Amélioration des conditions en vue pour les pâturages canadiens

//  6 novembre 2018  //  Nutrition  //  Commentaires fermés

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Les pâturages et les cultures fourragères à l’échelle du pays ont été confrontés à des conditions pour le moins extrêmes au cours de la dernière année.

Les conditions de sécheresse prolongée qui ont affligé les Prairies et le Québec au cours du printemps et de l’été derniers ont entraîné une croissance inégale dans de nombreux pâturages et ont réduit les rendements en fourrage, ce qui se traduit par une flambée des prix du foin.

 Tiré de Financement Agricole du Canada – par Craig Lester –  Publié le 25 octobre 2018

Pour couronner la saison de croissance, les Prairies ont reçu de la neige et de la pluie, ce qui a aggravé l’état des cultures, tandis que le Québec et les Maritimes ont été sous l’emprise de l’humidité.

Cedric MacLeod, directeur général de l’Association canadienne pour les plantes fourragères et producteur agricole du Nouveau-Brunswick, indique que si la neige et la pluie ont porté atteinte aux cultures fourragères, elles ont donné un coup de pouce aux pâturages.

« À cette période-ci, les précipitations et le rétablissement des réserves d’humidité du sol sont très importants parce que nous voulons être prêts pour le printemps prochain », dit M. MacLeod.

Montée en flèche des prix du foin

Les conditions ont été si sèches en Alberta l’été dernier, selon Harry Brook, spécialiste des cultures au ministère de l’Agriculture de l’Alberta, que les prix du foin ont grimpé en flèche, si bien que pour certains éleveurs, il était vain de garder des bovins.

«Les prix demandés sont astronomiques, mais les gens qui tirent leur subsistance de l’élevage de bovins ne sont pas prêts à payer plus qu’un certain montant», dit M. Brook.

Pour certains, la vente de bovins était préférable.

En Saskatchewan, les conditions ont varié de sèches dans l’Ouest à très humides dans le Nord-Est. Terry Kowalchuk, spécialiste du fourrage au ministère de l’Agriculture de la Saskatchewan, indique que les écarts entre les différentes régions de la province se répercutent sur les prix du foin.

«Les prix du foin varieraient d’aussi peu que 40 $ la tonne dans le Nord-Est, où les stocks étaient abondants, à 200 $, voire 250 $ la tonne dans les régions touchées par la sécheresse», indique M. Kowalchuk.

Des bovins auraient aussi été commercialisés hâtivement en raison du coût élevé de l’alimentation, ajoute Glenn Friesen, spécialiste du développement de l’industrie de la province du Manitoba.

«Les éleveurs sont incertains des retombées économiques, ce qui explique pourquoi les ventes d’animaux se poursuivent», indique M. Friesen. Il souligne toutefois que si les conditions arides ont porté un dur coup aux pâturages, les pratiques de gestion des producteurs se sont nettement améliorées, ce qui les aide à surmonter plus facilement les conditions défavorables.

En conclusion

Les conditions enregistrées durant l’été ont peut-être entraîné la liquidation de certains troupeaux dans les Prairies et dans l’Est du Canada en raison de l’assèchement des pâturages et de la flambée des prix du foin. Toutefois, les récentes chutes de pluie et de neige ont contribué à ramener les réserves d’humidité à des niveaux satisfaisants.

Source : https://www.fcc-fac.ca/fr/ag-knowledge/knowledge/better-conditions-ahead-for-canadian-pastures.html

 

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