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//  25 mai 2017  //  Marchés, Vache/veau et Approvisionnement veau  //  Commentaires fermés

Reynold_Bergen_BCRC

Publié le 15 mai 2017 par Beef Research2

Cet article écrit par Dr. Reynold Bergen, directeur des sciences du BCRC.

Mis à part l’assurance des prix (dans les provinces où elle est disponible), les producteurs de veaux ne peuvent pas faire grand-chose pour contrôler le prix qu’ils reçoivent pour leurs veaux, de sorte que gérer les coûts des intrants est souvent la plus grande façon d’améliorer la rentabilité. Le Centre de développement de l’ouest du bœuf (Western Beef Development Center) a constaté que les coûts de production annuels diffèrent d’au moins 100 $ par vache entre le groupe de 25% des producteurs ayant les coûts les plus bas et le producteur moyen. Un rapport du Québec de 2015 a révélé une différence de 79 $ par vache par année entre un groupe d’opérations vache-veau ayant la plus grande marge et la moyenne. À l’Î.-P.-É., le coût de production annuel entre le groupe 10% d’opérations ayant les coûts les plus élevés et celui de 10% ayant les coûts les moins élevés variait de 660 $ par vache.

(Traduction libre de Mylène Noël)

Lors de l’ESB, des temps difficiles exigeaient des mesures drastiques et les coûts des intrants ont souvent été coupés autant que possible. Mais ce n’est peut-être pas la meilleure stratégie pour les conditions plus normales d’aujourd’hui. Si ce n’est pas fait avec soin, réduire les intrants peut nuire à la rentabilité.

Les aliments pour animaux sont responsables des coûts les plus élevés, dont les terres, le carburant, les semences et les engrais à établir, cultiver, gérer et pâturer ou récolter les pâturages ou les aliments d’hiver. Les investissements pour augmenter le rendement et / ou la qualité des fourrages et des aliments pour animaux, par une gestion appropriée des pâturages (Ex. pâturage intensif ou rotatif), l’agronomie (par exemple, la sélection des cultures et des variétés, les dates d’ensemencement, la fertilisation, les pratiques de lutte contre les mauvaises herbes et les dates de récolte) peuvent aider à réduire les besoins en terres en augmentant considérablement la capacité de charge. Si on cultive plus de fourrage par acre, cela signifie qu’il faudra moins d’acres pour chaque vache ou que l’on peut élever plus de paires vache-veau sur une même superficie de terre.

L’utilisation la plus efficace possible des ressources fourragères et des aliments pour animaux grâce au pâturage prolongé (le cas échéant), aux tests d’alimentation et aux suppléments appropriés sont d’autres exemples où l’augmentation des coûts dans un secteur est compensée par des coûts globaux moins élevés. Les besoins en aliments pour animaux sont plus élevés dans les systèmes de pâturage étendu, en partie parce que les vaches ont besoin de plus d’aliments lorsqu’elles sont hivernées sur des pâturages que lorsqu’elles sont nourries en confinement, mais le coût global par vache par jour diminue dans de nombreux cas en raison des économies de main-d’œuvre, de matériel et de carburant. Mais même dans ce cas-là, les économies de coûts d’aliments avec un pâturage prolongé mal géré peuvent entraîner une rentabilité globale plus faible si les besoins nutritionnels de la vache ne sont pas satisfaits. La réduction des coûts des aliments pour animaux doit être équilibrée pour s’assurer que la vache reçoive toujours la nutrition dont elle a besoin pour passer l’hiver en bonne condition physique, donner naissance à un veau vivant, fournir à ce veau un colostrum de haute qualité et pour que le veau ait un poids acceptable au sevrage, ceci tout en étant réaccouplée dans les 60 jours suivant le vêlage pour maintenir un intervalle de vêlage de 365 jours. Si la qualité du fourrage non coupé, des andains ou des balles est inférieure à celle prévue et que les vaches perdent de l’état corporel pendant l’hiver, elles peuvent entrer dans la saison de vêlage dans un état de maigreur, avoir plus de problèmes de vêlage, prendre plus de temps à se reproduire et sevrer des veaux plus légers l’année d’après. C’est un problème particulier aux génisses de premier veau et aux jeunes vaches qui continuent de croître pendant leur grossesse et pendant qu’elles élèvent leurs veaux, de sorte que leurs besoins nutritionnels sont particulièrement élevés. Ne pas satisfaire aux besoins nutritionnels des vaches augmentera considérablement d’avoir une gestation suivante tardive ou pas de gestation du tout et cela augmentera les chances qu’elles soient abattues longtemps avant que les veaux qu’elles ont sevrés aient couvert leurs coûts d’achat ou de développement. Dépenser de l’argent sur un test des aliments et utiliser cette information pour compléter de manière appropriée les protéines, l’énergie et les minéraux aidera à éviter ce risque.

En plus, il existe des différences génétiques entre les animaux. Certaines vaches peuvent passer l’hiver avec moins de nourriture que d’autres tout en conservant l’état corporel et redevenant gestante avec succès. Parfois, ce sont des vaches plus petites qui élèvent des veaux plus petits qui seront peut-être réduits sur le marché. Mais il existe des vaches qui digèrent et métabolisent leurs aliments plus efficacement que d’autres. Cela signifie que deux vaches de même race et taille peuvent toutes deux maintenir un bon poids et un bon état corporel, élever et sevrer des veaux de taille similaire année après année, mais qu’une des deux aura besoin de beaucoup plus d’aliments par an que l’autre. Avec le temps, les outils génétiques peuvent être assez raffinés pour identifier avec précision ces différences dans les vaches commerciales.

Vous pouvez en savoir plus à ce sujet à la session Bov-Innovation lors de la conférence de l’industrie canadienne du boeuf de 2017 à Calgary (du 15 au 17 août). Bov-Innovation présentera à nouveau des conférences de chercheurs, associés à des producteurs de boeuf, présentant quelques éléments de base, ainsi que les dernières recommandations scientifiques et conseils pratiques sur un éventail de sujets de la production. Parmi les présentateurs, il y aura Matt Spangler (Université du Nebraska-Lincoln) qui parlera d’outils de sélection génomique pour les troupeaux commerciaux. John McKinnon (Université de la Saskatchewan) parlera de moyens économiques pour traiter les grains pour animaux contaminés par les mycotoxines. Kathy Larson, du Western Beef Development Center, discutera des considérations économiques lors de la sélection des génisses de remplacement. Il y aura aussi un autre conférencier (à communiquer) qui parlera de questions concernant la gestion critique de la santé et de la nutrition animale essentielle pour parvenir à un intervalle de vêlage de 365 jours. Nous espérons vous y voir!

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Making Dollars out of Sense

Posted on May 15, 2017 by Beef Research2

This article written by Dr. Reynold Bergen, BCRC Science Director.

Aside from price insurance (in provinces where it is available), cow-calf producers can’t do much to control the price they receive for their calves, so managing input costs is often the biggest opportunity to improve profitability. The Western Beef Development Center has found that annual production costs differ by at least $100 per cow between the 25% lowest cost producers and the average producer. A 2015 Quebec report found a $79 per cow per year difference between a group of cow-calf operations with the highest margin and the average. In PEI, annual cost of production between the 10% highest and lowest cost operations differed by $660 per cow.

During BSE, drastic times called for drastic measures, and input costs were often cut as much as possible. But this may not be the best strategy for today’s more normal conditions. If it’s not done carefully, reducing inputs can harm profitability.

Feed is responsible for the biggest costs, including land, fuel, seed, and fertilizer to establish, grow, manage and graze or harvest pasture or winter feed. Investments to increase forage and feed yield and/or quality, through appropriate pasture management (e.g. intensive or rotational grazing), agronomy (e.g. crop and variety selection, seeding dates, fertilization, weed control practices and harvest dates) can help reduce land base requirements by greatly increasing carrying capacity. Growing more forage per acre means that fewer acres are needed for each cow, or that more cow-calf pairs can be raised on the same land base.

Using feed and forage resources as efficiently as possible through extended grazing (where appropriate), feed testing and appropriate supplementation are other examples where increased costs in one area are offset by lower overall costs. Feed requirements are higher in extended grazing systems, partly because cows need more feed when wintered on pasture than when they are fed in confinement, but overall cost per cow per day ends up lower in many cases due to labor, equipment and fuel savings. But even here, feed cost savings with poorly managed extended winter grazing can result in lower overall profitability if the cow’s nutritional requirements are not met. Reducing feed costs needs to be balanced with ensuring that the cow still receives the nutrition she needs to get through the winter in good body condition, give birth to a live, healthy calf, provide it with high quality colostrum, and wean it at an acceptable weight, all while rebreeding within 60 days of calving to maintain a 365 day calving interval. If standing forage, swath or bale quality is lower than assumed and cows lose body condition during the winter, they may enter the calving season in thin condition, have more trouble calving, rebreed later, and wean lighter calves next year. This is a particular concern with first calf heifers and young cows that are still growing while they are pregnant and raising their calves, so their nutritional requirements are particularly high. Failing to meet the cows nutritional requirements will greatly increase the risk that they will rebreed late or not at all, and increase the chances that they will be culled long before the calves they weaned have covered their purchase or development costs. Spending money on a feed test, and using that information to appropriately supplement protein, energy and minerals will help avoid that risk.

On top of this, there are genetic differences between animals; some cows can winter on less feed than others while still maintaining body condition and rebreeding successfully. Sometimes these may be smaller cows that wean smaller calves that may be discounted in the marketplace. But there are some cattle that really do digest and metabolize their feed more efficiently than others. This means that two cows of the same breed and size may maintain their body weight and condition equally well, and raise and wean similarly-sized calves year after year, but with one needing considerably more feed per year than the other. In time, genetic tools may become refined enough to accurately identify these differences in commercial cows.

You can hear more about this at the Bov-Innovation session at the 2017 Canadian Beef Industry Conference in Calgary (August 15-17). Bov-Innovation will again feature talks from researchers, paired with beef producers, presenting some basics as well as the latest science-based recommendations and practical production tips on a range of topics. Presenters will include Matt Spangler (University of Nebraska-Lincoln) speaking about genomic selection tools for commercial herds. John McKinnon (University of Saskatchewan) will talk about economical ways to deal with mycotoxin contaminated feed grain. The Western Beef Development Centre’s Kathy Larson will discuss economic considerations when selecting replacement heifers alongside a speaker (to be announced) who will talk about the critical animal health and nutritional management considerations essential to achieving a 365-day calving interval. We hope to see you there!

 

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