveau en croissance.

Depuis le 1er janvier 2017, il y avait 158 parcs d’engraissement de cette taille sur la liste de Canfax, soit huit lots de finition de plus par rapport à l’année dernière. En conséquence, la capacité totale des mangeoires dans les deux provinces a augmenté de 1 505 places, soit un total de 1 421 950 têtes.

(Traduction libre de Mylène Noël)

Dans l’enquête, le nombre de propriétaires de parcs d’engraissement a grimpé à 133 par rapport à 127 en 2016.

Il s’agit de la deuxième année consécutive où une petite augmentation a été enregistrée dans le sondage annuel, même si la capacité totale est encore 19% inférieure à l’année de pointe de 2008.

La capacité de finition de l’Alberta a chuté de 10 950 têtes, la province étant à 1 327 950 têtes. Il s’agit encore de 93,3 pour cent du total de l’Ouest mais c’est aussi la capacité la plus faible pour la province depuis que cette enquête a commencé en 2000.

Les résultats du sondage ont été un peu surprenants après la décision des propriétaires de Western Feedlots Ltd. de cesser d’acheter des bovins l’année dernière. Brian Perillat, analyste principal de Canfax, affirme que le lot Strathmore a été fermé avant le 1er janvier 2016, de sorte que la perte sur un an de Western n’était qu’un lot. Un troisième lot avait encore du bétail en engraissement au début de cette année.

« Au cours de la dernière année, il y a eu une petite recrudescence des parcs d’engraissement de petite à moyenne taille inférieures à 10 000 têtes qui avaient précédemment changé pour de la semi-finition en 2013-2015, mais qui, maintenant, terminent une plus grande partie de leur bétail », a déclaré Perillat en rapportant les résultats de l’enquête annuelle.

Pour la troisième année consécutive, la Saskatchewan a également enregistré une augmentation de la capacité de finition, sa capacité ayant augmenté de 15 p. 100 pour une capacité totale de 94 000 têtes.

L’enquête porte également sur certains aspects opérationnels et Perillat affirme que les taux de rotation des parcs d’engraissement de toutes tailles ont en général diminué depuis 2014.

« Cela pourrait être en partie lié au fait que les bovins sont maintenus en engraissement plus longtemps et qu’ils sont engraissés à des poids plus lourds. Aussi, il y a peut-être plus de veaux qu vont directement aux parcs d’engraissement étant donné que le nombre de bovins canadiens a diminué et que les approvisionnements en yearling d’automne se sont resserrés », dit-il.

Pour l’analyste de l’industrie, Kevin Grier, la question la plus intéressante est de savoir ce qui arrivera au secteur de l’engraissement cette année.

Dans l’édition du 3 avril de son rapport sur le marché canadien des bovins, Grier note que la liquidation de Western’s High River dans quelques mois retirera 32 000 têtes de la capacité totale de l’Alberta. Est-ce qu’il y aura suffisamment de petits ou moyens lots de semi-finition qui se convertiront ou augmenteront leur capacité de finition au cours de l’année pour compenser cette perte?

La réponse réside probablement dans la rentabilité des parcs d’engraissement en 2017. Après avoir perdu plus de 200 $ par tête l’année dernière, il indique que 2017 a apporté un changement qui a été bienvenu aux opérateurs d’approvisionnement de l’Ouest en fonction des données de Canfax qui ont déclaré des bénéfices annuels de 200 $ par tête en Janvier et février, et bien au-dessus de 300 $ en mars.

« En ce qui concerne les bénéfices projetés, le message redevient négatif à nouveau », explique Grier en indiquant les modèles Canfax Trends qui montrent de l’encre rouge sur les bovins d’un an en juin et de grandes pertes sur les quelques veaux placés dans la première partie de cette année.

« Le message global est que l’image financière des parcs d’engraissement au cours des deux dernières années, ainsi que cette année, n’inspire pas confiance pour une expansion », dit-il.

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Feedlots bounce back in the West

By Staff

Published: May 23, 2017

The feedlot sector in the West is growing again, according to the Canfax annual demographic survey of finishing feedlots in Alberta and Saskatchewan with a minimum one-time bunk capacity of 1,000 head.

As of January 1, 2017, there were 158 feedlots of that size on the Canfax list, which translates to eight more finishing lots than last year. As a consequence, the total bunk capacity in the two provinces has grown by 1,550 spots to a total of 1,421,950 head.

The number of feedlot owners in the survey climbed to 133 from 127 in 2016.

This is the second consecutive year that a small increase has been recorded in the annual survey, although the total capacity is still 19 per cent below the peak year of 2008.

Alberta’s finishing capacity dropped by 10,950 head leaving bunk space for the province at 1,327,950 head. This is still 93.3 per cent of the western total but is also the lowest capacity for the province since this survey was first taken in 2000.

The survey results came as a bit of a surprise following the decision by the owners of Western Feedlots Ltd. to stop buying cattle last year. Canfax senior analyst Brian Perillat says the Strathmore lot was closed before January 1, 2016, so the year-over-year loss from Western was only the one lot. A third lot still had cattle on feed at the start of this year.

“Over the past year there has been a small resurgence of small to mid-size feedlots under 10,000 head that had previously switched to background in 2013-15 but are now finishing a larger portion of their cattle,” wrote Perillat in reporting the results of the annual survey.

For the third year in a row Saskatchewan also recorded an increase in finishing capacity with its onetime capacity going up by 15 per cent for a total capacity of 94,000 head.

The survey also covers some operational aspects as well, and Perillat says turn rates have generally been declining since 2014 for feedlots of all sizes.

“This could be partly related to feeding cattle longer and growing them larger, as well as possibly more calves going directly to feedlots as Canadian cattle numbers have declined, and fall yearling supplies have tightened,” he says.

For industry analyst Kevin Grier the more interesting question is what will happen to the feedlot sector this year.

In the April 3 edition of his Canadian Cattle Market Report, Grier notes the winding down of Western’s High River in a few months will remove 32,000 head from Alberta’s total capacity. Will enough smaller- to medium-sized backgrounding lots convert or expand their finishing capacity during the year to make up for this loss?

The answer will probably lie with the profitability of feedlots in 2017. After losing more than an average of $200 per head last year, he says 2017 brought a welcome change to western feedlot operators based on Canfax data which reported annual profits of $200 per head in January and February, and well over $300 in March.

“Looking at projected profits, however, the message turns negative again,” says Grier pointing to Canfax Trends models that show red ink on yearling steers in June and big losses on the few calves placed in the first part of this year.

“The overall message is that the feedlot financial picture over the last couple of years, as well as this year, does not inspire confidence in expansion,” he says.

 

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