Alltech – La durabilité ACE – Partie IV – Une architecture pour les idées

//  6 février 2018  //  Chronique Alltech, Nutrition  //  Aucun commentaire

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Alltech_ACE_Partie_4-1Dans l’avenir, l’engagement d’Alltech envers son principe ACE se manifestera notamment par l’élaboration de manières d’améliorer naturellement la résistance aux maladies, la santé reproductive et le confort global du bétail à l’aide de nouveaux aliments et ingrédients et de pratiques de gestion des nutriments plus précises.

Dans la présente série, nous avons examiné les nombreuses manières dont Alltech a exploité la bioscience dans le cadre de son principe ACE pour concilier rentabilité des producteurs et impacts de l’agriculture. Et ce, dans un contexte de population mondiale grandissante et de préoccupations croissantes à propos de notre gérance de l’environnement. La quatrième partie conclut la série avec un aperçu du principe ACE : comment il est né, ce qu’il a inspiré et comment il transporte l’entreprise vers l’avenir.

Le hasard fait bien les choses, et parfois dans une simple phrase. Prenons l’exemple de l’origine du principe ACE d’Alltech, l’architecture d’un cadre de recherche et de développement qui s’est matérialisée dans l’esprit du fondateur de l’entreprise Pearse Lyons alors qu’il parcourait le monde il y a près de 30 ans.

Alltech_Pearse_LyonsM. Pearse Lyons, président et fondateur d’Alltech

« Nous discutions à propos des choses que nous faisions, des produits que nous développions et du mouvement contre les antibiotiques », se souvient M. Lyons. « Le professeur Archimede Mordenti, de l’université de Bologne, qui est malheureusement décédé, présidait une réunion en Italie. Il a dit “Je ne sais pas si vous vous en rendez compte, mais vous décrivez une entreprise qui sera respectueuse des animaux, des consommateurs et de l’environnement.” Il pouvait voir la direction que nous empruntions avant nous-mêmes. »

Depuis, « ACE » est devenu profondément ancré dans l’ADN d’Alltech, il nous guide et nous rappelle que les gammes de produits, programmes et concepts de l’entreprise doivent être bénéfiques pour l’animal, le consommateur et l’environnement.

C’est toute une commande, et il a fallu un certain temps avant que les priorités de l’industrie agricole prennent aussi l’orientation d’une telle philosophie plus holistique.

« ACE n’a pas été populaire auprès des producteurs d’animaux lorsqu’il a d’abord été présenté au symposium d’Alltech en 1989 par le professeur Mordenti », affirme Aidan Connolly, chef de l’innovation et vice-président des comptes d’entreprise d’Alltech. « La plupart d’entre eux croyaient que la production animale ne devrait être axée que sur la disponibilité, l’accessibilité et la salubrité de la nourriture. L’industrie a vraiment parcouru un chemin incroyable. »

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M. Aidan Connolly, vice-président et chef de l’innovation

La vision d’Alltech était effectivement quelque peu radicale à l’époque alors que l’application de produits chimiques et d’antibiotiques était prédominante dans l’approche aux problèmes qui entravaient la productivité en agriculture.

« M. Lyons a décidé dès le départ que son approche de nutrition pour les animaux destinés à l’alimentation ne serait pas basée sur les produits chimiques ni les antibiotiques », ajoute Kate Jacques, directrice de la nutrition d’Alltech. « L’entreprise allait verser de l’argent en recherche pour trouver de nouvelles manières de s’attaquer aux problèmes. Il y a 30 ans, c’était une idée très radicale. Nous avons dû mettre les efforts pour la faire reconnaître. »

« Nous étions à contre-courant », se rappelle M. Lyons. « En fait, à quelques occasions, lorsque nous avons décerné des prix à des gens qui avaient fait une percée, l’industrie a mal réagi et nous avons perdu des clients. Cependant, nous sommes restés sur nos positions et, à l’heure actuelle, nous comptons par milliards les poulets et les porcs dans le programme sans antibiotiques d’Alltech partout dans le monde. »

Base scientifique

La science à l’appui de la durabilité est le fondement du principe ACE. Mais, au tout début, la résistance de l’industrie à l’idée n’était pas le seul obstacle que l’entreprise a dû surmonter.

« Nous démarrions une entreprise au Kentucky, et personne n’avait les connaissances spécialisées dans les domaines que nous allions explorer », déclare M. Lyons. « Alors nous n’avons eu d’autre choix que de former notre propre équipe, et nous l’avons fait à l’aide de nos programmes de maîtrise et de doctorat. »

« Nous sommes très fiers du fait que plus de 260 personnes ont obtenu leur diplôme de maîtrise et de doctorat avec nous », renchérit-il. « Nous payons les deux tiers de la facture, et les étudiants paient le tiers restant. Lorsqu’ils finissent leur programme, nous leur payons le tiers qu’ils ont déboursé, plus un autre tiers. C’est en réinvestissant dans l’éducation que nous avons pu construire notre entreprise. »

Une architecture pour les idées

La création de telles possibilités d’instruction et d’avancement de carrière a incité des professionnels dévoués et hautement éduqués à venir travailler dans la structure ACE. Leurs innovations ont permis à Alltech d’offrir une gamme de solutions de rechange durables à l’utilisation de produits chimiques et d’antibiotiques en agriculture.

Parmi les premiers produits dans le portefeuille de l’entreprise, on retrouve Sel-Plex, la forme brevetée de levure de sélénium d’Alltech. Fabriquée de manière à imiter dame nature, cette forme est mieux absorbée, stockée et utilisée par l’animal que le sélénium inorganique.

« Nous avons été les premiers à affirmer qu’il est possible de n’utiliser qu’un tiers des minéraux normalement requis s’ils sont intégrés dans la forme biologique appropriée », déclare M. Lyons. « En fait, vous verrez une diminution des deux tiers de la pollution et, par ailleurs, une amélioration de la performance de l’animal et de l’humain. »

Une étape charnière a été atteinte il y a 10 ans dans le travail d’Alltech en nutrigénomique, l’étude de l’interaction entre la nutrition et les gênes, particulièrement en ce qui a trait à la prévention ou au traitement de la maladie : les humains pourraient aussi bénéficier directement de la technologie minérale d’Alltech.

Les recherches ont permis de démontrer que lorsqu’il est offert aux animaux, le Sel-Plex modifie favorablement l’activité de certains chemins biologiques liés à plusieurs maladies humaines graves, notamment l’Alzheimer.

« Le regretté professeur Bill Markesbery du Centre sur le vieillissement Sanders-Brown de l’Université du Kentucky a observé qu’il existait une opportunité du côté humain pour les personnes souffrant d’Alzheimer », dit M. Lyons. « À la suite de son observation, nous avons lancé un programme de recherche pour trouver les ingrédients actifs. Nous voici aujourd’hui avec notre AT-001 (Sel-Plex) actuellement en phase II des études cliniques de la FDA pour l’Alzheimer. »

Modification du paradigme

Ces dernières années, l’industrie agricole s’est tournée vers des technologies rapidement émergentes et souvent révolutionnaires pour appuyer la production et la rentabilité tout en maintenant un environnement sain et en servant un consommateur de plus en plus averti et exigeant.

« Le principe ACE a longtemps servi de principale norme et force motrice pour la conception de toutes les nouvelles recherches, lignes de produits et applications », dit Karl Dawson, directeur scientifique d’Alltech. « Ça fait véritablement partie intégrante de la culture de recherche chez Alltech. Notre approche a toujours été d’utiliser les biotechnologies les plus récentes pour étudier, développer et appliquer des solutions naturelles à de nombreux problèmes qui limitent l’efficacité de la production agricole. »

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On parle ici notamment de la science de la nutrigénomique, de certains des outils les plus avancés en chimie moléculaire et analytique ainsi que de technologies de fermentation avant-gardistes.

Histoire de bananes au Costa Rica

Alltech Crop Science a entre autres fourni une solution non chimique à la cercosporiose noire, ou la maladie des raies noires, une maladie fongique qui assaillit les bananeraies du Costa Rica.

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M. Kyle McKinney examine les feuilles des bananiers à la recherche de signes de cercosporiose noire.

« Il est important pour le consommateur, et dans le cadre du principe ACE, de voir diminuer les intrants en agriculture », remarque Kyle McKinney, directeur du développement d’Alltech Crop Science pour l’Amérique centrale et les Caraïbes. « Les consommateurs veulent de la nourriture plus saine pour leurs familles. C’est la principale raison pour laquelle nous avons commencé le projet au Costa Rica, mais ça touche en réalité l’ensemble des activités d’Alltech Crop Science. »

En déployant le stimulant de microbiome du sol d’Alltech Soil-Set et le supplément nutritionnel pour les plantes Agro-Mos, M. McKinney et son équipe ont mis en œuvre une solution de rechange à la pratique d’épandage aérien de fongicides chimiques qui est respectueuse du consommateur et de l’environnement.

Dans l’intérêt d’une productivité éthique

La santé et le bien-être des animaux ont toujours été des éléments clés des stratégies de recherche et d’élaboration de produits d’Alltech.

« Le bien-être des animaux n’est pas seulement important en fonction de notre vision du traitement éthique du bétail, mais il se traduit également par des pratiques agricoles productives », dit M. Dawson. « Il en a résulté la mise sur pied de stratégies de compléments alimentaires à base d’ingrédients naturels et de produits de fermentation pour améliorer la santé et pour améliorer la nutrition. »

Les stratégies de nutrition animale d’Alltech sont conçues pour procurer des avantages à un large éventail d’espèces, des ruminants aux porcs et de la volaille au poisson, puis des cheveux aux animaux domestiques.

« Outre la simple diminution de la quantité de polluant comme le méthane provenant d’un animal, nous nous penchons sur l’efficacité avec laquelle ces animaux produisent de la nourriture pour les humains », affirme la gestionnaire de projets de recherche d’Alltech Amanda Gehman. « Si nous pouvons avoir un animal efficace, cet animal est par nature un animal plus viable sur le plan environnemental. »

Une usine d’Alltech à Winchester, au Kentucky, acquise en 2010, est devenue l’un des plus importants sites de production commerciale d’algues au monde. Le travail qui y est effectué a pour objet la pression sur la pêche sauvage visant à fournir de l’huile et de la farine de poisson à l’industrie mondiale croissante de l’aquaculture. En conséquence de la surpêche, une grande partie de l’industrie de la pêche sauvage se retrouve au bord de l’effondrement.

« Nous croyons que notre algue est une véritable solution qui diminuera la dépendance à l’huile de poisson tout en augmentant la quantité d’ADH disponible pour les poissons d’élevage et, ultimement, les consommateurs », déclare Jorge Arias, directeur mondial de l’aquaculture d’Alltech.

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Le nouveau Alltech Coppens Aqua Centre aux Pays-Bas a pour but de livrer de nouvelles technologies, notamment des algues, en vue d’atteindre une augmentation de l’efficacité et de la durabilité.

Depuis qu’elle s’est jointe à Alltech en 2016, Coppens International, une entreprise de solutions alimentaires pour poissons aux Pays-Bas, a collaboré avec les équipes de recherche d’Alltech pour présenter plusieurs nouveaux produits à base d’algues contenant des technologies novatrices comme ForPlus, un substitut à l’huile de poisson durable dérivé d’algues qui fournit des taux élevés d’ADH.

Souci pour le bien-être du consommateur

Mais pourquoi une entreprise d’alimentation animale s’intéresserait-elle à assurer un niveau élevé d’ADH?

Les régimes occidentaux ont des niveaux nettement insuffisants de cet acide gras oméga 3, qui est un composant structurel principal du cerveau, du cortex cérébral, de la peau et de la rétine chez l’humain. Pourtant, les vertébrés ne produisent pas d’ADH, alors ils doivent en consommer dans leur alimentation.

« Ce que nous faisons avec notre programme d’enrichissement en ADH est de rendre les acides gras oméga-3 facilement accessibles au consommateur en les ajoutant aux produits alimentaires qu’ils aiment déjà consommer, qu’ils achètent déjà, qu’ils savent déjà comment préparer, qui sont relativement abordables et qui sont pratiques », explique Nikki Putman, diététiste accréditée et spécialiste de solutions nutritionnelles d’Alltech. « Donc, le poulet, les œufs, les produits laitiers, le bœuf, le bacon – nous pouvons mettre de l’ADH dans tous ces produits alimentaires. »

Où tout cela mènera-t-il?

Alltech continue d’investir dans des approches naturelles à la production agricole. Au cours de la dernière décennie, guidée par son « étoile polaire » ACE, l’entreprise a adopté une multitude de nouvelles technologies scientifiques pouvant être utilisées comme outils pour améliorer la compréhension des aliments pour animaux et de la gestion des aliments pour animaux.

En tant que directeur scientifique d’Alltech, M. Dawson envisage la mise au point de manières d’améliorer naturellement la résistance aux maladies, la santé reproductive et le confort global du bétail à l’aide de nouveaux aliments et ingrédients et de pratiques de gestion des nutriments plus précises.

M. Connolly, toujours soucieux de faire le lien entre la ferme et la table, prévoit une augmentation de la demande des consommateurs pour des produits qui sont propres, et en accord avec leurs valeurs, aspirations, éthiques et attentes.

« En fait, ça correspond au principe ACE », dit-il. « Le développement de nouvelles stratégies d’Alltech pour permettre aux agriculteurs de retirer les hormones de la production de bœuf, les antibiotiques de tous les types d’aliments pour volaille ou porc, afin d’aider à diminuer les maladies virales ou à éviter les problèmes de parasites comme le pou du poisson, toutes ces stratégies sont respectueuses de l’animal, acceptables aux yeux du consommateur et n’affectent pas négativement l’environnement. »
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